Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.

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Les mains ensanglantées ; la preuve par l'image

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Avertissement : L'exploitation, la diffusion et la publication de ces photos sans autorisation entrent dans le champ d'application des articles 226-1, 226-2 et 226-6 du Code pénal et peuvent entraîner des poursuites pour violation de la vie privée, délits punissables à titre principal de 1 an d'emprisonnement et de 45 000€ d'amende.

Il ne se passe pas une semaine sans que l'on m'interpelle et m'affirme avec conviction que Madame Marchal ne pouvait être la personne ayant délivré les deux messages sur les portes car ses mains ne présentaient aucune trace de sang.
Décidément cette idée, inculquée notamment par un scénariste et une auteure, a la vie dure. Comme quoi la manipulation marque encore et toujours les esprits.

Souvenez-vous du documentaire de Saad Salman diffusé par Canal+ et du livre de Ève Livet ; qui avaient ceci en commun de précéder la demande en révision déposée par Vergés ; puis rejetée par la Cour de révision des condamnations pénales. Ève Livet, lors de son interview, déclarait je la cite :

«Les éléments qui prouvent que Mme Marchal n’a pas écrit les lettres de sang se trouvent dans le dossier. Personne ne les a vus. Il y en a deux principalement. D’abord les photos prises lors de l’autopsie. Ces photos montrent l’extrémité des doigts de la main droite de Mme Marchal et on voit très nettement sous les ongles et autour des ongles qu’il n’y a pas de sang. L’autre élément, c’est le rapport du laboratoire Codgène qui analyse l’extrémité des ongles de Mme Marchal pour une recherche d’ADN et qu’est-ce qu’il dit le scientifique quand il reçoit les scellés, il va les décrire, il dit ceci : il s’agit de cinq fragments de l’extrémité supérieure des ongles. Ces fragments présentent à leur surface d’importantes traces de terre. Point.»

Et Salman, tout ébaudi, de s'étonner :

«Il n’a pas de sang ? » (sic)

Ce qui faisait rebondir Eve Livet :

« Non, il ne décrit pas le sang donc, si lui-même ne décrit pas le sang sous les ongles de Mme Marchal, c’est qu’il n’y en a pas tout simplement.»

Salman poursuivait :

«Et comment ces éléments ont-ils pu échapper à tous les intervenants, y compris les avocats ? »

Ève Livet concluait :

« C’est vrai que les avocats ne les ont pas vus, c’était tellement énorme qu’ils n’ont pas pensé à vérifier. Quant aux magistrats c’était leur boulot quand même.»

Dans mon ouvrage je m'étais gentiment moqué de ces pitreries en écrivant que notre justice marchait sur la tête, que les magistrats et les auxiliaires de justice étaient aveugles, et qu'il fallait que ce soit une journaliste qui remarque ces détails !
J'avais bien évidemment contré ces arguments fallacieux en argumentant mon propos avec des preuves qui enlevaient tout crédit aux paroles de Ève Livet et à la démonstration mensongère de la caméra. Je citais notamment les numéros des photographies prises avant la levée du corps et celles prises lors de l'autopsie, avant que le corps ne soit lavé. Mais aussi le rapport du docteur Page du 20 juillet 1991 où l’on pouvait lire que les deux mains étaient ensanglantées et la main gauche mutilée... ; et le rapport d’autopsie qui précisait que les mains et les avant-bras étaient maculés de sang.
Et 20 ans après on me ressort les mêmes arguties lesquelles ont, depuis longtemps, fait long feu.

Je ne voulais pas publier sur ce site Internet de photographies présentant - même un tant soit peu - le corps de la victime. Je m'y résous aujourd'hui en restant toutefois dans les limites de l'acceptable afin de ne pas choquer celles et ceux qui les examineront.
Chacun constatera si les mains de Madame Marchal étaient ou non ensanglantées et pourra ainsi en tirer des conclusions.
En ce qui me concerne, c'est fait depuis longtemps !

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Georges Cenci

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eric eric ·  22 février 2012, 18:21

Merci pour ces photos Mr Cenci, elles démontrent plusieurs choses.
Tout d'abord la position des mains confirment que le corps a bien été transporté, à moins que la victime soit musulmane, et dans un dernier effort ai décidé de prier, mais nous savons que ce n'est pas le cas.
Ensuite on constate que le fameux peignoir est immaculé de sang, or, il nous a été expliqué que l absence de trainée de sang qu'aurait du laisser la victime dans ses déplacements, sont dû au simple que fait que le peignoir avait tout absorbé, grâce à vous je constate que ce n'est loin d'être le cas;
Et enfin, dernier constat, et non des moindres, il s'agit de votre manque de professionalisme quand à la divulgations de ces clichés, honte à vous monsieur, vous ne faites pas honneur à votre profession, que j'admire par ailleurs, mais certainement pas grâce à vous.
J'espère que vous serez poursuivi pour avoir mis en ligne ces photos confidentielles et intimes de cette pauvre dame.
Vous êtes pathetique!

Georges Cenci Georges Cenci ·  24 février 2012, 05:53

@eric :
Ces photographies démontrent seulement que les mains de la victime étaient ensanglantées contrairement aux assertions de certains qui n'ont pas fait honneur à leur profession en affirmant le contraire et aux croyances de beaucoup qui ont été ainsi manipulés.

Croyez bien que j'ai beaucoup réfléchi avant de les mettre en ligne mais, ne démontrent-elles pas les mensonges véhiculés et repris par certains médias sur ce détail ?

Je n'ai qu'un but, informer. Et je m'y tiens. Je n'emploie pas de moyens illégaux et tout ce qui est diffusé sur cet espace d'information n'est pas un recueil de mensonges et permet à chacun de se faire une opinion sur les faits tels qu'ils se sont produits. Bien évidemment, il ne s'agit pas seulement de se contenter de regarder des photographies mais de lire aussi les textes qui sont insérés par ailleurs pour se forger une intime conviction.

Vous pensez, cher Monsieur, que la Cour et les jurés ont pu penser, en compulsant les dossiers photographiques, que les mains n'étaient pas ensanglantées ! Que le corps aurait été transporté : par qui ? Par elle-même ! En état de lévitation ! Ou par son assassin ou ses assassins ! C'est une fadaise comme tant d'autres qui a aussi la vie dure.

