Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Peut-on douter de l'innocence de d'Omar Raddad ?

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Article de Marlène Schiappa.
Le 3 mai 2012.

Un an après la parution d’un livre à charge contre Omar Raddad, Marlène Schiappa se demande s’il est politiquement correct de douter de l’innocence du jardinier marocain…

Enfant, je me suis passionnée pour l’histoire d’Omar Raddad, y voyant comme beaucoup d’observateurs un genre « d’affaire Dreyfus » des années 90. Je me souviens encore avoir présenté en classe un exposé sur le sujet, avec des coupures de presse collées sur un grand papier-carton vert foncé… Pour moi, ça allait de soi : Omar Raddad était innocent. J’en avais l’intime conviction, chevillée au corps. Qui pouvait douter de la parole de ce jardinier marocain condamné, c’était évident, à cause du racisme ambiant dans le Sud de la France ? Qui ignorait que la victime, Madame Marchal, était une femme érudite incapable de la grossière faute d’orthographe qu’on avait voulu lui imputer, le célèbre ER final d’ « Omar m’a tuer » ? Ne disait-on pas qu’il était un honnête travailleur incapable de faire le moindre mal à une mouche ? N’aimait-il pas Madame Marchal comme sa propre mère ? N’avait-il pas été gracié par Jacques Chirac, ultime preuve de son innocence ?

Quand j’ai entendu parler du livre de Guy Hugnet, « Affaire Raddad : le vrai coupable », paru l’an dernier aux éditions de L’Archipel, j’ai d’abord été outrée. Outrée qu’on accorde une telle couverture médiatique à un colporteur de ragots, un « petit calomniateur » comme l’aurait dit Nicolas Sarkozy… J’ai relu le livre d’Omar Raddad, réédité en poche à l’occasion du film de Roschdy Zem, « Omar m’a tuer » (2010). Toutes les preuves de son innocence y étaient répertoriées : l’enquête menée à charge par des officiers de police lui ayant refusé un interprète alors qu’il parlait mal le Français, la fameuse boulangerie-alibi où personne ne l’avait vu et pour cause (les policiers se seraient arrêtés dans la mauvaise boulangerie) la famille de Madame Marchal, bien pressée de recevoir son héritage, sa très bonne maîtrise de l’orthographe, la personnalité trouble de la cuisinière que l’on en vient même à soupçonner, jalouse d’Omar se présentant comme « l’employé préféré »,l’islamophobie omniprésente, les injures racistes, les allusions au mouton égorgé pendant le procès (capable d’égorger un mouton, il serait capable de tuer une femme d’après le procureur), la justice de la région corrompue et pourrie, gangrénée par les conflits d’intérêts… sans oublier les multiples tentatives de suicide d’Omar Raddad, rongé par un sentiment d’injustice partagé par le lecteur… comportement qu’un coupable n’adopterait pas ! Oui, Omar Raddad était innocent !

Puis, animée par le désir de savoir ce que Guy Hugnet pouvait bien avoir trouvé à raconter dans ses 215 et quelques pages, j’ai acheté le livre, maudissant intérieurement son éditeur d’avoir publié un tel pamphlet. Avec un a priori très négatif, donc. A priori sur lequel je suis rapidement revenue, à mon grand désarroi… Car « Le Vrai coupable » n’est pas une compilation de rumeurs. Il s’agit d’une véritable contre-enquête, sourcée, détaillée, minutieuse, ne laissant aucun pan de l’affaire dans l’ombre. La deuxième boulangerie, celle dans laquelle les policiers auraient dû enquêter ? Fermée le jour du drame. Le voisin qu’Omar dit avoir salué en rentrant chez lui ? Non seulement il ne s’en souvient pas, mais pire : il affirme n’avoir pas vu la mobylette d’Omar Raddad. Les bonnes relations entre Madame Marchal et Omar ? Mensonges, pour l’auteur qui affirme témoins à l’appui qu’Omar Raddad avait pris l’habitude d’emprunter presque de force de grosses sommes d’argent à sa patronne, qui s’en serait plaint vigoureusement à sa famille… L’excellence orthographique d’une Madame Marchal-Bernard Pivot ? Erreur, d’après Guy Hugnet qui produit même des copies des mots croisés de la victime, sur lesquels le lecteur constate nettement deux choses : Madame Marchal n’avait pas une orthographe si irréprochable qu’on a bien voulu le dire d’une part ; et le graphisme de ses mots croisés est extraordinairement proche de celui du mot écrit avec du sang sur la porte d’autre part… Un assassin (autre qu’Omar Raddad, donc) aurait-il pris le temps d’imiter le lettrage de sa victime ?

