Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.

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L'avocat du Diable a rejoint son client

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L'avocat Jacques Vergès est décédé le 15 août 2013 à l'âge de 88 ans. Toute la presse se fait bien évidemment l'écho de sa disparition. Défenseur des terroristes, des opprimés, ancien résistant et anticolonialiste tels sont les qualificatifs que lui accorde la presse dans son ensemble. Vergès laisse le souvenir de toutes les causes même les plus indéfendables (Les Échos) mais certains de ses confrères ne manquent pas de souligner qu'il mettait plus d'acharnement à défendre ses idées que ses clients.

L'avocat de la terreur ou celui du diable qui s'était autoproclamé « le salaud lumineux », ne laissait pas indifférent, qu'on l'apprécia ou non.
Du talent il en avait, surtout dans les salles des pas perdus de nos Cours et tribunaux ou sur les plateaux de télévision où il excellait dans son exercice préféré ; la communication de propagande.
Pour l'avoir vu à l’œuvre dans le dossier Raddad, j'avais constaté en lui un personnage prétentieux, imbu de sa personne, qui n'avait qu'une connaissance approximative du dossier. Ce qui n'empêchait pas Le Monde du 16 août d'écrire :

« ... Jacques Vergès a ainsi défendu (avec succès)... Omar Raddad, le jardinier marocain accusé du meurtre de sa patronne ».

Ah ces très chers journalistes ! 18 ans de réclusion : quel succès !

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On se garde bien de dire et d'écrire qu'il n'avait pas hésité à salir une famille, à scandaleusement accuser sans la moindre preuve le fils de la victime ou à s'interroger sur sa puissance de manipulation de l'opinion publique. Mais sa défense de rupture basée sur ses convictions avait fait long feu.
Tout un chacun se souvient de cette phrase devenue historique, prononcée par ce tribun dans la salle des pas perdus de la Cour d'assises de Nice au milieu de sa Cour journalistique complaisante et béate d'admiration, je cite :

« On a condamné, il y a cent ans, un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d’être juif. Aujourd’hui, on condamne un jardinier parce qu’il a le seul tort d’être maghrébin ».

Qu'il me soit permis d'ajouter aujourd'hui :

« si l’on a réhabilité, il y a cent ans, un jeune officier manifestement reconnu innocent après une condamnation infligée pour le seul tort d'être juif, aujourd'hui et demain on ne réhabilitera pas un coupable avéré, au seul motif qu’il fut jardinier et maghrébin ».

Comme je ne fais pas partie de la cour de ce personnage, sa disparition me laisse indifférent, pour ne pas dire de marbre. L'avocat du diable est retourné auprès de son client ! Ne tirant pas sur une ambulance – et à fortiori sur un convoi funèbre – je n'aurai pas la cruauté de souhaiter à ses cendres qu'elles connaissent le même genre de paix qu'il a fait subir à celles des victimes de Barbie et de diverses organisations terroristes, ainsi qu'aux cendres de Mme Marchal.

Georges Cenci

Administrateur : Georges Cenci

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