Vous écrivez : « on constate que le fameux peignoir est immaculé de sang, or, il nous a été expliqué que l absence de trainée de sang qu'aurait du laisser la victime dans ses déplacements sont dû au simple que fait que le peignoir avait tout absorbé, grâce à vous je constate que ce n'est loin d'être le cas. »
Qu'il me soit permis de vous corriger : le peignoir n'était pas immaculé de sang comme vous l'écrivez mais imprégné ou maculé de sang. Ce peignoir a absorbé une partie des saignements des blessures de la victime mais où avez-vous lu qu'il n'y avait pas de traces de sang sur le sol ? Si je comprends bien le sens de votre phrase qui est assez confuse.

Il est bien évident que je n'ai mis en ligne que les photographies les moins insupportables à regarder et je m'en tiendrai là n'ayant aucune intention de montrer les blessures de la victime qui effectivement seraient choquantes. Plus que vous ne pouvez imaginer.

Enfin je ne vois pas de relation entre la mise à disposition de ces photographies et mon professionnalisme. Par contre vous devriez vous interroger sur la naïveté.

Cordialement.

mimie mimie ·  25 février 2012, 21:09

mr cenci merci pour ces photos qui permettent une opinion precise sur la question. je remarque qu'effectivement les mains sont aussi ensanglantées qe les bras, chose normale suite a une telle agression.pas de sang sous les ongles de la main droite ? bizarre, si elle a ecrit avec ses doigts ils ne seraient pas dans cet etat la, mais elle aurait le contour et le dessous des ongles rouge de sans seché, or la on ne voit rien. mais peutetre a t'elle utiliser sa blessure a l'index droit, ceci serait peutetre une explication..

JC66 JC66 ·  29 février 2012, 17:11

C'est avec grande surprise que je découvre (enfin) des preuves permettant de ce forger une idée beaucoup plus précise désormais sur cette affaire trés ou trop médiatiser,
je voulais simplement vous remercier pour votre site qui permet réellement de tordre le coup a beaucoup de fait erroné !
j'ai bien le sentiment d'avoir été manipulé et je constate que des personnes tel 'Roger-Marc Moreau'
n'aide pas a la découverte de la vérité !
est'il exact qu'un véhicule immatriculer en suisse était devant la villa le jours du crime ?

Georges Cenci Georges Cenci ·  14 mars 2012, 07:16

@mimie : Tout d'abord merci de bien vouloir m'excuser de ne pas avoir répondu avec plus de célérité à votre commentaire mais quelques obligations m'ont éloigné d'Internet et de mon ordinateur.
Je vous confirme, il y avait bien du sang sous les ongles des deux mains de la victime.
Dans mon ouvrage, page 232, j'avais écrit : " Le sang remarqué sur le chevron et le tube galvanisé est celui de la victime, sous ses ongles, le sang biologique est également le sien." Je précisais plus loin, page 333, que : " L’analyse des scellés n° 2 et 3 (prélèvements sous les ongles des mains droite et gauche de la victime) a permis l’extraction d’ADN en qualité et quantité suffisantes pour la réalisation de l’empreinte génétique et du génotype. Au vu de l’ensemble des résultats, il s’avère que les empreintes génétiques obtenues à partir de l’ADN féminin extrait des ongles de la victime correspondent à l’empreinte génétique obtenue à partir de l’ADN extrait du sang de la victime." Puis, page 357, j'écrivais : " Les analyses génétiques (cf. rapports du 8 novembre 2000 et du 1er mars 2001) attestent que les écrits sur les deux portes ont été tracés avec le sang de Mme Marchal. D’autre part, en dépit d’une quantité insuffisante, les experts confirment la présence de sang sous les ongles de la victime et l’analyse génétique démontre que l’ADN est bien le sien. "
Enfin, je précisais, même page, que : " Ce point vient contredire la thèse, souvent énoncée dans la presse écrite et à l’occasion d’émissions télévisées racoleuses, selon laquelle il n’y aurait pas eu de sang sous les ongles et que par conséquent, Mme Marchal ne pouvait pas être l’auteur des inscriptions."
D'autre part vous tiendrez compte que lors de l'autopsie mon technicien en investigation criminelle, le gendarme Vessiot, avait opéré par grattage et découpage des ongles, ce qui avait permis aux experts de constater qu'il y avait du sang sous les ongles des deux mains de Mme Marchal.
J'espère avoir répondu à votre question et vous prie de croire à mes sentiments les plus cordiaux.

Georges Cenci Georges Cenci ·  14 mars 2012, 07:19

@JC66 : Comme pour "mimie" pardonnez ma réponse tardive.
Je vous remercie de votre appréciation sur mon site qui n'a qu'une seule ambition : informer. Même si cette mission que je me suis assignée déplait à quelques détracteurs qui n'ont rien compris et ne comprendront jamais rien ! Je pense qu'il est le seul à exposer avec honnêteté les éléments de l'enquête, de l'instruction, des procès et des... péripéties secondaires dues à quelques malveillants stipendiés par la Défense tels que celui que vous évoquez ; Roger-Marc Moreau.
Votre question concerne cette fameuse voiture suisse. Mme Koster, chez qui Ghislaine Marchal devait se rendre le dimanche 23 juin à 13 heures pour fêter l'anniversaire de son mari, s'est rendue, vers 18 heures devant la Chamade pour espérer avoir une explication quant à l'absence de son amie. Elle avait une Audi effectivement immatriculée en suisse. Voilà ce que j'écrivais, pages 325, 326) : "On va vouloir faire croire aux magistrats de la commission de révision que des amis suisses sont venus à La Chamade le dimanche 23 juin et que nous n’avons pas procédé aux investigations à l’effet de les identifier. Cette voiture immatriculée en Suisse n’est autre que celle de Mme Koster qui, nous l’avons vu, est venue à plusieurs reprises à la propriété de Mme Marchal, tant le dimanche que le lundi. Comme tout cela est dérisoire ! Mais si j’en crois un dialogue entre Latifa et Zined Chérachni, cette piste était déjà exploitée par un journaliste en 1992 (conversation du 1er février à 11 h 27) et servira plus tard à répandre puis à entretenir la rumeur de la piste suisse, laquelle éclatera quelque dix ans plus tard avec le témoin miracle de l’Ordre du temple solaire."
Le seul véhicule présent dans l'enceinte de la propriété de Mme Marchal était celui du docteur Delemotte, médecin traitant de Mme Marchal, qui a participé aux premières recherches. C'est donc dans la continuité de la mouvance de la manipulation d'opinion qu'est apparue la piste de l'Ordre du Temple Solaire... et la fameuse voiture suisse !
J'espère avoir répondu à votre attente. Je vous prie d'agréer mes cordiales salutations.

mimie mimie ·  15 mars 2012, 23:43

Merci de votre réponse M. Cenci.  Je suis effarée d'avoir cru depuis tant d'années à l'innocence de cet homme, d'avoir soutenu un monstre. Je vous dois également des excuses car je vous ai en quelque sorte tenu tête en soutenant à plusieurs reprises que cela ne pouvait pas être lui l'assassin, et de vous avoir fait répéter vos arguments sans en tenir compte. Seulement maintenant en examinant les photos et les dossiers sur ce blog, je dois reconnaître que c'est énorme de continuer à croire en son innocence. J'ai ouvert les yeux tard mais voilà chose faite... Dernière chose, n'écoutez pas les critiques sur la mise à disposition des photos, vous avez bien fait car au moins nous sommes mieux informés. Merci et bonne continuation à vous.

