Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.

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Omar Raddad est bien coupable d'avoir tué Ghislaine Marchal

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Courriel reçu le 27 septembre 2017, de Denis Bigot, ancien Directeur de la Maison d'Arrêt de Grasse.

 

 

Je puis en attester en tant que directeur de la nouvelle maison d'arrêt de Grasse du temps où il y était incarcéré.

Un jour, contrarié du fait que son père s'était présenté en retard au parloir de l'établissement, il fit preuve d'une violence inouïe. Il montra son vrai visage. Raddad pulvérisa la totalité de sa cellule : lavabo, wc, lit, télévision, tout le local fut réduit en miettes. La crise de quasi-démence terminée, je le convoquais pour un entretien particulier, seul à seul. Et ce, au "bon" moment : lorsque la violence physique retombe mais qu'émotivité, tension et décompression psychologique restent encore bien présentes.

Et, au cours de l'entretien, au fil des mots qu'il prononça, j'ai su. J'ai su qu'il était bien coupable des faits qui lui ont été reprochés et pour lesquels il fut légalement condamné.

J'ai lu l'ouvrage de Georges CENCI. Et je l'ai relu, quelques semaines après. Ceci afin de m'imprégner de toutes les pièces de la procédure judiciaire et du remarquable travail d'investigation de cet officier, directeur d'enquête chevronné, dont la renommée dépassait et de loin le seul cadre du département des Alpes-Maritimes. Ce grand professionnel fait honneur à la gendarmerie nationale.

J'ai lu en même temps, le livre du colonel SESMAT, relatif à " l'affaire Grégory". Et je suis saisi d'un sentiment d'accablement. Comment certains peuvent-ils tenter de disqualifier aujourd'hui encore le travail de deux officiers de police judiciaire chevronnés, grands serviteurs de l’État, aux mérites éminemment reconnus ?

Quand j'écris "on", je pense à tel écrivain "reconnu" et aux pisse-copie qui, pour vendre du papier s'érigent parfois en enquêteur-justicier, détenteurs, évidemment, de la Vérité. Leur incompétence est aussi insondable que leur insatiable quête d'une réputation professionnelle qu'ils n'atteindront jamais. Ce qui ressort de ces centaines de pages lues, c'est, dans les deux cas, la béance des blessures personnelles infligées aux deux auteurs. Blessures incicatrisables parce qu'invisibles.

Pour revenir à "l'affaire" Omar RADDAD, aucun doute ne devrait subsister dans l'esprit de chacun. Je le répète: cet homme est bien coupable d'avoir tué Ghislaine Marchal dans sa propriété "La chamade" à Mougins. Il parade !

Mais qui se souvient aujourd'hui de cette femme qui, au prix d'un courage et d'une détermination surhumains, sentant que la vie la quittait, n'eut de cesse que d'écrire, rassemblant ses pauvres et dernières forces ce qui n'est que Vérité : Omar m'a tuer. Sans guillemets.

 

Denis BIGOT, ancien directeur de la maison d'arrêt de Grasse.

 

Georges Cenci

Administrateur : Georges Cenci

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Georges Cenci Georges Cenci ·  28 septembre 2017, 06:28

Monsieur Bigot.
Votre commentaire a le mérite de confirmer ce que j'ai écrit dans mon ouvrage lorsque j'évoquais les pics de colère de ce meurtrier lorsqu'une personne lui résistait. Ce portrait contrastait avec celui que les pisse-copie des médias décrivaient. J'invite d'ailleurs les personnes intéressées à lire ou relire ce que j'avais écrit à ce sujet au paragraphe sur les prostituées (pages 112 à 115 et 146).
Pour synthétiser, à la page 115 j'écrivais : «  L’homme paisible, calme, au visage impénétrable a donc des réactions spontanées violentes lorsqu’on lui résiste ou refuse de lui donner satisfaction. Ghislaine Marchal l’a payé de sa vie. Fatima Baghdadi a très bien ressenti cette agressivité. Mais ces emportements n’étaient pas des cas isolés. Cette réaction brutale, alors qu’il était incarcéré à la maison d’arrêt de Grasse, Raddad l’a eue face à ses gardiens qui ont dû, à plusieurs, employer la force pour le maîtriser. Pourquoi cet excès de fureur ? Parce que le parloir lui avait été refusé. Inquiétant ce comportement de M. Raddad. Mais significatif. Cela ne démontre-t-il pas sa soudaine fureur devant le refus de Ghislaine Marchal de lui accorder une avance et son acharnement meurtrier ? »
Je ne sais pas si le président Djian me lira ; lui qui avait subi la critique des bien-pensants lorsque, à l'audience, après que l'épouse trompée eût déclaré que son mari ne ferait pas de mal à une mouche, il objectait se basant sur la lecture de la cote D338 de la procédure qu'il égorgeait bien le mouton !
Le simple rappel aux débats de cette déposition déclenchait plus tard, à l’encontre du président Djian, des accusations de racisme et une exploitation déformée et éhontée par Vergés et certains journalistes.
Je vous remercie de votre intervention.
Bien cordialement

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