Au-delà de ces interprétations divergentes, Guy Hugnet a mené des années durant une véritable contre-contre-enquête sans concession. La défense d’Omar Raddad (dont l’opinion publique a surtout retenu le flamboyant Maître Vergès) a construit au fil des années un genre de scénario à clés de film policier, avec en personnages secondaires des silhouettes mystérieuses (deux femmes dans une voiture devant chez Madame Marchal, un second Omar dans l’entourage de la riche veuve qui expliquerait qu’elle ait écrit ce prénom, un visiteur surprise, un amant anonyme plus jeune qu’elle, des usuriers…) Point par point, l’enquêteur – qui participe à la série « Affaires criminelles » sur NT1 – écarte les hypothèses permettant d’innocenter Omar Raddad. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une…

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A l’aune des explications de Guy Hugnet, mais aussi des procès-verbaux rapportés en annexes du livre et des multiples photos et croquis commentés, le lecteur se dit petit à petit que les gendarmes ne sont peut-être pas les gros balourds qu’on a bien voulu nous faire croire… La reconstitution du meurtre par exemple, si décriée dans le livre d’Omar Raddad « Pourquoi moi ? » apparaît comme professionnelle et plausible dans « Le Vrai coupable. » Autre élément troublant : Madame Marchal avait retiré la veille plus de 3 500 francs, jamais retrouvés dans ses affaires (son sac à main avait été vidé de la moindre pièce quand les enquêteurs l’ont trouvé dans sa chambre). Dans son livre, « Omar m’a tuer », Jacques Vergès dédouanait ainsi son client : « Omar n’avait nul besoin de descendre à la chaufferie tuer Madame Marchal, il lui suffisait de se glisser dans la chambre et d’en sortir sans être vu. » Argument qui permet à Guy Hugnet d’étayer sa théorie : pour lui, Omar Raddad n’est pas venu avec l’intention de tuer, ni même de voler. Il est venu emprunter de l’argent pour satisfaire à sa passion coûteuse, le casino (l’accusation parlera de prostituées, hypothèse non vérifiée semble-t-il). Face au refus de Madame Marchal, il s’est emporté comme à son habitude, selon les témoignages recueillis par l’auteur, et a frappé Madame Marchal… s’en serait suivi une course poursuite à travers la demeure de Mougins, course qui se serait achevée dans la chaufferie avec l’issue fatale que chacun connaît. Vrai ? Faux ? Le lecteur se demande en tout cas où cet argent a bien pu disparaître… alors même que l’épouse d’Omar Raddad témoigne à plusieurs reprises de ses problèmes d’argent (elle affirme aux enquêteurs avant de revenir sur son témoignage que son mari lui aurait même volé un bijou, bijou qu’il aurait revendu.)

