Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Mes cours d'assises

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Avec ce titre, François Foucart publie son huitième ouvrage aux Editions Via Romana.
François Foucart relate avec talent, passion et précision quelques affaires criminelles qu'il a suivies pour France-Inter. Vous découvrirez 19 dossiers d'assises : de Ranucci aux sœurs Weber, de Buffet/Bontemps aux boulangères de Reims et de Stains, du Petit Grégory à Omar Raddad et bien d'autres qui, toutes, ont défrayé la chronique.

L'auteur n'hésite pas à dénoncer, lorsqu'il le faut dans certaines affaires, la justice, la presse bobo ou les ligues de vertu telles que le MRAP, la LICRA ou SOS Racisme et parfois la politique dans des affaires dites sensibles.
Mais aussi parfois la perversion du système policier, judiciaire et médiatique qui conduit alors à un effroyable gâchis.
Il pointe aussi du doigt l'influence néfaste de certains journalistes qui donnent vie à la calomnie ; qui en détruit d'autres.
Sa plume n'est pas tendre pour une certaine presse qui s'est déshonorée sous prétexte de journalisme d'investigation comme dans les affaires du petit Grégory et Omar Raddad, et tant d'autres où ses confrères se sont érigés en juge ou en procureur pour décider souverainement de l'innocence ou de la culpabilité. Certains de ces personnages ne vont-ils pas jusqu'à confier à l'auteur « c'est bon pour nous, ça fait vendre ! ».
L'auteur dédie son livre en hommage à trois très grands magistrats dont le président Djian.

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"Mes cours d'assises" est préfacé par Me Gilles-William Goldnadel qui recommande de lire ce livre, parfois cru, du gentilhomme des prétoires.
L'éditeur en quatrième de couverture vous le présente ainsi :

Le crime est fascinant, son issue judiciaire également, et les vieux chroniqueurs judiciaires se souviennent avec émotion du temps de la peine de mort. Certes, il y a un aspect morbide, on se sent un peu voyeur, il y a un désir de justice tout en craignant ce qui peut ressembler à la chasse à l’homme, et pourtant comment refuser d’écouter une histoire palpitante ? À la cour d’assises, le professionnel est chez lui : tant de drames, de larmes, mais aussi parfois de rires, et cependant chaque procès est un roman, souvent inimaginable.
Voici donc sélectionnées dix-neuf affaires suivies en direct. Dans les médias on trouve d’excellentes analyses mais bien souvent ils se heurtent à un obstacle : inconsciemment, ils sont souvent formatés, plus ou moins liés au politiquement correct. Les voilà donc tenus à une certaine ligne avant même l’ouverture des débats, et ils ne peuvent tout dire. Parce qu’il a toujours voulu s’en tenir aux faits, sans concession aux modes, refusant les verdicts avant procès ou les commentaires convenus, l’auteur de cet ouvrage (« ineffable chroniqueur judiciaire de France Inter » écrivait Libération) témoigne donc de ce qui n’a pas été dit, en photographe rigoureux de plusieurs drames qui nous sont encore proches.

François Foucart, journaliste de télévision et de radio, a été pendant vingt-cinq ans le chroniqueur judiciaire (et l’informateur religieux) de France Inter. Diplômé en droit et en psychologie, il a été visiteur des prisons. Il est chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’Ordre national du Mérite.


François Foucart était l'invité de la "TVlibertés" pour promouvoir son livre ; voici les propos qu'il a tenus concernant le sujet qui nous concerne (durée 4min52) :

Lecteur audio intégré


Source : Youtube/Tvlibertés

Georges Cenci

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Frédéric Valandré Frédéric Valandré ·  28 novembre 2014, 10:54

Bonjour,
je vois que je ne suis pas le seul à avoir apprécier le livre. L'auteur m'a dédicacé mon exemplaire au salon Histoire de lire à Versailles, samedi dernier.
Bonne journée !
Bien cordialement,
FV.

Georges Cenci Georges Cenci ·  28 novembre 2014, 18:10

@ Frédéric Valandré.
Bonjour.
Je ne manque pas l'occasion de vous saluer. Le livre de François Foucart est intéressant à plus d'un titre et j'ai trouvé qu'il ne maniait pas la langue de bois et qu'il appelait un chat... un chat. Je voudrais apporter une précision à la conclusion de son interview ; Omar Raddad n'a pas travaillé bien longtemps dans une boucherie - normal, il ne ferait pas de mal à une mouche -. car, selon son avocate, il est dépressif au point d'être handicapé à 80% et se trouve dans l'incapacité de travailler.
Je vous salue et vous prie de croire à mes sentiments les plus cordiaux.

Frédéric Valandré Frédéric Valandré ·  29 novembre 2014, 09:52

Bonjour Major,
Merci pour votre réponse ! Puisse le livre de François Foucart connaître le succès mérité ; je sais qu'il participe à deux séances de dédicace au mois de décembre. J'avais aussi beaucoup aimé les travaux de Me Inchauspé, avocat fort sympathique. Pour l'anecdote, lorsque j'étais allé voir "Omar m'a tuer" au cinéma en juin 2011 à Versailles, une dame a fait remarquer : "Mais il y a une faute, ça ne s'écrit pas comme ça". Manifestement, elle ne connaissait pas la plus célèbre faute d'orthographe de l'histoire du crime... faute qui a permis à tant de Columbo de supermarché de dire tout et n'importe quoi !
Salutations amicales, et bon week-end à vous,
Frédéric Valandré.

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