Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.

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Les clés de la cave

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Courriel reçu le 25 juillet 2018, de "Peyret".

Bonjour,  je m'intéresse beaucoup à cette affaire et je voulais une petite précision sur la clé (ou les clés) de la porte de la cave. Vu que la cave était fermée à clé  je me demandais  si la clé avait été reposée par le (ou les) criminel(s) ou bien si une deuxième clé a été utilisée pour ouvrir lors de la découverte du corp.

Merci d'avance si vous avez le temps de répondre.

 

 

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Bonjour.

Je donne suite à votre demande qui comporte deux questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre précisément

L'enquête a démontré que la porte métallique de la cave donnant accès au sous-sol était toujours fermée à clef. Nous avions entendu les artisans qui, pour les besoins de la maintenance, devaient s'y rendre. Pour ce faire ils devaient demander puis restituer la clef à Mme Marchal (cf. OMAR L'A TUEE Vérité et manipulations d'opinions)

Il faut noter que nous avions établi un inventaire de toutes les clefs de La Chamade. Ce décompte démontrait qu'aucune issue n'était pourvue du même nombre de clefs.

Les premiers intervenants ont constaté que la porte métallique était fermée, sans clef sur la serrure. Lors de la fouille de la maison les gendarmes découvraient une boîte à cigares dans laquelle se trouvaient de nombreuses clefs dont une portant une étiquette où était inscrit : chaufferie.

C'est cette clef qui allaient permettre aux gendarmes d'ouvrir la porte pour ensuite pénétrer dans la cave.

La découverte que j'ai qualifiée d’insolite d'une clef de la porte métallique dans un local en haut de l'escalier, suspendue sous un taille-haie, semble démontrer deux choses : que le taille-haie est vraisemblablement une des armes du crime et que le meurtrier, après son crime, a verrouillé la porte puis suspendu la clé et le taille-haie à cet emplacement.

Bien cordialement.

Georges Cenci.

 

Georges Cenci

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peyret peyret ·  23 août 2018, 21:19

merci pour votre réponse et merci pour les nombreuses pièces qui permettent vraiment d avoir un avis moins superficiel sur cette affaire !

Monique Monique ·  28 novembre 2018, 22:08

Bonsoir Monsieur Cenci,
Je reviens sur le taille-haie pendu à côté de la clé ; je me demande pourquoi avec l'avancée que nous connaissons dans la recherche et l'analyse des traces laissées sur divers éléments, celui-ci n'a pas fait l'objet d'une dernière expertise qui pourrait être demandé par l'avocat de la famille de la victime. Le résultat révélerait certainement la présence de l'ADN de Raddad, ainsi celà mettrait un terme aux élucubrations de cet assassin, de sa colonie d'avocats et d'une certaine presse. Il n'y a pas de raison que la bande pro-raddad demande à tour de bras de nouvelles analyses après toutes ces années sur des objets qui ne révéleront rien de nouveau, pendant que l'arme du crime comme la victime reste dans l'oubli pour les gens ayant subit l'endoctrinement du gourou Vergès.
Bien cordialement.
Monique

Georges Cenci Georges Cenci ·  30 novembre 2018, 15:16

Monique.
Le taille-haie était suspendu SUR la clé de la porte métallique donnant accès au sous-sol. Le taille-haie a produit de l'ADN qui n'excluait pas le sang humain alors que l'on aurait pu s'attendre à ce qu'il produise de l'ADN végétal. D'autre part 10 ng (c'est infinitésimal) d'ADN ont été extraits du blouson que portait Raddad au moment des faits. A l"époque, les experts n'avaient pu les codifier. Ce serait possible aujourd'hui avec les progrès de la science en la matière. La justice s'est prononcée au plus haut niveau ainsi que la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Les éléments à charge sont suffisamment nombreux et ont démontré la culpabilité pleine et entière de ce meurtrier.
Pourquoi la défense ne demande-t-elle pas cette expertise se cantonnant à rabâcher les ADN pouvant se trouver sur la ou les portes et le chevron qui ne pourront jamais être datés comme la cour de révision des condamnations pénales l'a précisé ? Trop dangereux pour elle que l'expertise démontre qu'il s'agit de l'ADN féminin... de Ghislaine Marchal ! Tout cela ne mènera à rien et la défense le sait pertinemment mais le dossier est tellement juteux... sauf pour le contribuable français !
Cordialement.