Le livre de Guy Hugnet s’achève sur une révélation étonnante : contrairement à ce qui a été sous-entendu par le défense d’Omar Raddad, il était impossible pour une personne extérieure de tuer Madame Marchal, d’écrire « Omar m’a tuer » puis de fermer depuis l’extérieur la petite pièce en y plaçant un lit pliant, une barre de fer et d’autres ustensiles retrouvés bloquants la porte de l’intérieur… Après ce coup de massue, qui arrive après une foule de révélations sur les méthodes étranges du détective embauché par les partisans d’Omar Raddad et sur les expertises ADN de la scène de crime, je referme le livre très tendue. Je me sens trompée.Suis-je une de ces personnes faciles à flouer, une droit-de-l’hommiste-antiraciste-bien-pensante comme le décrit Guy Hugnet ? Me suis-je laissée berner par la théorie du pauvre jardinier marocain face aux puissants et richissimes notables ? (la culpabilité ou a minima l’ambivalence de la famille Marchal est présente tout au long du livre d’Omar Raddad qui les accuse notamment d’avoir empêché toute autopsie en l’incinérant). Au contraire, suis-je membre de cet odieux complot raciste visant à accuser sans réelle preuve un homme parce qu’il est étranger ? Ce qui demeure poignant dans l’affaire Omar Raddad, c’est qu’une simple opinion comme on peut en avoir au sujet de n’importe quel fait divers (Xavier Dupont de Ligonnès est-il toujours vivant ? Maddie a-t-elle été tuée par sa mère ou enlevée par un pédophile ?) se mue immédiatement en théorie générale. Peut-on dire que les « bons » défendent l’innocence d’Omar Raddad tandis que les « méchants » plaident pour sa culpabilité ? En dédouanant ses accusateurs, ne suis-je pas déjà en train de choisir un camp ? Alors que mon point de vue personnel n’aura aucune conséquence sur sa réhabilitation (il est toujours officiellement considéré comme coupable par la justice) je ne m’autorise pas ouvertement à plaider pour sa culpabilité, bien qu’à la réflexion, je doute de plus en plus de son innocence. Comme l’écrivait Paul Valéry : « Je ne suis pas toujours de mon avis. »

Marlène Schiappa est fondatrice et présidente de l’association Maman travaille. Ex rédactrice en chef adjointe du Business Bondy Blog, Marlène Schiappa est l’une des marraines des États généraux de la femme, directrice éditoriale d’une agence de presse, elle a écrit « Maman travaille » chez First et publie en juin « Éloge de l’enfant roi » chez Bourin Éditeur, un essai sur la place de l’enfant dans la société.

''Source : 1001femmes.info


Peut-on douter de l'innocence d'Omar Raddad ?

Tel est le titre du billet de Madame Marlène Schiappa mis en ligne sur le site 1001femmes. Comme tout un chacun qui ne connait cette affaire seulement du fait de la bienpensance des médias, l'auteure était persuadée de l'innocence d'Omar Raddad. Puis, à la lecture de l'ouvrage de Guy Hugnet, elle s'est sentie trompée : « Je ne m’autorise pas ouvertement à plaider pour sa culpabilité, bien qu’à la réflexion, je doute de plus en plus de son innocence » écrit-elle.
Faut-il la lecture d'un livre pour changer d'avis !
Pour ma part, je mesure avec quelle facilité des gens de tous horizons et culture peuvent naïvement et semble-t-il de bonne foi, emboîter allègrement le pas d'articles de presse ou autres instruments prétendument d'information et ainsi se soumettre aux manipulations d'opinion que certains véhiculent et colportent. Et par contre, le peu de cas que ces mêmes personnes font, lorsqu'il ne s'agit pas même de défiance systématique, du travail d'enquête des gendarmes ou policiers, et de celui d'étude et de réflexion des instances de jugement .
Combien d'années l'auteure de ce billet aurait pu gagner dans sa recherche de documentation sérieuse, si elle s'était simplement donné la peine, avant de prendre parti, de lire mon ouvrage ou celui de M. Foucard qui ne datent pas pourtant d'hier ...!

Et encore n'ose-t-elle pas, malgré cinq décisions de justice concordantes et revêtues de l'autorité de chose jugée - qu'elle ignore vraisemblablement - , aller plus loin que "douter de l'innocence" du condamné. Je lui reconnais cependant le courage d'admettre, 20 ans après, qu'elle a été abusée.
Mais, en définitive, n'est-ce pas la démonstration et le constat des effets pervers de la défaillance du système médiatique qui se complait dans l'information spectacle, le scoop ! Que serait médiatiquement devenue cette affaire si les médias avaient joué correctement et honnêtement leur mission d'information ?

A cet effet relire sur ce site mon article sur '' La désinformation ''.