Georges Cenci Georges Cenci ·  16 mars 2012, 09:28

@mimie : Votre commentaire m'encourage à informer, toujours informer. Ce site est régulièrement visité (en moyenne une soixantaine de personnes par jour) et, s'il "ouvre" les yeux de certains, mon engagement pour révéler la vérité judiciaire que je mène depuis plus de vingt ans ne sera pas vain.
Cordialement.

emerr71 emerr71 ·  16 mars 2012, 12:06

Il est toujours plus confortable, dans les affaires criminelles, de se mettre dans le costume de l'avocat de la défense que d'enfiler celui de l'avocat général. Et puis, il faut le reconnaître, remettre en cause une affaire jugée fait vendre. Un "Pull-over rouge" par ci, un "Couteau jaune" par là, sans oublier tous les films dont l'unique objectif est de crier à l'innocence de tel ou tel. Lorsque son client est coupable, son avocat n'a qu'une solution: trouver l'élément qui déclenchera le doute. S'il n'y parvient pas et que la condamnation est là, il pourra toujours, au cours d'une interview, glisser une petite phrase anodine qui sera vite reprise par les médias en quête de scoop. C'est bien ce qu'il s'est produit dans toutes les grandes affaires criminelles du XXème siècle: Seznec, Dominici, Raddad, Leprince, Bissonnet... Pour ne pas parler de Dils, Viguier et Chabert, plus proches de nous, affaires qui se sont terminées par un acquittement, pas forcément satisfaisant, mais qu'il n'est plus possible de remettre en cause.
Quoi qu'il en soit, je tiens à vous remercier pour avoir remis quelques pendules à l'heure dans l'affaire Raddad, coupable grâcié pour raison d'état. Grâcié, mais pas innocenté, rappelons-le encore.

maryline maryline ·  31 mai 2012, 16:00

Bonjour monsieur, je viens de finir de lire votre livre, il est passionnant et bien qu'ayant toujours cru à la culpabilité de Monsieur RADDAD, j'ai été étonnée de deux détails (un détail relevé sur le livre, un autre sur les photos ci-contre de la scène de crime) :

Premièrement je me pose cette question : Madame Marchal n'a pas eu la force physique de finir les 3 dernières lettres du mot "tuer" de la seconde inscription, néanmoins elle a pu tout de même (selon vos constatations) se traîner à l’intérieur de la chaufferie et se retourner sur elle-même, ce qui demande un effort important, donc ceci me laisse perplexe. Il est tout de même étonnant de se déplacer sans avoir achevé son message.

Deuxième chose, sur les photos de la cave, en bas du mur droit face à la porte d'entrée de la cave, (étant placée devant la chaufferie), nous pouvons constater une trace de main ensanglantée, est-ce la main droite ou gauche ? Cette trace est bizarre car elle est tournée vers la porte d'entrée, ce qui prouve que Madame Marchal a rampé de suite après le départ de l'assassin pour aller allumer la lumière, écrire son message complet, et ensuite se relever sans prendre d'appui avec ses mains car aucunes traces sur le mur.

Comment expliquez-vous tout cela ?

Merci de votre réponse.
Salutations

Georges Cenci Georges Cenci ·  02 juin 2012, 13:27

@maryline : Bonjour Maryline.
Je vous remercie de m'avoir lu. Cependant, après cette lecture que je présume très attentive, deux détails vous interpellent encore. Je vais donc tenter de répondre à vos questions.

Tout d'abord sur votre perplexité quant à l'incohérence du message inachevé par rapport au parcours de la victime qui se serait in-fine retournée ce qui laisse présumer qu'elle avait encore des ressources physiologiques.
Lors de l'enquête de crime flagrant et dans le cadre de l'information judiciaire les enquêteurs et les experts en écriture déterminaient que le deuxième message corroborait le premier mais qu'il était incomplet puisqu'il manquait les lettres UER.
La contre-expertise ordonnée plus tard par la commission de révision des condamnations pénales allait, avec l'utilisation de moyens très sophistiqués dont nous n'étions pas dotés en 1991, mettre en évidence des tracés évanouis, en l'espèce les lettres U et E (page 353 Omar l'a tuée ). On peut tirer la conséquence que Madame Marchal a bien écrit les lettres U et E après le T ; mais sans puiser le sang dans ses blessures. Ces deux dernières lettres étaient en limite de la porte ce qui explique l'absence de la lettre R de OMAR M'A TUER.
Après avoir délivré son ultime message, comme je l'ai expliqué dans mon ouvrage (page 78), le corps orienté vers la chaufferie, elle rampe dans cette petite pièce. Elle tâtonne la paroi ignifugée que sa tête heurte à deux reprises. Les traces de sang, au sol, attestent de ce parcours. Une dernière fois, son corps pivote... La victime ne s'est pas retournée sur elle-même. Les traces de sang attestent qu'elle a rampé sur le ventre et, c'est ventre contre terre que nous l'avons trouvée.

En ce qui concerne la trace d'appui de deux mains ensanglantées sur le sol de la cave (photographies 11 et 25), vous faites une erreur d'interprétation car ces traces attestent la progression de la victime en direction de la porte de la chaufferie. Et non le contraire. (pages 41, 320 Omar l'a tuée )
Il n'y a jamais eu de doute à ce sujet et je n'ai pas souvenir d'une autre trace de main ensanglantée.

