Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Les clés de la cave

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Courriel reçu le 25 juillet 2018, de "Peyret".

Bonjour,  je m'intéresse beaucoup à cette affaire et je voulais une petite précision sur la clé (ou les clés) de la porte de la cave. Vu que la cave était fermée à clé  je me demandais  si la clé avait été reposée par le (ou les) criminel(s) ou bien si une deuxième clé a été utilisée pour ouvrir lors de la découverte du corp.

Merci d'avance si vous avez le temps de répondre.

 

 

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Bonjour.

Je donne suite à votre demande qui comporte deux questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre précisément

L'enquête a démontré que la porte métallique de la cave donnant accès au sous-sol était toujours fermée à clef. Nous avions entendu les artisans qui, pour les besoins de la maintenance, devaient s'y rendre. Pour ce faire ils devaient demander puis restituer la clef à Mme Marchal (cf. OMAR L'A TUEE Vérité et manipulations d'opinions)

Il faut noter que nous avions établi un inventaire de toutes les clefs de La Chamade. Ce décompte démontrait qu'aucune issue n'était pourvue du même nombre de clefs.

Les premiers intervenants ont constaté que la porte métallique était fermée, sans clef sur la serrure. Lors de la fouille de la maison les gendarmes découvraient une boîte à cigares dans laquelle se trouvaient de nombreuses clefs dont une portant une étiquette où était inscrit : chaufferie.

C'est cette clef qui allaient permettre aux gendarmes d'ouvrir la porte pour ensuite pénétrer dans la cave.

La découverte que j'ai qualifiée d’insolite d'une clef de la porte métallique dans un local en haut de l'escalier, suspendue sous un taille-haie, semble démontrer deux choses : que le taille-haie est vraisemblablement une des armes du crime et que le meurtrier, après son crime, a verrouillé la porte puis suspendu la clé et le taille-haie à cet emplacement.

Bien cordialement.

Georges Cenci.

 

Georges Cenci

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peyret peyret ·  23 août 2018, 21:19

merci pour votre réponse et merci pour les nombreuses pièces qui permettent vraiment d avoir un avis moins superficiel sur cette affaire !

Monique Monique ·  28 novembre 2018, 22:08

Bonsoir Monsieur Cenci,
Je reviens sur le taille-haie pendu à côté de la clé ; je me demande pourquoi avec l'avancée que nous connaissons dans la recherche et l'analyse des traces laissées sur divers éléments, celui-ci n'a pas fait l'objet d'une dernière expertise qui pourrait être demandé par l'avocat de la famille de la victime. Le résultat révélerait certainement la présence de l'ADN de Raddad, ainsi celà mettrait un terme aux élucubrations de cet assassin, de sa colonie d'avocats et d'une certaine presse. Il n'y a pas de raison que la bande pro-raddad demande à tour de bras de nouvelles analyses après toutes ces années sur des objets qui ne révéleront rien de nouveau, pendant que l'arme du crime comme la victime reste dans l'oubli pour les gens ayant subit l'endoctrinement du gourou Vergès.
Bien cordialement.
Monique

Georges Cenci Georges Cenci ·  30 novembre 2018, 15:16

Monique.
Le taille-haie était suspendu SUR la clé de la porte métallique donnant accès au sous-sol. Le taille-haie a produit de l'ADN qui n'excluait pas le sang humain alors que l'on aurait pu s'attendre à ce qu'il produise de l'ADN végétal. D'autre part 10 ng (c'est infinitésimal) d'ADN ont été extraits du blouson que portait Raddad au moment des faits. A l"époque, les experts n'avaient pu les codifier. Ce serait possible aujourd'hui avec les progrès de la science en la matière. La justice s'est prononcée au plus haut niveau ainsi que la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Les éléments à charge sont suffisamment nombreux et ont démontré la culpabilité pleine et entière de ce meurtrier.
Pourquoi la défense ne demande-t-elle pas cette expertise se cantonnant à rabâcher les ADN pouvant se trouver sur la ou les portes et le chevron qui ne pourront jamais être datés comme la cour de révision des condamnations pénales l'a précisé ? Trop dangereux pour elle que l'expertise démontre qu'il s'agit de l'ADN féminin... de Ghislaine Marchal ! Tout cela ne mènera à rien et la défense le sait pertinemment mais le dossier est tellement juteux... sauf pour le contribuable français !
Cordialement.

Camel Camel ·  01 janvier 2019, 14:24

Bonjour capitaine.

Que l'on retrouve 10 ng d'ADN de madame Marchal sur le veston de monsieur Raddad ne confirmera en rien sa culpabilité (un officier aussi expérimenté que vous le sait d'avance).

L'enquête de gendarmerie est une chose, les décisions de tribunaux en sont une autre.

