Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Roger-Marc Moreau : quand le feu détective, s’étant intronisé « Criminaliste gratos » détourne pour Non Élucidé les dossiers « d’Action Justice »

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Article de Roland Agret publié le 7 mars 2013.

r-agret.jpgDéjà, à propos de l’affaire « Azzimani-El Jabri », j’avais été dans l’obligation d’apporter quelques rectificatifs sur la réalité.
Une mise au point doit être faite aujourd’hui à propos des dossiers « qu’il a vendu » à « Non Élucidé » qui a traité les affaires Paquita et Miquette Gillet.
Des histoires intégralement menées par Action Justice, qu’il s’attribue et revisite à sa sauce. Quant aux journalistes, ils ne vont pas s’emmerder à creuser leur source dès l’instant où elle fait de la pellicule.

Si Roger-Marc Moreau n’est plus détective, il y a de bonnes raisons à cela.
Internet renseigne sur une certaine liquidation mais pour rebondir, pas de problème pour le trapéziste de l’auto proclamation : Le spécialiste de la contre enquête s’est subitement mué en « Criminaliste bénévole ».
Avec quel diplôme ?
Sur le même air que « sa licence de Droit » alors que, selon sa propre sœur, il n’a qu’un niveau de troisième…
Bénévole ? Il vous promet une analyse gratuite de votre dossier et une "réorganisation de votre défense"...
Ce qui, à mon avis, signifie que "l'analyse" aura permis de décéler des failles susceptibles d'être comblées par une contre enquête.
Probablement direction du Cabinet de Sabrina Hamoudi, son amie détective à St Etienne, et là vous saurez ce que peut coûter "une réorganisation".
Préparez les euros et votre tirelire !
Et sans rire, il promet même d'intervenir "au sommet de l'Etat" !
Il me semble entendre le tremblement des murs au Ministère de la Justice !

Sa tactique ne connaît ni lassitude ni variante, comme dans l’affaire Omar Raddad où son enquête a été mise au panier par la Commission des Révisions, il en fait des tonnes à l’esbroufe avec, pourvu qu’on le voit à la télé.

A propos de l’affaire dite de Paquita, vue sur Non Élucidé.
La mère de F.C, alors incarcéré pour être soupçonné d’avoir assassiné son ex copine Paquita, fait appel à Action Justice.
Elle rédige une lettre de mandat sur laquelle ne figure pas la signature de monsieur Moreau. Je l’ai « invité sur l’affaire ».
Sur toutes les auditions et vérifications, je participe, je suis avec lui.
Pour informer la presse, Action Justice organise des conférences de presse dans lesquelles nous laissons une large place au détective.
Comme une bévue de l’accusation a été relevée, concernant la garde à vue de F.C où une dite criminologue le désigne comme coupable entre deux coups de téléphone avec les enquêteurs, je décide de grimper aux rideaux.
Sur des éléments de dossier que possède Moreau, remis par madame C, je rédige un rapport de signalement à la Direction des Affaires Criminelles et à la Cour de Cassation, saisie par la partie civile.
Je m’appuie en principal sur les appréciations d’experts éminents que j’ai consultés.
La Cour de Cassation valide la décision d’annuler plusieurs pièces du dossier.
L’accusation retombe comme un soufflet.
F.C retrouvera la liberté, bénéficiera d’un non lieu et même d’indemnités.

La partie civile, mortifiée, va alors déposer une plainte pour « violation du secret de l’instruction » visant madame C, F.C, monsieur Moreau et moi-même, au prétexte que j’avais divulgué des éléments du dossier dans mon rapport, que j’avais aussi bien ventilé.
Roger-Marc Moreau me suppliait alors « d’endosser le délit » car il ne pouvait pas, selon lui, se permettre une condamnation en tant que détective.
J’ai accepté de le protéger et dans la foulée, j’ai exonéré FC et sa mère.
En appel j’ai été le seul condamné à 1000 euros d’amende et le détective bien blanchi.
Et savez-vous ce qu’il a été capable de faire ?
D’utiliser cette condamnation pour me fabriquer « un passé de délinquant » sur l’un de ses blogs.
Il a même choisi une photo de conférence de presse en l’amputant de sa pose, où il est avachi sur l’épais dossier qu’il détenait.
D’ailleurs, il l’a toujours et il l’utilise pour secouer un peu de brillantine, la preuve par Non Élucidé.

- Il est évident que j’ai toutes preuves de ce que j’avance ici.

A propos de l’affaire Miquette Gillet, vue sur Non Elucidé.
C’est la sœur de Pascal Labarre qui me contacte.
Elle me rédige une lettre de mandat qui ne comporte pas la signature de Roger-Marc Moreau, comme d’habitude d’ailleurs.
Une fois encore, je « l’invite sur l’affaire ».
Ensemble et sur mon instigation nous collationnons des témoignages et procédons à des vérifications de terrain.
Je suis très vite convaincu de l’innocence de Pascal à tel point que, comme la Cour d’Appel n’est pas loin, Marie-Jo organise une conférence de presse dans la même foulée.
A l’époque, à la demande de monsieur Moreau, j’avais dirigé la famille vers une avocate, amie du détective.
La sœur de Pascal s’est plaint auprès de moi par écrits, d’une première somme versée qu’elle estimait exorbitante. Ensuite, sur une nouvelle réclamation d’honoraires de l’avocate, elle m’a adressé un autre courrier dans lequel elle me disait que la famille était exsangue et qu’elle ne pouvait plus faire face.
C’est donc un autre avocat de son Cabinet qui est venu aux audiences.
Je peux vous dire que j’en éprouve encore des regrets.

Pour raconter « ses exploits » devant une caméra, monsieur Moreau est magnifique ! Par contre, lorsqu’il faut aller en découdre à la barre des témoins pour soutenir « son enquête », ce n’est pas même chose.
J’ai donc été « le désigné d’office » pour aller témoigner et soutenir le rapport que j’avais adressé au Président de la Cours d’Assises bien avant l’audience.
Pendant deux heures il m’a fallu ramer contre des parties civiles acharnées.
Mais vu l’attitude du Président et ses questions, je savais que j’avançais dans la marque des points.
Décision de bonne Justice : Pascal Labarre retrouvait honneur et liberté le soir même.

- Dans cette histoire j’ai également toutes les preuves de ce que j’avance.

D’ailleurs, pour ceux qui veulent un peu creuser ce qu’il y a sous « le criminaliste », il suffit de pianoter un peu sur « le blog du groupe Renée Leprince » qui est toujours ouvert même si inactif ou sur le site « Action Justice », il a encore une place « de vedette ».

Ceci est une mise au point,puisque dans ces émissions Action Justice est mentionnée, je ne voudrais pas qu'une confusion s'installe entre nous et ce personnage, d'où cette information qui méritait d’être donnée.

Source : Le blog de Roland Agret

Georges Cenci

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