Georges Cenci

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Tietie007 Tietie007 ·  02 décembre 2013, 21:02

La construction d'un innocent ...Gilles Perrault connaît la musique !

Georges Cenci Georges Cenci ·  04 décembre 2013, 07:35

@Tietie007 : Bonjour.
Perrault connaissait la musique de la désinformation, il était un fin stratège mais un mauvais musicien. Mais nombreux sont les innocentistes de tout acabit qui aiment les canards, même les plus boiteux et leur vouent une confiance aveugle.
Faut-il croire au conte de Perrault ? Là est la question. La justice a, depuis longtemps, donné sa réponse. Claire et sans pull-over rouge. Un ancien policier, Gérard Bouladou, qui s'est passionné et investi dans cette affaire a une autre vision, moins romanesque, plus judiciaire du dossier. Preuves à l'appui, il démontre la culpabilité pleine et entière de Christian Ranucci.
Mais Bouladou n'est pas Perrault, comme Cenci n'est pas Rouart le grand bâtisseur d'innocence dans l'affaire Omar Raddad !
Mais ancien flic ou pandore, nous n'avons pas pour principe de raconter des calembredaines et de fonder notre raisonnement sur le misérabilisme ou le mensonge que ces individus décrètent vérité.. médiatique bien évidemment.
Mais nous ne sommes que des modestes serviteurs de la justice. Médiatiquement, nous ne pesons pas lourd mais judiciairement nous soutenons aisément la comparaison.
Je vous conseille la lecture d'un article que j'ai mis en ligne sur ce site, au titre évocateur : "la désinformation" (http://omarlatuee.free.fr/index.php...). Je pense qu'il complétera parfaitement ma réponse.
Pour les personnes qui sont intéressées par l'affaire Ranucci, je leur conseille la lecture du livre de Gérard Bouladou intitulé : Autopsie d'une imposture. Toute la vérité sur l'affaire du pull-over rouge aux éditions Pascal Petiot (http://ecx.images-amazon.com/images...).
Je remarque qu'avec Gérard Bouladou nous avons employé dans le sous-titre de nos ouvrages respectifs le mot vérité, vocable que l'on ne trouve pas dans celui de nos conteurs manipulateurs !

Le mot de l'éditeur :
Christian Ranucci a-t-il enlevé puis assassiné la petite Maria- Dolores Rambla le 4 juin 1974 à Marseille ?
À cette question, la justice a répondu oui et prononcé un verdict de mort. Christian Ranucci a été exécuté le 28 juillet 1976, il avait 21 ans.
Loin de refermer le dossier, cette exécution allait être à l'origine d'une polémique judiciaire sans précédent. Un livre de Gilles Perrault, le Pull over Rouge, puis un film du même nom signé Michel Drach mettaient le feu aux poudre: Christian Ranucci était innocent. La plus belle imposture littéraire et cinématographique venait de voir le jour. Écrit en pleine lutte contre la peine de mort, le Pull over rouge était un ouvrage "politique" qui a fini par devenir une entreprise de réhabilitation, aussi lucrative que romanesque.
Tout récemment on a même affirmé que le tueur en série Michel Fourniret pourrait bien être l'assassin de la petite Maria - Dolores... Gérard Bouladou, commandant de police judiciaire, a décidé de dénoncer une fois pour toute l'imposture du Pull over rouge.
En reprenant une à une les pièces du dossier, Gérard Bouladou démonte la "thèse" de Perrault et dénonce la fausse théorie de l'innocence de Ranucci. Sa démonstration est d'une précision rarement atteinte en ce domaine. Spécialiste de police criminelle, il a interrogé tous les acteurs, y compris ceux qui n'avait jamais parlé, policiers soumis au devoir de réserve, surveillants de prison qui ont gardé Ranucci dans le couloir de la mort, anciens copains du jeune condamné.

