Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Comment démontrez-vous la date de la mort ?

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[Nouvelle rubrique. Introduction à découvrir ICI.]

Comment démontrez-vous que la date de la mort était bien le 23 et non le 24 ; Simple faute de frappe du légiste ou pression du juge sur les trois légistes ?

Les ordonnances et les rapports d’expertises que j’ai en ma possession démontrent clairement qu’il s’agit d’une erreur matérielle de dactylographie de la secrétaire ayant rédigé le rapport.

Dès la fin de l’autopsie pratiquée le 28 juin 1991 par trois légistes où je représentais la juge d’instruction, je rédigeais un extrait aux fins d’inhumer que je remettais au service de l’état civil de la mairie de Mougins. Les conclusions de la levée du corps et de l’autopsie avaient permis aux légistes de dater la mort le 23 juin 1991 entre 11 heures 45 et 14 heures. C’est cette date qui était portée sur cet extrait. Celui-ci mentionnait expressément non pas seulement le 23 juin mais le dimanche 23 juin, ce qui enlevait tout équivoque sur le jour et la date retenus à l'issue de l'autopsie et dès l'établissement de mon procès-verbal.

Le 2 novembre 1991, les experts rédigeaient leur rapport où il était commis cette faute sur le quantième du mois.

complement_exp_datation_mort_page3.jpgLe 15 décembre (rapport D267), les experts signalaient au juge d’instruction qu’à la lecture du rapport qu’ils lui avaient adressé, une faute venait modifier la date du décès et qu’il fallait lire le 23 juin et non le 24 comme cela avait été dactylographié.

complement_exp_datation_mort_page4.jpg complement_exp_datation_mort_page5.jpgLe juge, par ordonnance, demandait à ceux-ci de préciser sur quels éléments objectifs ils avaient pu indiquer que le décès remontait au dimanche 23 juin 1991. Le rapport (D399) très circonstancié confirmait la date du décès au 23 juin.

C’est ainsi que cette erreur matérielle devenait un pétard mouillé dont les avocats et leur complice, la Presse dans son ensemble, s’en gargarisent encore.

Le meurtre de Ghislaine Marchal a bien eu lieu le dimanche 23 juin 1991. C’est donc bien ce jour-là, et non le lundi 24, qui constituait la date du décès au terme de l’autopsie. Nous avons déterminé que Ghislaine Marchal avait été agressée le dimanche 23 juin 1991, entre 11 h 50 et 13 h 00.

Comme je le précisais dans mon rapport de synthèse :

« Il y a, comme dans tout créneau horaire, des limites de temps. Dans ce dossier, la limite minimum est à 11 h 50 et celle maximum à 13 h. Que fait Ghislaine Marchal ce dimanche matin dans sa résidence ? Elle a l’habitude de se lever tard, prépare son petit déjeuner qu’elle prend au lit puis commence des mots croisés. C’est une habitude chez elle. Entre 10 h 30 et 11 h, elle appelle Colette Koster, lui confirme qu’elle sera présente à 13 h, comme convenu, au repas d’anniversaire de son mari. Plus tard, c’est son amie Eugénie De Paolis qu’elle joint au Royaume-Uni. La communication est formellement établie par France-Télécom entre 11 h 29 min 23 s et 11 h 41 min 21 s. Après avoir raccroché son combiné téléphonique, alors qu’elle est sous la douche, le téléphone sonne. C’est Erica Serin : « Laisse-moi finir de prendre ma douche, je te rappelle. » Elle téléphone effectivement à son amie deux ou trois minutes plus tard. Il est 11 h 48. Elle lui confirme qu’elle se prépare pour le déjeuner des Koster et que lundi, comme prévu, elle l’attend à La Chamade. La conversation est assez brève. Il est 11 h 50.

A 11 h 50, Ghislaine Marchal est toujours en vie. Elle a pris sa douche, mais il lui reste à parfaire sa mise. Elle a encore une heure devant elle pour finir de se préparer. Plusieurs éléments permettent d’avancer l’heure limite maximum de son agression. Tout d’abord, il est une évidence, elle se préparait pour honorer l’anniversaire de Marius Koster. Elle avait d’ailleurs acheté, à son intention, un cadeau retrouvé sur le secrétaire meublant le hall d’entrée : un ouvre-lettre électrique acheté à l’enseigne Scandia boutique, rue d’Antibes, à Cannes, le mercredi 19 juin 1991.

