Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le grand public est-il prêt à ouvrir enfin les yeux sur 30 ans de mensonges médiatiques ?

2329 lectures

[Courriel reçu de Bertrand Roc, le 04 Mai 2023]

Je viens de terminer la lecture d’un des derniers ouvrages sur le meurtre de Ghislaine Marchal ; « Les évidences de l’affaire Omar Raddad » (Editions "Edilivre" - 2023) par Guy Penaud. Cet écrivain est par ailleurs commissaire de police honoraire, historien et auteur de plus d'une soixantaine d'ouvrages.

 

Alors que la défense d’Omar Raddad reste bien silencieuse après l’ordonnance d’irrecevabilité de la requête prononcée par la commission d'instruction de la cour de révision et de réexamen en octobre dernier ; il semble aujourd’hui bien plus facile de prendre fait et cause pour la partie civile dans cette affaire. Le grand public, dont 63% restent encore persuadé de l’innocence d’Omar Raddad, serait-il prêt à ouvrir enfin les yeux sur 30 ans de mensonges médiatiques ?

C’est sans doute l’avis de Guy Penaud, qui écrit ici un ouvrage plaisant à lire, au style qui tranche avec le côté rébarbatif du jargon judiciaire, en suivant la chronologie des évènements avec des mots simples.

Les évidences de la culpabilité d’Omar Raddad sont énoncées les unes après les autres, et quand bien même de nombreux détails et analyses sont passés aux oubliettes ; le lecteur qui n’aura suivi cette affaire que par le prisme des journalistes au relais de la défense du condamné, pourra vite comprendre qu’il n’avait pas les bonnes cartes en main pour se forger une opinion.

On regrettera cependant dans cet ouvrage les longs passages paraphrasés des décisions de justice que les passionnés par cette affaire auront déjà lus, entre autres, dans l’ouvrage de Georges Cenci pour les plus anciennes, mais surtout sur son site internet pour les plus récentes.

Guy Penaud propose au profane de prendre connaissance de la vérité en 1h30 de lecture, et c’est alléchant à une époque où le public ne prend plus le temps de s’informer autrement que via les réseaux sociaux bien plus soucieux du nombre de « like » que de la vérité des faits.

 

Georges Cenci

Administrateur : Georges Cenci

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Marjenka2 Marjenka2 ·  12 mai 2023, 14:53

Les fans imbéciles des escrocs médiatiques que nous connaissons pourront ils être miraculeusement éclairés par la grâce ? J'en doute fort ! Car j'en connais de gratinés !!!!

Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet

No attachment



À Voir Également

Parole de chroniqueur judiciaire à "L'Aurore"

Commentaire reçu de Manuel Gomez-Brufal, auteur du livre "Assassins" (2002) ; sur la page Facebook de "Omar l'a tuée" ​ Le célèbre avocat, Maître Henri Leclerc, vient de publier ses mémoires dans un livre intitulé « La parole et l’action », un livre remarquable. Mais je laisse la parole à Philippe Bilger : « Je l’ai dévoré en un trait de temps, à la fois lecteur passionné et d’une certaine manière encore acteur impliqué. » Le magistrat que fut Philippe Bilger avoue avoir ressenti une satisfaction toute particulière en lisant l’appréciation, sans fard ni circonvolutions, de Me Leclerc sur l’évidente culpabilité, pour lui, d’Omar Raddad.

Lire la suite

Approximations et interprétations

[Courriel reçu le 08 Mars 2022 de Marc Ghigou, ancien journaliste PQR] Dans son livre « Affaire Raddad, le vrai coupable » (Ed. L’Archipel), Guy HUGNET publie, à la page 192, la reproduction de l’une des grilles de mots fléchés remplies par Ghislaine Marchal. Pièces à conviction ayant servi aux experts pour confirmer que la forme des lettres de sang manuscrites sur les deux portes de La Chamade correspondait bien à celle des lettres inscrites dans ces grilles. Cela n’a pas été suffisamment convainquant pour certains qui n’ont jamais pu admettre que Ghislaine Marchal ait été capable de commettre cette fameuse faute d’accord : « OMAR M’A TUER ». Cela, bien que l’enquête et l’instruction aient démontré et prouvé que la victime pouvait être familière de cette erreur de syntaxe, par ailleurs assez répandue dans la population.  

Lire la suite