Si l'on ne peut condamner sans preuve (les fameuses preuves qu'exigent cette fameuse opinion publique dont vous parlez), on constate qu'il n'y a pas de preuves.

Ni témoins, ni matériel.

On ne l'a pas vu rentrer chez lui; on n'a pas trouvé de trace de sang (y compris dans la maison), on n'a pas les billets; on ne l'a pas vu allée Saint-Barthélémy; on n'a entendu aucun vacarme vers midi ; on n'a pas de certitude sur l'arme, on ne l'a pas vu à la boulangerie, etc...

Pas de preuves.

MP MP ·  21 juillet 2019, 03:12

Bonjour,

Il est rappelé, dans les attendus du réquisitoire prononcé par l'Avocat Général près la Cour de Cassation lors de l'examen de la requête en révision que l'arme du crime n'a pas été retrouvée, ni lors des premières constations, ni lors de l'enquête ultérieure.

L'hypothèse de l'utilisation du taille-haie comme arme par destination, formulée par M. CENCI, pour intéressante et respectable qu'elle soit, n'a donc pas été retenue par l'institution judiciaire, suivant en cela l'analyse du légiste, le Dr. PAGE, pour lequel la nature des blessures par arme blanche infligées à Mme. Marchal ne correspond pas aux caractéristiques de l'outil concerné.

Par ailleurs, je trouve assez peu plausible qu'un meurtrier comme Raddad, que M. CENCI décrit comme "rusé" sur ce blog même, ait pris le risque de laisser sur les lieux (rangé à sa place dans le local à bois) un objet susceptible de porter des traces biologiques du crime qu'il venait tout juste de commettre.

Il est quand même assez rare qu'un meurtrier abandonne volontairement (ce serait le cas si Omar Raddad a rangé après la commission des faits l'outil à sa place) l'arme du crime dont il est l'auteur, alors qu'il lui est infiniment plus simple de la faire disparaître dans la première poubelle venue, ou au fond d'une crique...d'où elle a peu de chance de remonter pour révéler ses secrets intacts.

Je constate que la Justice, tout en reconnaissant la culpabilité d'omar Raddad dans le meurtre de Mme. Marchal, n'a pas cru devoir prêter crédit à cette hypothèse du taille-haie qui, d'ailleurs, n'apporte rien à l'accusation, la typologie d'arme blanche décrite par l'analyse médico-légale (lame à double tranchant de 15 à 20cm, large de 2cm au maximum, effilée...) n'offrant aucune particularité en rendant la possession impossible ou peu probable au meurtrier.

La critique de M. CENCI sur le caractère effilée de la lame, peu compatible avec l'aspect de la plaie au cou, restant par ailleurs parfaitement recevable.

La typologie décrite par l'analyse médico-légale est discutable, mais l'hypothèse de M. CENCI sur le taille-haie est non démontrée et peu probable.

Les traces biologiques décelées ne pouvant pas être liées à Mme. Marchal, leur présence n'apporte donc rien à l'accusation.

Cordialement,
MP

Gilles Gilles ·  26 septembre 2022, 17:29

Bonjour,
Je reviens sur la clef de cave retrouvée sous le taille haie et sur le fait que la porte d'entrée de la propriété soit fermée à clef;
Quelle est la clef utilisée par le meurtrier pour refermer la cave après son forfait? Celle trouvée dans la boite à cigare dans la maison ou celle trouvée sous le taille haie dans le local à bois? Si c'est celle dans le local a bois sous le taille haie, était ce l'endroit où elle était rangée habituellement? Si c'est le cas , seul un habitué des lieux pouvait le savoir et la ranger là. Pourquoi avoir pris soin de la ranger?
La porte de la propriété fermé indique que le meurtrier avait une clef ou qu'il a enjambé la clôture.
L'enquête a t elle apporté des réponses ou des suppositions à ces questions?

Bien cordialement

Gilles Gilles ·  27 septembre 2022, 11:20

Bonjour,
Pour faire suite à mon commentaire précédent et préciser les problèmes de clefs, pouvez vous nous indiquer si le cabanon au dessus de la cave où vous avez trouvé le taille haie et la clef de la cave était fermé à clefs lors de votre visite ou si cette porte n'était pas habituellement pas fermé à clef et qu'il n'y avait donc pas de clefs affecté à ce local?
Merci et milles excuses si ces questions ont dejà reçu une réponse que je n'aurais pas vu dans votre site.

Bien cordialement
.