En espérant avoir répondu à votre attente, je vous prie d'agréer mes hommages respectueux.

maryline maryline ·  02 juin 2012, 19:26
Un grand merci pour votre réponse Monsieur Cenci. Vous avez parfaitement raison j'ai dû oublier ces détails et je m'en excuse. Pour la trace de main ensanglantée je l'ai remarquée sur le bas du mur (la photo 21 des 45 images inédites sur votre blog). Elle me semble être tournée vers la porte d'entrée de la cave. Je voulais attirer votre attention sur le fait que j'ai lu le livre d'Omar Raddad " Pourquoi moi ? " et je pense qu'il livre des aveux troublants : par exemple page 27, il dit que pendant l'été il ne manquait jamais de venir arroser les fleurs chez Madame Marchal, en dehors de ses heures de travail, et la victime a été agressée entre deux périodes de travail le midi en été, comme cela est bizarre... A une autre page 168, il prétend ne pas être Omar Raddad auprès d'une dame rencontrée dans le train, il lui demande de raconter l'affaire pour savoir ce que les gens connaissent de son histoire, et lui dit que si cet Omar a été jugé coupable et condamné a 18 ans de prison, c'est que c'est obligatoirement lui l'assassin, que les journalistes ont dû se tromper et que ce que raconte cette dame est impossible..., ça m'a choquée, ce qui prouve qu'il peut être sournois...Qu'en pensez vous de cela ?
Encore un grand merci de m'avoir lue et répondu,
Sincères salutations
Georges Cenci Georges Cenci ·  04 juin 2012, 05:12

@maryline : Vous n'avez pas à vous excuser. Toutes les preuves sont à discuter, ce qui est la règle dans un prétoire et beaucoup d'intervenants, je pense aux avocats, les interprètent dans l'intérêt de leur client.
Je fais état dans ma première réponse des deux traces de main au sol. Il n'y a aucune erreur possible, elles sont dirigées vers la porte de la chaufferie, ultime effort de Madame Marchal pour se relever et ensuite prendre appui sur le chambranle gauche de la porte de la chaufferie ; avant de délivrer son deuxième message.
La photo 21 dont vous faite état témoigne des nombreuses traces de sang devant la porte d'entrée du sous-sol (la cave) mais il n'y a aucune trace de main. Ce sont des taches du sang qui s'est écoulé des blessures de Mme Marchal lorsqu'elle mettait en place le système de fermeture de la porte métallique. Certaines de ces taches qui se remarquent sur les murs proviennent aussi du peignoir tout ensanglanté.
Mais il est effectivement possible d'interpréter la tache au bas du mur comme pouvant correspondre à une trace de main. Pour avoir été présent sur les lieux et constaté l'ensemble des traces avec mes techniciens de la scène de crime, je peux vous assurer qu'il ne s'agit nullement d'une trace de main.
Vous avez lu Pourquoi moi et les nombreuses discordances avec le dossier de l'information judiciaire, les mensonges de Raddad et ses contradictions. Il me semble que vous avez compris Pourquoi c'était lui .
Pour répondre à votre observation, lors de l'enquête, nous avions recueilli des témoignages dépeignant le sieur Raddad comme une personne prenant quelques libertés avec ses horaires de travail surtout chez Mme Pascal, lorsque celle-ci était absente. Je n'ai aucun souvenir que ce dévoué jardinier se soit rendu en dehors de ses heures de travail chez Mme Marchal pour arroser les fleurs.
Raddad est-il sournois ? L'auriez-vous remarqué ! J'ai écrit par ailleurs et depuis fort longtemps que la prétendue innocence du condamné Raddad est l'illustration d'un parfait cynisme encouragé à l'extrême par une déplorable évolution des mœurs socio-politiques ; qu'il est avéré que le condamné est un meurtrier rusé, cynique, hypocrite, simulant et dissimulant ses sentiments, cherchant essentiellement à donner de sa personne morale et plus particulièrement de ses tendances et de ses sentiments, de ses opinions et de ses croyances une conception erronée, mettant, en faussant la valeur des faits, le mensonge au service de l'hypocrisie ; menteur car en simulant et dissimulant sa pensée, il trompe autrui sur les faits ; et insincère c'est donc un imposteur.
Mais comme je l'entends tous les jours sur France-Info, vous n'êtes pas obligée de me croire .
Avec toute ma sympathie.

Maryline Maryline ·  04 juin 2012, 15:49

Merci.

Une dernière question svp ! Aurait-il été possible que Madame Marchal se barricade avant d'écrire le message sur la porte de la cave à vins? Elle a fait l'inverse il me semble. Cette dame a pris un énorme risque sachant que l'assassin pouvait peut-être se trouver encore dans la propriété et qu'il pouvait revenir...Je suppose que se barricader l'aurait gênée pour aller écrire par la suite, ceci pouvant expliquer cela !

Du haut des marches ou surtout dans la cour, le meurtrier pouvait-il remarquer de l'extérieur que la lumière de la cave était de nouveau allumée après son départ (avec la porte fermée) ?


C'est honorable d'avoir crée un blog en mémoire de cette femme courageuse, enfin je ne sais pas si c'est pour cela qu'il existe, mais faire en sorte qu'on n'oublie pas le calvaire et la souffrance que la victime a subis. Continuons à la faire vivre encore un peu et vous soutiendrai car cela me tient à cœur. J'étais résidente de Mougins à l'époque des faits, je n'étais âgée que de 7 ans mais j'ai un bon souvenir de cette dame qu'il m'arrivait de croiser régulièrement, habitant en très proche voisinage...

Recevez également toute ma sympathie Monsieur Cenci.

Georges Cenci Georges Cenci ·  05 juin 2012, 06:25

@Maryline : Dans le paragraphe Que fait Ghislaine Marchal après le départ de Raddad je démontre longuement – vous l'avez lu – quels ont pu être les gestes, le comportement de la victime. A partir des traces et indices, nous avons pu reconstituer son parcours (je synthétise) : l'éclairage du couloir ; le premier message ; la mise en place du système de fermeture de la porte métallique ; enfin le deuxième message sur la porte de la chaufferie avant de succomber.

La première volonté de Ghislaine Marchal a été de dénoncer son meurtrier. Puis, craignant son retour et espérant survivre (l'instinct de survie), elle mettait en place le système de fermeture de la porte d'entrée. Vu les taches de sang sur le sol et les murs, il est impossible que le système de fermeture précède l'écriture du premier message.
J'ai aussi précisé dans mon ouvrage, que nous avions constaté, nous trouvant à l'intérieur de la cave donc à contre-jour et porte fermée, qu'un rai de lumière filtrait. Mais cette lueur était très faible.
L'éclairage naturel extérieur ne permettait pas de percevoir si la lumière était allumée dans la cave, que l'on se trouve en haut de la volée des marches ou dans la cour.

Il était important que cet espace d'information sur cette affaire existe. C'est un petit contre-pied à la désinformation avocato-médiatique. Et si c'est l'occasion de rendre hommage à cette dame, je suis fier avec mon webmaster d'y contribuer.
Vous pouvez vous aussi y concourir en le faisant connaître. Merci.