Plusieurs témoins, comme Colette Koster, décrivent sa ponctualité. En effet, Ghislaine Marchal était une femme ponctuelle, très ponctuelle. C'est pourquoi, vu le peu de temps nécessaire pour se rendre chez les Koster - deux minutes trente suffisent en moyenne pour parcourir les 1 100 m du trajet - elle aurait dû quitter La Chamade à 13 h. L’appel infructueux à 13 h 30 de Louise Blanc, l’employée des Koster, fixe la limite maximum de l’agression et par conséquent du meurtre.

La datation du crime est ainsi objectivement et techniquement prouvée. Ghislaine Marchal a été agressée et tuée le dimanche 23 juin 1991 entre 11 h 50 et 13 h si l’on retient l’élément subjectif de la ponctualité et 13 h 30 si l’on tient compte de l’objectivité de l’appel téléphonique ».

Le juge Jean-Paul Renard n’a jamais fait pression sur les experts mais a tout simplement rendu les ordonnances qu’il devait rendre pour une bonne administration de la justice, à charge et à décharge.

Les gesticulations avocato-médiatiques que vous avez observées n’ont pas ébranlé la conviction de la commission de révision et de la cour de révision qui rejetaient l’argumentation de la défense.

Georges Cenci

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pascal pascal ·  10 août 2013, 15:36

Bonjour Monsieur Cenci,

J'ai lu avec interet vos billets sur votre site et je viens vers vous avec une question concernant le rapport que vous mettez en annexe et consultable. Voila il est indiqué dans ce rapport que la lividité cadavérique est avéré et que même des pressions sur les zones concernés ne change pas l'aspect décrit . Il est rajoute que ce phénomène( lividité comme décrit ) est constaté a partir de la 30 eme heure. Or je suis surpris car la lividité cadaverique est a son maximum au bout de 12 h et non 30 h tous medecins legiste vous l'indiquerais et qu'elle commence par contre a s'estomper a partir de la 30eme heure. Pourriez vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi avoir note 30 eme heure et non 12eme heure dans ce rapport ?

En vous remerciant cordialement

Pascal

Georges Cenci Georges Cenci ·  19 août 2013, 19:26

@pascal : Bonjour Monsieur.
Vous allez certainement lire ma réponse avec retard, mon webmaster profitant de quelques jours de vacances bien mérités.
Les rapports que vous avez lus ont été rédigés par les médecins légistes. Ils ne font que reprendre leurs constatations. Votre commentaire est pertinent. Je me permets de transcrire pour celles et ceux qui ne les ont pas lus, quelques passages à même de répondre, je l'espère, à votre question.
A la rubrique « quelques pièces du dossier » figurent notamment les rapports des médecins légistes requis par le juge d'instruction. Ils sont au nombre de deux : l'examen de levée de corps à la requête de l'OPJ et le complément d'expertise sur la datation de la mort suite à l'erreur de dactylographie sur le quantième du jour.
L'examen de levée du corps a été réalisé par le docteur Page, médecin légiste expert près la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, que nous avions requis. Le médecin constatait le lundi 24 juin 1991 entre 20 heures et 22 heures que la rigidité du cadavre était complète et notait que le décès remontait à plus de 6 heures.
Afin de compléter les résultats de l'autopsie, le juge d'instruction demandait aux trois médecins légistes qui l'avaient pratiquée de bien vouloir l'informer, notamment, sur l'heure approximative du décès. (cf. D.266 – compléments d'expertise sur la datation de la mort)
Les docteurs Page, Macario et Ménard confirmaient que la rigidité cadavérique lors de la levée du corps était complète, prouvant que le décès remontait à plus de 6 heures. Ils précisaient que les lividités déclives ventrales attestaient que le cadavre n'avait pas été retourné depuis plusieurs heures.
Une erreur sur la quantième du jour du décès était commise par la secrétaire ayant dactylographié le rapport : il était ainsi mentionné que le jour du décès était le 24 juin 1991.
Les médecins légistes en informaient le juge d'instruction (cf. D.267), qui les requérait à nouveau afin qu'ils précisent sur quels éléments objectifs ils se fondaient pour avoir daté la mort lors de la levée du corps et de l'autopsie (cf. D.104 – procès-verbal aux fins d'inhumer), le 23 juin 1991.
Dans leur rapport (D.399) ces mêmes praticiens précisaient, je cite : « que lors de la levée du corps, à 20 heures, le corps était à température ambiante ce qui indiquait que le décès avait eu lieu plus de 12 heures avant ; qu'un cadavre perd en moyenne 1 degré par heure ; que la rigidité était complète ; que la rigidité est complète après la 13ème heure après le décès ; que les rigidités étaient déclives et de couleur rouge foncé ; qu'on retrouvait ces lividités au niveau de l'abdomen, de la poitrine et des cuisses ; qu'elles étaient absentes au niveau des points d'appui du corps ; qu'elles ne s'effaçaient pas à la pression ; que ces phénomènes post-mortem se voient à partir de la 30ème heure après la mort ; qu'ils les avaient retrouvés inchangés au moment de l'autopsie.
Ils confirmaient le décès de Ghislaine Marchal le dimanche 23 juin 1991 entre 11 heures 45 et 14 heures, corroborant ainsi les données de l'enquête.
L'examen de levée du corps a été réalisé 30 à 32 heures après le décès.
Je précise, comme je l'ai noté dans mon rapport de synthèse, que la température à l'intérieur de la cave était fraîche.
Très cordialement