Georges Cenci Georges Cenci ·  28 septembre 2022, 11:42

Bonjour Gilles.
Ghislaine Marchal lorsqu'elle décide de se rendre au sous-sol prend une des trois clés qui se trouvent dans la boîte à cigares, laquelle contient les clefs donnant accès à plusieurs issues. Après avoir ouvert la porte métallique, elle laisse la clé dans la serrure, pénètre dans le sous-sol et se rend au fond de cette pièce pour activer le système de régulation d'eau de la piscine.
Omar Raddad possédait la clé du portail lui permettant d'entrer dans la propriété. Après l'agression de Ghislaine Marchal, il ferme la porte du sous-sol à clé ; qu'il dépose où nous l'avons trouvée, suspendue à un clou dans le local à bois, sous un taille-haie.. L'information judiciaire a démontré que la porte du sous-sol était toujours fermée à clef ; que les intervenants devaient demander la clef à Mme Marchal et lui restituer à l'issue de leur prestation. D'autre part le local à bois n'était jamais fermé à clé. Le fait de retrouver cette clef sous le taille-haie est à mon avis insolite car toutes les personnes de l'environnement de Mme Marchal l'ignoraient.
J'espère avoir répondu à votre demande. Bien cordialement.

Gilles Gilles ·  29 septembre 2022, 13:01

Bonjour M.CENCI,
Merci pour vos réponses claires et précises. Effectivement cette clef sous la cisaille est insolite.
Voulait il se ménager la possibilité de revenir ?
Bien cordialement
Gilles

mickael mickael ·  26 septembre 2023, 16:25

bonjour monsieur cenci , combien de clé de la porte metallique de la cave y avait il ? merci.

Georges Cenci Georges Cenci ·  26 septembre 2023, 18:12

Mickaël.
Le procès-verbal officiel faisant le décompte des clefs de la résidence La Chamade répondra à votre question. Vous pouvez le télécharger en suivant ce lien
Bien cordialement.

Thomas Thomas ·  09 février 2024, 19:07

Bonjour Capitaine Cenci,
Après avoir dévoré votre remarquable livre qui a su répondre au fur et à mesure à toutes mes questions, je souhaiterais savoir s'il y avait réellement des fenêtres d'aération dans la cave à vin qui aurait pu être utilisées par le ou les auteurs éventuels pour quitter les lieux? C'est la journaliste Eve Livet qui soulève cette interrogation en expliquant que des maçons avaient été commandés pour transformer des aérations en véritables fenêtres ajoutant en outre qu'aucune description de la cave à vin ni transport dans celle-ci n'avait été effectué par les enquêteurs. En vous remerciant pour votre implication exceptionnelle depuis ces 3 dernières décennies.

Georges Cenci Georges Cenci ·  11 février 2024, 10:08

Bonjour Thomas.
Je vous remercie de votre commentaire. Je vous confirme que la cave à vins ne comportait AUCUNE fenêtre. Aucune personne n'a pénétré dans cette pièce ; la porte était fermée à clef et aucune clé n'a été trouvée à terre ou dans une poche du peignoir de Mme Marchal. Ce qu'avance Mme Livet est un mensonge. Ses élucubrations, billevesées et arguties n'ont aucun sens si ce n'est de jeter le discrédit sur la qualité de l'enquête et tenté de faire pression sur la commission de révision des condamnations pénales ; tout comme Saad Salman a tenté de le faire avec son documentaire. Aucun maçon n'a remplacé les aérations par des fenêtres ; que ce soit dans la cave à vins ou dans le sous-sol. N'est-il pas absurde de remplacer une aération qui permet la ventilation d'une pièce contenant du vin par une fenêtre ?
Vous reporter à la rubrique Quelques pièces du dossier : Violation de domicile et violation du secret de l'instruction et aux pages 199 et 200 de mon ouvrage.
J'espère avoir répondu à votre attente.
Bien cordialement.

Mariellina Mariellina ·  16 février 2024, 23:05

M. Cenci,
Une question me vient à l'esprit en lisant les nombreuses descriptions de la cave : pourquoi part-on du principe que la victime a voulu se barricader ? Et si elle avait cherché au contraire à se libérer en utilisant la barre métallique comme un pied de biche? Cela ne change peut-être pas grand-chose au résultat qui est qu'en fin de compte, la manoeuvre aboutit à l'effet inverse pour qui vient de l'extérieur mais cela accréditerait la thèse qu'elle n'avait pas froid aux yeux et aurait espéré s'en sortir. Elle aurait pu avoir utilisé le lit pour frapper la porte et ébruiter sa présence. Excusez cette question peut-être naïve et manquant d'éléments.

Cenci Georges Cenci Georges ·  18 février 2024, 10:23

Bonjour Mariellina.
Je pense que la réponse à une grande partie de votre question se trouve à la rubrique Questions/Réponses "Que fait Ghislaine Marchal après le départ de son agresseur?"
Il aurait été impossible de dégonder la porte métallique de son dormant et seuil métalliques également avec quelque outil que ce soit. Quant à frapper la porte avec le lit pour alerter... qui ? Son meurtrier ? Lequel serait revenu l'achever !
J'espère avoir répondu à votre attente.
Bien cordialement

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