JC66 JC66 ·  14 juin 2012, 16:02

@Georges Cenci :

Monsieur, vous avez mon entier respect. Ce petit retard dans votre réponse est bien évidemment sans importance ; pendant des années je me suis fait 'berner' comme beaucoup d'autres il me semble dans le fait qu'un innocent avait été mis en prison et aujourd'hui 20 ans après, grâce à votre travail et surtout l’accès à des éléments dont on vous reproche la mise en ligne (je comprends que cela ennuie quelques personnes) la triste histoire de Madame Marchal prend un autre sens, celui de la réhabilitation en quelque sorte de la vérité !
Tout cela me laisse penser que notre société actuelle et surtout les médias sont parfois très loin d'être à la recherche de l'exactitude de certains faits divers mais plutôt de 'sensationnel' !
Le bon sens, le respect, la morale, l'éducation sont des valeurs qui petit à petit se perdent de nos jours et on en voit le lamentable record de faits divers chaque mois. Il y a une autre triste affaire que j'essaie de bien cerner depuis des lustres, celle du gendarme Jambert qui se serait suicidé et retrouvé apparemment avec deux tirs dans la tête. Cette histoire me laisse perplexe peut-être qu'un jour grâce à ce formidable 'média' qui est l'internet, cela permettra de mettre à jour ce sujet sensible.

Voila
Merci encore a vous,
JC du 66.


Georges Cenci Georges Cenci ·  16 juin 2012, 20:53

@JC66 :
Je ne sais plus quel spécialiste des médias m'avait transmis ce texte qu'il avait intitulé Vérité historique et la télé ! En voici la teneur :
''Tous les documentaires qui ont été diffusés que ce soit sur les chaines dites publiques ou privées ne sont souvent que des montages approximatifs en tout cas loin de refléter la vérité historique ce que les réalisateurs semblent se moquer éperdument.
Ces émissions sont généralement bien montées et télévisuellement correctes, accrocheuses, racoleuses. L'énigme reste une énigme même si depuis vingt ans la justice n'y voit que transparence. C'est le système que veut ça ! Lorsque les médias vous contactent pour participer à l'émission, bien évidemment le ou la journaliste qui vient vers vous, vous passe un onguent à même à soulager toutes vos scepticismes. On vous promet, un documentaire à charge et à décharge mais on oublie de vous dire qu'au final c'est ce qui est dans l'air du temps qui prévaudra.
La vérité vraie comme l'a écrit Francis Renaud dans son ouvrage (Justice pour le juge Renaud aux éditions du Rocher) la vérité vraie c'est que le réalisateur, dans le système actuel, n'est pas là pour exprimer une vérité ni même sa propre conviction, il est là pour complaire au public et se soumettre à la fameuse loi de l'audimat. Ce qui veut dire en gros : divertir le public (car c'est bien de cela qu'il s'agit aujourd'hui) et exprimer les valeurs du moment, sans les heurter, faute de quoi le coucou est invendable.
Donner aux téléspectateurs du croustillant, de l'images chocs, des révélations mais pas nécessairement la vérité. Et si en plus vous jetez en pâture les institutions vous aurez la formule pour qu'un documentaire fasse mouche. Et un mystère doit rester un mystère.''

Ce texte ne reflète-t-il pas parfaitement certaines pratiques des médias, quels qu'ils soient, de la presse écrite, parlée ou télévisuelle ?
J'ai vécu avec certains d'entre-eux ce qui est exprimé par ce professionnel. Depuis, quelle que soient les approches, j'oppose une fin de non recevoir. Je me contente de transmettre à mon solliciteur un texte le plus élaboré possible, qui bien évidemment n'est que partiellement repris, quand il l'est !
Bien cordialement à vous.

emily emily ·  16 juillet 2012, 18:56
Bonsoir, svp je souhaiterais avoir votre opinion sur les dires de la femme de ménage: elle prétend avoir entendu sa patronne recevoir un appel la veille de sa mort, d'une femme qui lui aurait dit qu'elle allait venir la chercher le dimanche. A la suite de cet appel Mme Marchal aurait donné congé à son employée jusqu'au mardi suivant. Cela ne tient pas debout, sachant que madame Marchal a confirmé sa présence au déjeuner anniversaire du dimanche ainsi que le repas du lendemain avec son amie. Je ne comprends pas pourquoi elle dit cela, qu'en pensez vous ? Quelle explication ? Cet appel est-il réel ? Merci de votre réponse
Georges Cenci Georges Cenci ·  18 juillet 2012, 05:20

@emily : Bonsoir.
Le 25 janvier 1994, Mme Liliane Receveau, la femme de service de Mme Marchal, déposait à la barre de la cour d'assises. A une question du président, elle soutenait que, je cite (pages 192–193 du livre "Omar l'a tuée") : « Le samedi quelqu’un a appelé pour dire qu’elle allait venir la chercher, je ne sais pas qui a appelé, c’était une femme. J’avais reçu congé le dimanche et le lundi, et je ne devais travailler que le mardi, ce qui avait l’air de déplaire à Madame. J’ai pensé qu’elle était invitée et qu’elle devait partir loin. »
A la demande de Me Vergès, ce détail, qui n’avait jamais été évoqué, était acté dans le procès-verbal des débats. Sur ordre du président, le greffier notait : « Mme Marchal ayant reçu un coup de téléphone le samedi 22 juin 1991 au matin, vers 10 heures, d’une personne dont elle n’a pas précisé l’identité, m’a dit qu’elle me donnait congé jusqu’au mardi suivant. J’ai pensé qu’elle était invitée pour un séjour d’une certaine durée et à une distance telle qu’elle ne pourrait pas revenir avant le lundi, elle me l’avait d’ailleurs dit car cela l’ennuyait que je ne puisse pas travailler le lundi. Je devais donc revenir le mardi à mon travail, ce que j’ai d’ailleurs fait. Je ne sais pas s’il a été donné suite à cette invitation. J’étais dans la chambre au moment de cet appel téléphonique ».
Mme Receveau avait été entendue en qualité de témoin à plusieurs reprises par les gendarmes ; notamment sur l'emploi du temps de Mme Marchal le samedi précédant le meurtre. Elle confirmait que cette dernière ne s'était pas absentée dans la matinée. Mais, à aucun moment, elle n'avait évoqué une communication téléphonique reçue ou passée par sa patronne.
Comme je l'ai énoncé dans mon ouvrage, tout ceci n’était que gesticulation de prétoire car le dimanche 23 juin, nous savions que Ghislaine Marchal était invitée chez les Koster et le lundi, c’était Erica Serin qui devait passer la journée à La Chamade.
C'était à vrai dire un pâle argument de défense. Quel coup de théâtre en effet ! La maîtresse de maison qui n’informait pas sa femme de ménage des raisons pour lesquelles elle se passait de ses services.