Camel Camel ·  01 janvier 2019, 14:24

Bonjour capitaine.

Que l'on retrouve 10 ng d'ADN de madame Marchal sur le veston de monsieur Raddad ne confirmera en rien sa culpabilité (un officier aussi expérimenté que vous le sait d'avance).

L'enquête de gendarmerie est une chose, les décisions de tribunaux en sont une autre.

Si l'on ne peut condamner sans preuve (les fameuses preuves qu'exigent cette fameuse opinion publique dont vous parlez), on constate qu'il n'y a pas de preuves.

Ni témoins, ni matériel.

On ne l'a pas vu rentrer chez lui; on n'a pas trouvé de trace de sang (y compris dans la maison), on n'a pas les billets; on ne l'a pas vu allée Saint-Barthélémy; on n'a entendu aucun vacarme vers midi ; on n'a pas de certitude sur l'arme, on ne l'a pas vu à la boulangerie, etc...

Pas de preuves.

MP MP ·  21 juillet 2019, 03:12

Bonjour,

Il est rappelé, dans les attendus du réquisitoire prononcé par l'Avocat Général près la Cour de Cassation lors de l'examen de la requête en révision que l'arme du crime n'a pas été retrouvée, ni lors des premières constations, ni lors de l'enquête ultérieure.

L'hypothèse de l'utilisation du taille-haie comme arme par destination, formulée par M. CENCI, pour intéressante et respectable qu'elle soit, n'a donc pas été retenue par l'institution judiciaire, suivant en cela l'analyse du légiste, le Dr. PAGE, pour lequel la nature des blessures par arme blanche infligées à Mme. Marchal ne correspond pas aux caractéristiques de l'outil concerné.

Par ailleurs, je trouve assez peu plausible qu'un meurtrier comme Raddad, que M. CENCI décrit comme "rusé" sur ce blog même, ait pris le risque de laisser sur les lieux (rangé à sa place dans le local à bois) un objet susceptible de porter des traces biologiques du crime qu'il venait tout juste de commettre.

Il est quand même assez rare qu'un meurtrier abandonne volontairement (ce serait le cas si Omar Raddad a rangé après la commission des faits l'outil à sa place) l'arme du crime dont il est l'auteur, alors qu'il lui est infiniment plus simple de la faire disparaître dans la première poubelle venue, ou au fond d'une crique...d'où elle a peu de chance de remonter pour révéler ses secrets intacts.

Je constate que la Justice, tout en reconnaissant la culpabilité d'omar Raddad dans le meurtre de Mme. Marchal, n'a pas cru devoir prêter crédit à cette hypothèse du taille-haie qui, d'ailleurs, n'apporte rien à l'accusation, la typologie d'arme blanche décrite par l'analyse médico-légale (lame à double tranchant de 15 à 20cm, large de 2cm au maximum, effilée...) n'offrant aucune particularité en rendant la possession impossible ou peu probable au meurtrier.

La critique de M. CENCI sur le caractère effilée de la lame, peu compatible avec l'aspect de la plaie au cou, restant par ailleurs parfaitement recevable.

La typologie décrite par l'analyse médico-légale est discutable, mais l'hypothèse de M. CENCI sur le taille-haie est non démontrée et peu probable.

Les traces biologiques décelées ne pouvant pas être liées à Mme. Marchal, leur présence n'apporte donc rien à l'accusation.

Cordialement,
MP

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