Le commandant Gérard Bouladou, après une carrière de 30 ans dans la police nationale, détaille dans ce livre l'enquête la plus captivante à laquelle il se soit livré. Passionné par le mystère qui entoure ce crime, il décide de partir à la recherche du tueur insaisissable à la place duquel Christian Ranucci a été condamné et guillotiné - si l'on en croit la thèse de Gilles Perrault dans son ouvrage " Le pull-over rouge " ainsi que dans son dernier livre paru en septembre 2006. Après avoir, pendant plus de 10 ans, minutieusement étudié tous les documents, sonores et filmés qui existent sur le sujet, Gérard Bouladou va à la rencontre des principaux acteurs de ce drame et approfondit l'enquête. Il met alors au jour une vérité bien surprenante … Riche en révélations et témoignages inédits, cet ouvrage captivera toutes les personnes passionnées par cette énigme criminelle. Les partisans de l'innocence de Ranucci pourraient bien voir s'effondrer leur intime conviction. Une enquête passionnante qui plonge au cœur de la controverse la plus célèbre de notre histoire judiciaire et qui démontre de manière implacable comment se construit une manipulation.

sam9 sam9 ·  12 décembre 2013, 00:48

je suis certains à 100% que monsieur Omar Raddad n'y est pour rien , et avec ces nouvelles analyses certains vont trembler , moi je pense qu'il n'y aucun doute que ce soit bien un proche qui à commis ce crime horrible ou bien commandité , omar doit obtenir réparations après tout ce qu'il a subit , et il est libre de faire ce qu'il veut d'aller au casino , ou fréquenter les prostituées ne mélangeons pas tout.

Georges Cenci Georges Cenci ·  12 décembre 2013, 18:24

@sam9 : Votre commentaire apporte un éclairage nouveau. C'est rare de recevoir un commentaire si construit et pertinent ! Aussi, je m'empresse de le mettre en ligne.
Vous avez raison sur les filles de joie et les bandits manchots, votre favori peut toujours aller courir le jupon ou s'installer devant les machines qui ont causé sa perte ̶ ce dont je me moque complètement ̶ mais surtout celle de sa victime massacrée par votre chouchou ; mais il n'y aura pas d'analyses nouvelles, celles que nous avons ne pouvant être codifiées. Vous êtes distrait, relisez mes billets à ce sujet.
Les suppôts de Satan dont je fais partie vont trembler de tous leurs membres. Des nuits blanches et des anxiolytiques en perspective !
Mais dites-moi, vous qui devez connaître les tenants et les aboutissants de ce dossier, citez-moi les éléments qui, selon vous, font de Raddad un innocent ? Et allez au fond de votre pensée en étayant vos propos diffamatoires qui ont valu à certains et non des moindres des condamnations par la XVII ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Je vous salue cordialement. A vous lire.

Serje Serje ·  16 décembre 2013, 16:46

Bonjour. Un chose m'intrigue: le lit pliant qui faisait obstacle à l'ouverture de la porte d'accès à la cave. il portait des traces de sang, la porte aucun. J'"imaginais" le scénario suivant. La victime agressée et blessée, n'aurait-elle pu échapper à son agresseur et s'être réfugiée dans la cave
non sans avoir barricadé l'accès par le lit pliant qui se trouvait là. L'agresseur n'a pas su ouvrir
(manque de force?) Il est a noter que les gendarmes eux-mêmes ont rencontré des difficultés pour s'introduire dans la cave. La suite est simple. La victime meurt dans la cave après une longue agonie. L'agresseur, quant a lui, a fermé la porte à clef et serait enfui. Serje.

Georges Cenci Georges Cenci ·  18 décembre 2013, 05:28

@Serje : Bonjour.
S'il n'y a que le lit pliant qui vous intrigue, je vais sous rassurer !
Comme je l'ai relaté par ailleurs ( cf. rubrique Questions/réponses ; ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php... ; puis ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php... ; ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php... ; et pour terminer ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...) ; l'enquête mettait en évidence le rôle important du tuyau métallique et du chevron dans le système de blocage de la porte donnant accès au sous-sol. Madame Marchal utilisait trois objets qui se trouvaient à proximité : un lit pliant, un chevron et un tuyau métallique. Elle réalisait un système efficace en glissant le tube métallique sous la porte et le plaçait en appui sur le chevron. Elle tirait un lit à roulettes sur ce système. Si le mécanisme tuyau/chevron allait prouver son extrême efficacité, il n‘en était pas de même du lit qui n’aura eu qu’un rôle négligeable.