Quant à la réalité de cet appel, je n'ai pas de réponse arrêtée mais quoiqu'il en soit il est sans intérêt. S'il est aujourd'hui très facile de tracer les appels entrants et sortants il n'en était pas de même au début des années 1990. A l'époque, France-Télécom ne pouvait pas techniquement fournir la facturation détaillée pour des N° rattachés à un central électromécanique et, en ce qui concernait les N° rattachés à un central électronique, seules les communications internationales et interurbaines étaient enregistrées en facturation détaillée technique interne . Quant aux clients abonnés à la facturation détaillée commerciale seules les communications supérieures à 6 minutes étaient enregistrées.
Quels progrès technologique depuis, où l'on vous suit à la trace !
J'espère avoir répondu à votre attente.
Avec mes cordiales salutations.

François François ·  29 août 2012, 21:31

Bonjour,

Merci pour ce site, très informatif.
Je suis pour ma part convaincu de la culpabilité d'Omar Raddad. C'est principalement le dispositif de verrouillage de la porte d'entrée de la cave qui m'est apparu déterminant. Impossible, selon moi, de le mettre en place de l'extérieur. Cependant, une question m'a taraudé. J'ai récemment vu le film qui relate partialement les faits, et on y évoque les vêtements qu'Omar Raddad portait au moment du meurtre. Apparemment, ceux-ci n'étaient pas tachés de sang, et n'avaient pas été lavés. De plus, on sait qu'Omar Raddad a utilisé une cabine téléphonique peu de temps après le meurtre. Il est peu vraisemblable qu'il s'y soit rendu avec des vêtements ensanglantés. Je ne pense pas qu'il ait pu se changer. D'où ma question : comment est-ce possible de poignarder quelqu'un, qui a sans doute lutté pour se défendre, sans souiller ses vêtements ? Ai-je raté un épisode ?
Pourriez-vous m'éclairer ?

Un grand merci d'avance !

Georges Cenci Georges Cenci ·  31 août 2012, 05:38

@François :

Bonjour.

Effectivement, le blocage de la porte de la cave de l'intérieur est un des éléments incontournables pour affirmer que c'est bien Ghislaine Marchal qui l'a mis en place après le départ de son meurtrier. Il faut bien évidemment pour affiner le raisonnement y en adjoindre d'autres tels l'absence de trace de sang sur les poignées intérieure et extérieure, la présence de taches de sang sur le palier intérieur et l'absence de cette matière sur celui extérieur et sur les marches de l'escalier (Ces détails annihilaient la thèse de la mise en scène défendue par la défense).
Il ne vous aura pas échappé que Mme Marchal constatant qu'elle avait été enfermée par son meurtrier, et le sous-sol n'ayant aucune autre issue, avait mis en place, craignant le retour de son agresseur, un système de fermeture très efficace constitué par un tube métallique coincé sous la porte et reposant à l'autre extrémité sur un chevron faisant levier. Le lit sur roulettes (avez-vous lu ou entendu dans un média que ce lit était sur roulettes ?), posé au dessus de ce dispositif n'avait qu'un rôle accessoire.
Lors du transport de justice, le 18 février 1992, les avocats de la défense avaient été incapables de démontrer qu’il aurait été possible de mettre en place un système de blocage aussi résistant depuis l’extérieur de la cave. Cet élément de preuve a expressément été avalisé par la Commission puis par la Cour de révision.

En ce qui concerne les vêtements de Raddad, je m'explique dans mon ouvrage en tenant compte des données de l'enquête. Votre question sur les traces de sang est tout à fait légitime et pertinente. Je comprends que vous vous la posiez.
Comme dans tous dossiers criminels, des expertises sont ordonnées par le juge d'instruction. Celui-ci et les parties espèrent beaucoup des conclusions expertales pour faire avancer la vérité (ou leurs thèses) mais bien souvent elles n'amènent aucune conclusion permettant d'en tirer des conséquences. N'oublions pas dans le cas d'espèce que nous sommes en 1991 et que les expertises génétiques en étaient à leur balbutiement. C'est ainsi que, si l’on peut considérer par le raisonnement et l’analyse que le taille-haie est bien la deuxième arme du crime, la science, encore une fois, ne pourra l’établir formellement. Il y a de l’ADN sur le taille-haie, il y a une quantité importante d’ADN sur un chiffon mais il ne peut être scientifiquement prouvé à qui ces molécules correspondent ; tout comme sur la veste de Raddad où 10 ng d’ADN ont été extraits. Là encore, la présence d’inhibiteurs vis-à-vis des enzymes de restriction a rendu impossible l’analyse par la technique de l’empreinte génétique.
Vous avez bien lu il y a 10 ng d'ADN sur la veste de Raddad mais la science n'a pu en exprimer davantage.

Alors comment cela se fait-il que les vêtements du meurtrier n'aient pas été éclaboussés du sang de la victime ? Sur ce détail d'importance, nous nous sommes interrogés à partir des constatations. Je l'exprimais tant dans mon rapport de synthèse, qu'à la barre de la cour d'assises et dans mon ouvrage.

Les constatations au sous-sol établissent qu’il n’y a eu aucune projection importante de sang sur les murs si ce n’est quelques gouttes, au bas du mur de la chaufferie, à hauteur du bridge. Il se confirme ainsi que, malgré la multitude des coups, les blessures n’ont pas provoqué de jaillissement de sang (Il est communément admis que les blessures à la tête saignent abondamment mais ne jaillissent pas).
Lors du double égorgement, les artères n’ont pas été sectionnées. Le peignoir a absorbé le saignement des blessures à l’arme blanche. Les constatations sur ce vêtement démontrent qu’il est imbibé de sang. Elles mettent aussi en évidence que les coups, pour la plupart, ont perforé le vêtement avant d’atteindre Ghislaine Marchal.

L'absence de tache de sang sur les vêtements de l’inculpé peut s’expliquer aussi par :
- l’absence de sang sur les poignées de la porte de la cave, manipulées obligatoirement par l’agresseur, et attestant que celui-ci n’avait pas de sang sur les mains ;
- les 70 à 80 cm environ qui devaient séparer les deux corps lorsque les coups de chevron sont assénés ;
- la superficialité de la majorité des coups à l’arme blanche qui situe l’agresseur relativement éloigné de la victime.