Fabien Fabien ·  09 avril 2014, 23:59

Bonjour,

Pourquoi le rapport du médecin lors de la levée de corps ne mentionne ni la mobilité' des lividités, ni la température du corps et des lieux ?
Finalement, ce sont plus les données d'enquête qui permettent de garantir l'heure de la mort que les données scientifiques, non ?

Merci d'avance

Georges Cenci Georges Cenci ·  12 avril 2014, 09:50

@Fabien : Il est exact que le docteur Page, le médecin légiste que nous avions saisi dans le cadre de la découverte de cadavre, n'a pris ni la température du corps ni celle du sous-sol, lieu du crime.
Cette négligence a logiquement fait polémique et l'objet d'échanges entre les parties lors du procès devant la cour d'assises (cf. Omar l'a tuée).
Par contre, tant sur les lieux que lors de l'autopsie les constatations sur le cadavre ont été correctement effectuées. Voir ou revoir la rubrique « Quelques pièces du dossier . » notamment la sous-rubrique « Réquisition OPJ et examen de levée du corps » ; ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
Fabien, vous avez raison, ce sont effectivement les données de l'enquête, confortant celles scientifiques, qui garantissent le jour et l'heure de la mort, en l'espèce le dimanche 23 juin 1991. Lire à la sous-rubrique « Comment démontrez-vous la date de la mort ? » ; ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
Cordialement

Fabien Fabien ·  13 avril 2014, 23:55

Bonsoir Monsieur

J'ai bien avancé dans la lecture de votre livre et sa lecture me conforte dans l'idéeque la cculpabilité de M Raddad est de loin la plus probable.
Toutefois deux petites questions me chagrinent
1) comment les légistes peuvent affirmer que le corps étai à température ambiante si ni la température du corps ni celle des lieux n'a été prise lors de la levée de corps ?
2) que penser des fibres de laine de verre mais non semblable à celle de la cave retrouvée sur les vêtements de M Raddad ? Si la laine de verre provenait d'ailleurs, pourquoi la poussière de plâtre ne pouvait-elle pas provenir d'ailleurs ?

Il s'agit là de détails eu égard aux éléments a charge mais j'aime bien comprendre .

D'avance merci pour vos réponses et pour ce site très complet qui offre quantité de faits précis !

Georges Cenci Georges Cenci ·  16 avril 2014, 08:16

@Fabien :
Bonsoir.
Je ne suis pas légiste Fabien et ne peut répondre à la place de l'expert.
Lors de la découverte du corps, la température du sous-sol était fraîche, comme l'était le corps d'où l'écriture de l'expert dans le rapport du 2 février 1992 : « Le 24 juin 1991 à 20 heures, le corps était à température ambiante ce qui indiquait que le décès avait eu lieu plus de 12 heures avant. En effet un cadavre perd en moyenne un degré par heure ». Le rapport évoquait à la suite la rigidité cadavérique et les lividités.
Lors du procès, le docteur Page a convenu qu'il ne prenait jamais la température du cadavre mais que théoriquement il aurait dû la prendre (cf. Omar l'a tuée, pages 237 et suivantes).

Quant aux fibres de verre, le rapport expertal note que les fibres relevées dans le scellé n° 32 (pantalon) correspondent à des fragments de fibre de verre. L'expert précise que le dossier photographique permet de constater que le sous-sol de la villa est à l'état de chantier, avec notamment la présence d'un rouleau de laine de verre (Rockwool), de panneaux de placoplâtre.
Il conclut : « les micros particules de laine de verre portées par le pantalon de l'inculpé ne correspondent pas aux prélèvements d'isolants effectués dans la cave (laine de roche) »

Vous avez bien fait Fabien de me poser cette question car je m'aperçois, en relisant le rapport et la description des scellés mis à disposition de l'expert qu'il n'y a aucun scellé de laine de roche.