En effet, le gendarme Lietke, grâce à la poussée du gendarme Teulière, parvenait tout d'abord à passer son bras dans l’entrebâillement de la porte, saisissait le lit par une de ses armatures et le repoussait autant qu'il fût possible. Le lit ne faisant plus appui ni sur le système de blocage ni même sur la porte, le gendarme Lietke ne put que constater que ce n'était pas le lit qui bloquait la porte. Son camarade redoublant d'efforts, la porte se vrillant, le gendarme Lietke put enfin passer son corps entre le mur et la porte et, à coups de pied, parvenait à chasser le système qui faisait obstacle à l'ouverture c'est à dire le chevron et le tuyau métallique.
Les traces de sang retrouvées sur certaines parties du lit pliant avaient été déposées par les mains ensanglantées de Mme Marchal. Celle-ci, toujours lucide, avait très bien compris qu'elle était enfermée dans le sous-sol, sans échappatoire, et qu'il était inutile qu'elle perde l'énergie qui lui restait en s'excitant sur la porte d'entrée où, effectivement, aucune trace de sang n'aura été constatée.
On peut "imaginer" plusieurs scenarii de l'agression mais un seul prévaudra, celui qui tiendra compte des éléments du dossier.

Je dois vous avouer que je ne comprends pas très bien le vôtre. A l'évidence il faut vous reporter au plan du sous-sol de la résidence. (cf. http://omarlatuee.free.fr/public/20...) Vous vous rendrez compte que votre scénario ne colle pas à l'état des lieux puisque la victime avait été agressée dans le sous-sol (autrement appelé parfois cave ) et ne pouvait échapper à son agresseur qui s'y trouvait aussi. C'est après le départ de celui-ci, lequel avait pris la précaution de fermer à clé la porte métallique, qu'elle mettait en place le système de fermeture.
Son assaillant, vu la sauvagerie de l'agression, n'avait aucun intérêt à redescendre au sous-sol. Pour faire quoi d'autre ? Peut-être s'assurer que sa victime avait péri ! Et agir en conséquence, à condition que le système de fermeture n'ait pas encore été mis en place ! Sa seule urgence était de quitter la résidence le plus rapidement et discrètement possible. Ce qu'il fît !

Veuillez avoir l'obligeance de me recontacter si je n'ai pas répondu totalement à votre question.
Cordialement.

Théogrout Théogrout ·  23 août 2014, 04:13

Omar Est innocent !
Voyons la vérité en face,
La Justice est réputé pour être Raciste !
Et elle n'est pas simplement réputé,elle est aussi prouvée dans cette affaire.
ré ouvrons l’enquête !
Personne ne peut écrire dans le noir !
La porte était ouverte et personne ne peut écrire sur une porte sans la tenir.
Mme Marchal a été tué par son agresseur,Mais qui n'est surment pas Omar.
L'agrésseur doit connetre Omar et doit avoir quelque choses peut etre contre lui ou non.
Ré ouvrons l’enquête et mettez le racisme de coté !
Moi qui a 14 ans je vois que le monde est cruel et pitoyable !