Je conclus dans mon ouvrage : « Il suffit de se donner la peine d’examiner attentivement les dossiers photographiques annexés à la procédure pour se rendre compte qu’aucun des coups n’a provoqué de jaillissement de sang. Le sang qui s’est écoulé de toutes les blessures de Ghislaine Marchal a imprégné le peignoir, et s’est répandu sur le sol. Il est malhonnête de dire qu’il y a eu des jaillissements de sang. Tout cela ne sert pas la cause de la vérité mais alimente la désinformation et la polémique. C’est un piètre argument de défense qui ne peut résister à l’examen des faits »

J'espère avoir répondu à votre attente.
Avec mes cordiales salutations.

lily lily ·  02 septembre 2012, 20:05

Bonjour, est-il possible d'égorger une femme qui a le cuir chevelu souillé de sang (enfin je le pense car d'après votre livre et vos constatations les coups sur la tête ont été provoqués en premier et le cuir chevelu saignait abondamment) sans que le meurtrier soit taché de sang ? L'autopsie a-t-elle pu déterminer si le double égorgement a été fait de face ou de dos ? Dernière chose je m'étonne des coups de couteau sur les jambes car lorsqu'on a la volonté de tuer on s'attarde plus sur les organes vitaux... Torture ou grosse colère contre cette dame peut-être ? Mais cela me semble bizarre.
Cordialement.

Georges Cenci Georges Cenci ·  03 septembre 2012, 09:00

@lily : Votre question sur la '"virginité" des vêtements portés par Raddad, après la lecture de mon ouvrage, me surprend. Je viens de répondre à François sur le même sujet. Veuillez avoir l'obligeance de bien vouloir vous y reporter. Mais n'ai-je pas expliqué tout cela dans Omar l'a tuée ?
Sur la position de la victime pendant que les coups lui sont portés, les experts ont déterminé que la victime se trouvait soit debout, couchée ou à genou et en position statique ou en mouvement (relire page 60 Omar l'a tuée). Tous les coups tant de chevron qu'avec la cisaille ont été portés par devant, un seul à la cuisse gauche.
Mme Marchal n'a pas été torturée. Vous parlez là d'une propagande avocato-médiatique qui a la vie dure.
Avec mes cordiales salutations.

MAQUIGNON MAQUIGNON ·  05 septembre 2012, 12:48

Bonjour
De mon point de vue, les photos que vous publiez (notamment celle de la face interne de la main droite où les extrémités des doigts sont parfaitement visibles) seraient plutôt de nature à prouver le contraire de ce que vous soutenez. (Je ne vois pas la moindre trace de sang séché sur les dernières phalanges de la main droite - essayez d'écrire avec votre doigt aprés l'avoir trempé dans du sang et observez le résultat - personne ne peut admettre que seuls le bout des ongles soit impacté) - Je ne doute pas de la culpabilité du jardinier, je dis simplement que les images peuvent dire tout et le contraire de tout selon qui les utilise.
cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  06 septembre 2012, 07:31

@MAQUIGNON : Il y a les images et il ne faut pas se contenter des images !
Par ailleurs sur ce site je pense avoir donné suffisamment de références extraites du dossier de l'instruction pour n'avoir pas à les renouveler ; levée du corps, autopsie et expertises ont démontré qu'il y avait du sang sous les ongles de la victime. Ceci n'a jamais été contredit même par la défense. Il faut noter que certaines photographies ont été prises après grattage, découpage des ongles et lavage du corps de la victime. Il vous faut donc si vous vous contentez des images de les comparer entre-elles.
Merci de votre intervention.
Cordialement

MAQUIGNON MAQUIGNON ·  06 septembre 2012, 09:16

Je vous le répète, je ne doute pas de la culpabilité du jardinier. Je ne doute pas non plus que l'inscription sur la porte a été écrite par la victime avec ses doigts. je dis seulement que ces photos ne constituent pas une preuve par l'image puisque seules les mains sont ensanglantées alors que les phalanges sont nettes. Elles ont pû être nettoyées à l'occasion des prélèvements et c'est à ce titre qu'elles ne constituent pas ou plus une preuve indiscutable. Mon propos ne concerne que "l'utilisation" de l'image.
Cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  06 septembre 2012, 16:13
@MAQUIGNON : On ne va pas ouvrir une polémique sur ces images.
Je répète que certaines photographies ; probablement celles qui selon vous ne constituent pas une preuve par l'image, ont été prises après le lavage des mains (à l'eau) au cours de l'autopsie et par conséquent il peut ne pas paraître évident que les phalanges et les ongles de la victime étaient imprégnés de sang. Mais les avez-vous comparées ces photographies avec celles prises sur la scène de crime ?
Vous remarquerez qu'avec l'image j'ai aussi donné des indications suffisamment claires, je l'espère, pour informer le lecteur que les expertises avaient identifié le sang de Mme Marchal sous ses ongles. Maintenant le titre ''«les mains ensanglantées – la preuve par l'image»'' peut être interprété. Peu m'importe.
Ces images, lorsqu'elles ont été prises, constituaient une preuve que les mains étaient ensanglantées et qu'il y avait du sang sous les ongles de la victime (je représentais la juge d'instruction lors de l'autopsie et, comme les légistes et mes collaborateurs présents, j'en ai fait la constatation). Cette présence de sang a été confirmée ensuite par expertises. J'en déduis que les conclusions expertales, ne contredisent pas certaines images. Je mettrai en ligne cette expertise sous quinzaine.
Cordialement.
mla mla ·  09 septembre 2012, 00:24

Vous manipulez l'opinion tout autant que ceux que vous décriez.
Votre manque d'objectivité est flagrante, et on comprend parfaitement où se trouve votre intérêt.
C'est pathétique.

Georges Cenci Georges Cenci ·  10 septembre 2012, 05:43

@mla : Bonjour. Qu'il me soit tout d'abord permis de vous faire remarquer l'absence d'une marque de courtoisie dans votre commentaire.
"Manipuler" ! Il est flagrant que vous n'avez pas la moindre volonté de consulter tout ce qui est écrit dans ce blog. Vous me pardonnerez de ne pas comprendre les raisons faisant de moi un manipulateur. Il faudra me l'expliquer car vous devez être un bel esprit. Manipulé(e), mais un bel esprit.
Vous serez au moins d'accord avec moi pour admettre qu'une personne qui manipule l'opinion emploie des manœuvres destinées à tromper autrui sur la réalité d'un fait. Je n'abuse personne car tous les éléments et les pièces que je cite sont extraits des six tomes du dossier de l'instruction criminelle et des dossiers annexes. Prouvez-moi le contraire !