Ce n'est qu'en compulsant le dossier photographique que l'expert s'est aperçu de la présence d'un rouleau de laine de roche. N'écrit-il pas d'ailleurs, je le cite : « ... et à défaut de prélèvements de comparaison sur les lieux des faits, avec les indications du dossier photographique. »

Un peu léger comme comparaison ! Et, comme je l'ai noté dans mon rapport de synthèse le rouleau de laine de verre était emballé dans une film plastique ; dans le dossier photographique on discerne bien ce que j'avance (cf. Les photographies inédites du dossier d'instruction).

Que conclure ? Que Raddad a pu effectivement s'être trouvé en contact avec ce matériaux ailleurs qu'à la Chamade. Idem en ce qui concerne le plâtre.

Mais un élément est déterminant et prévaut : les micro particules retrouvées dans le bas du pantalon et sur les semelles des chaussures sont en corrélation, à l’état de traces, avec le sédiment prélevé dans la cave. Comme l'a déclaré Laurent Davenas qui a une connaissance parfaite de ce dossier. : « Ces faits, ces circonstances ont été soupesés, analysés, critiqués par la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour fonder son intime conviction de la culpabilité d’Omar Raddad. »

Encore merci de vos commentaires.
Cordialement

Christian Christian ·  25 août 2019, 23:20

Cher M. Cenci - Pourriez-vous s'il vous plaît expliquer pourquoi les yeux de Mme Marchal était clairs au moment où son corps a été découvert ? J'ai cru comprendre que la couleur des yeux vire au foncé moins de 12 heures après le décès.
Par ailleurs comment expliquez-vous le fait qu'on n'ait pas retrouvé de taches de sang sur les doigts/ongles de la victime ? Des prélèvements ont été effectués et aucune trace (même infime) de sang n'a été retrouvée. Merci.
Cordialement,
Christian

Georges Cenci Georges Cenci ·  27 août 2019, 14:31

@Christian : 

Bonjour.

Je vais me référer à nos constatations et à la démonstration des médecins légistes qui ont décrit les mains et les yeux de la victime ; puisque telle est votre question.
Le docteur PAGE, le médecin légiste que nous avions requis dans le cadre de l'enquête de crime flagrant, a, dans son premier rapport consistant à procéder à l'examen du corps, écrit, je cite :

« les deux mains sont ensanglantées. La main gauche est mutilée (la première phalange du majeur est en partie écrasée et presque détachée du doigt).La rigidité du cadavre est complète (le corps en entier). Les lividités sont ventrales. Les yeux sont clairs et les pupilles en mydriase bilatérale. Le décès remonte à plus de 6 heures. »

Cet examen du corps a été pratiqué le 24 juin 1991 entre 20 heures et 22 heures.
Vous voudrez bien vous reporter aux photographies que j'ai mises en ligne qui démontrent que les mains étaient ensanglantées. Mais aussi vous référer au rapport d'expertise du laboratoire CODGENE.
Lors de l'autopsie pratiquée le 28 juin 1991 où je représentais la juge d'instruction ce sont trois médecins légistes, les docteurs PAGE, MENARD et MACARIO qui ont été requis par ordonnance du juge d’instruction. Il est mentionné dans leur rapport que les yeux sont bleus clairs avec des pupilles en mydriase moyenne. Est notée une hyperhémie conjonctivale bilatérale. La main et l'avant-bras sont maculés de ciment et de sang séché.
Quant aux yeux qui, selon vous, virent au foncé moins de 12 heures après le décès, je me reporte aux dépositions des légistes devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes.
Le docteur PAGE répondant à une question de Me VERGES déclarait, je le cite :

« C’est très variable. Des yeux clairs peuvent le rester pendant plus de 24 h. »


A une question de l'avocat général, le docteur MENARD précisait :

« ... les yeux peuvent rester clairs plus de 24 heures, mais cela dépendait de la conservation de leur état. Or, les yeux de la victime du fait de sa position sur le ventre ont été mieux préservés ».


Quant au docteur MACARIO pour répondre à la défense, déclarait : 

«  je ne crois pas qu’il y ait un traité ayant étudié la durée de la continuité de la clarté des yeux, car il est impossible de prendre en compte tous les paramètres ».


Je pense avoir répondu à votre attente.
Avec mes cordiales salutations.
Georges CENCI

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