Georges Cenci Georges Cenci ·  23 août 2014, 16:26

@Théogrout :
Jeune homme.
Vous avez raison cher ado, le monde est cruel et pitoyable.
Bien que ne discernant dans votre vision du monde aucun rapport avec ce dossier c'est tout ce que je retiens de sensé de votre commentaire ; mais de grâce avant de transmettre un texte, relisez-le !
Vous devriez aussi apprendre les règles de la correspondance, il n'est jamais trop tard, et employer les formules de courtoisie qui conviennent quand vous vous adressez à quelqu'un.
Je vais répondre très brièvement à vos profondes réflexions car avec un peu d'effort intellectuel vous auriez trouvé les réponses sur ce site.
- Omar est innocent : sur quels éléments objectifs reposent votre assertion ?
- Voyons la vérité en face : développez !
- La justice est raciste : que connaissez-vous de la justice pour vous permettre de tenir de tels propos aussi stupides que spécieux ?
Quant à la position de la porte et à la prétendue écriture dans le noir : les textes sont suffisamment nombreux et explicites sur le site pour vous forger une autre conviction.
Il va bien falloir vous rendre à l'évidence : le meurtrier est bien Omar Raddad et nul autre.
Veuillez agréer mes souhaits de réussite dans ce monde complexe qu'il vous reste à découvrir. Mais attention il n'est pas seulement cruel et pitoyable.

dimitri dimitri ·  07 octobre 2014, 12:48

Bonjour,

Mes questions peuvent-elles paraitre stupide, mais pourquoi Madame Marchal serait-elle descendue à la cave en admettant que Monsieur Raddad la frappait ? Pourquoi ne pas sortir de la maison en admettant qu'elle soit au niveau rez de chaussée.

Ce dimanche Monsieur Raddad ne doit pas se trouver dans la propriété (il n'y travail pas le dimanche) Il prend un gros risque, se faire voir le jour ou il ne doit pas y être...et après serait-il si machiavélique et intelligent pour dissimuler son acte tout en sachant que quelqu'un pouvait le voir...arriver et repartir...personne ne l'a vu...ca me chipote vraiment.

Nous sommes d'accord que ce qui a été fait par Monsieur Raddad pouvait être fait par quelqu'un d'autre...je veux dire, rentrer, agresser, voler, tuer, (ok la clés) y avait-il un double???un endroit ou l'on met les clés (clefier) et partir...

Alors pourquoi omar m'a tuer inscrit sur cette porte...pour l'accuser c'est certain...
Madame Marchal dans toute sa souffrance et tout le sang perdu pouvait-elle encore avoir la force de se ''barricader, ramper, écrire...avec les blessures subies et perdu autant de sang, même les viscères sortant de son corps...Je doute quand même...

Mais bon...j'espère vraiment qu'un jour la vérité vrai soit elle enfin découverte pour cette pauvre Dame.

Dimitri.

dimitri dimitri ·  09 octobre 2014, 09:30

Bonjour,

Voici donc une information importante...

À la suite de démarches effectuées auprès du ministère de la justice par Maître Sylvie Noachovitch, la nouvelle avocate d'Omar Raddad, le 9 mai 2011, le parquet de Grasse a demandé à un expert d'établir un profil génétique à partir des traces d'ADN retrouvées en 200129. Le 29 juin 2011, le parquet de Grasse a indiqué qu'il n'était pas en mesure d'établir un profil génétique à partir des traces d'ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal en 1991 : « On nous a demandé d'extraire du matériel génétique pour établir un profil génétique. Ce qui n'a pas été possible puisque les prélèvements avaient déjà été utilisés dans le cadre de la procédure », a précisé le parquet de Grasse. Cependant ces profils génétiques, provenant très vraisemblablement de sécrétions de sueur, ont été relevés sur trois supports distincts, les deux portes de la chaufferie (où figuraient les célèbres inscriptions accusatrices), ainsi que sur le chevron manipulé par le meurtrier pour frapper Ghislaine Marchal. Il a été établi qu’aucun des deux ADN n'est celui d'Omar Raddad. Or, le fait que ces traces génétiques se trouvent seulement mêlées au sang et nulle part ailleurs (comme le démontreront les tamponnements effectués) et, en outre, sur trois supports différents éloignés les uns des autres, semble bien prouver qu'il ne peut pas s’agir d’ADN de contamination...

Tient, tient...

Donc nous sommes bien d'accord pour dire que quelqu'un autres que Madame Marchal et Omar ont touchés le chevron et les portes de la cave...et qu'il ne sagit pas d'ADN de contamination...

...Comment croire que tout peut-être dit et que des années après on ne pourrait pas revoir ce dossier et revoir ses convictions...

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