En quoi ne serais-je pas objectif ? D'étaler les stratégies de la défense multiforme ! D'exposer dans mon livre toutes les pièces du dossier ! De dévoiler les condamnations de certains pour diffamation ! De mettre à disposition les pièces du dossier ! De relater les éléments de preuve qui ont valu la condamnation de Raddad et les rejets de toutes les voies de recours possibles et imaginables (lisez mon article sur les éléments à charge cher(e) ingénu(e) ! De dire ce que je pense ! D'affirmer que la presse a, par facilité, passivité, paresse et intérêt, suivi les avocats de la défense et, de ce fait, manipulé l'opinion publique ! De critiquer le nanard de Roschdy Zem ! De relever l'indigence et la partialité des prétendues contre-enquêtes de privés ne s'embarrassant pas de scrupules, à leurs yeux inutiles, et toutes rejetées par les instances judiciaires ! D'exprimer qu'il y a une différence entre la recherche logique de la vérité et celle du sensationnel à tout prix ! Etc...

Où se trouve mon intérêt ? Il est réconfortant pour moi de constater que se manifestent des réactions sensées, nettes et fortement motivées provenant d'auteurs faisant autorité, désintéressés et parfaitement informés ; et assez courageux pour aller sans détours à contre-sens de la formidable machine à manipulation d'opinion publique. Je veux parler notamment de Philippe Bilger, avocat général à la Cour d'appel de Paris : "Omar Raddad innocent ; c'est du cinéma !" ; de l'avocat Dominique Inchauspé "des contrevérités dans l'affaire Omar Raddad" et de Laurent Davenas, avocat général à la Cour de cassation "L'affaire Raddad n'est pas l'affaire Dreyfus".
Nombreux sont celles et ceux qui me disent que ce site est une bouffée d'oxygène dans l'atmosphère si polluée de la prétendue ''Information".

Cependant vous pourriez préciser votre pensée puisque vous prétendez connaître parfaitement où est mon intérêt ! Et par la même occasion, pour quelle(s) raison(s) manque-je d'objectivité !

Cordialement.

Stephanie Stephanie ·  23 septembre 2012, 13:11

Avant toute chose, je tiens à vous remercier pour ce site sérieux qui nous aide à y voir plus clair.
Me concernant, c'est après avoir lu l'ouvrage de Guy Hugnet que des doutes ont commencé à s'installer.
Étant également très intéressée par le travail de Roland Agret, c'est presque logiquement que j'ai atterri sur votre site.
Je salue votre initiative de donner à voir aux lecteurs des éléments du dossier qui permettent de se faire un avis aussi objectif que possible, basé sur les faits, et uniquement sur les faits.
Je reconnais toutefois, pour ma part, ne pas avoir complètement tranché. J'ai encore quelques doutes sur la culpabilité d'Omar Raddad. Et notamment à cause de cette histoire d'ongles ensanglantés (ou pas!)
Je vous prie par avance de m'excuser car je n'ai pas lu la totalité des commentaires sur cette page (ce sera chose faite dès que j'aurai un peu de temps devant moi), aussi, je risque de donner dans la redite.
Vous précisez bien que le rapport d'autopsie est catégorique et que Ghislaine Marchal avait les mains ensanglantées. Je ne discute pas ce fait. Toutefois, il faut reconnaitre que ces photos que vous donnez pour que nous ayons "une preuve par l'image" ne m'ont pas totalement convaincue.
On y voit des mains violacées (surement le signe de la décomposition qui se met en marche) mais pas vraiment ensanglantées. On y voit au contraire les ongles bien faits et vernis de Mme Marchal, mais sur ceux-ci, aucune trace de sang séché (ou alors, je n'interprète pas correctement les images, ce qui est tout à faut possible). Pour ma part, je m'attendais à voir des doigts entièrement couverts de sang, puisque la victime a nécessairement dû tremper ses phalanges dans son propre sang pour pouvoir écrire ses messages. Imaginons que l'on trempe son doigt dans un pot de peinture, j'imagine que l'aspect coloré ressortirait de façon plus flagrante, non?
Pour résumer, je vois comme une contradiction entre ce qui est dit dans le rapport d'autopsie et les photos que vous dévoilez.
Quoiqu'il en soit, merci pour le travail que vous accomplissez ici et qui permet au lecteur de se faire un avis, en son âme et conscience, loin du matraquage médiatique venu embrumer les esprits ces dernières années.

lise lise ·  23 septembre 2012, 17:59
Je viens de lire l'article et les commentaires. Et puis je me suis demandée : et si il y avait un autre Omar ? Cette question est sûrement idiote mais est-ce qu'il y a des éléments qui accusent directement Omar Raddad et seulement lui ? (Je ne sais pas si ma question est très claire).
Aussi, aurait-il été possible qu'un proche de la victime l'ait tuée puis forcé à écrire " Omar m'a tuer " et, la croyant bientôt morte soit parti, pendant que celle-ci s'enfuyait dans la chaufferie pour s'enfermer ?
Georges Cenci Georges Cenci ·  25 septembre 2012, 16:05

@Stephanie : Je vous remercie de votre commentaire.
Effectivement ce site sur l'affaire du meurtre de Ghislaine Marchal est le seul à communiquer des pièces du dossier, entre autres documents et commentaires, afin que chacun puisse se faire une idée sur la culpabilité du sieur Raddad ou sa prétendue innocence. Mais vous comprendrez que je ne peux mettre en ligne les six tomes renfermant le dossier de l'instruction criminelle. Et il est des pièces d'investigation aussi sinon plus importantes que les expertises dont les conclusions sont laissées, je le rappelle, à l'appréciation des juges. L'avocat général, Laurent Davenas, n'a-t-il pas rappelé lors du développement de ses observations devant la Cour de révision, je le cite : « La police technique et scientifique ne remplacera jamais la patience et la minutie d’une enquête de police judiciaire. Et il ajoutait Tout a été dit, sans doute tout reste à écrire. »

Vous l'avez compris, du moins je l'espère, la culpabilité de Raddad ne se résume pas aux ongles de Madame Marchal et au sang sur ses mains. Vous lirez sur les expertises qui viennent d'être mises en ligne qu'il est noté que les mains étaient ensanglantées, notamment la levée de corps du 24 juin 1991 et le rapport d'autopsie du 21 juillet 1991. Les photographies prises sur la scène de crime (2 à 6/10 du diaporama) sont suffisamment explicites pour affirmer que les mains étaient ensanglantées. D'autres photographies ont été prises après lavage du corps comme je l'ai déjà écrit. D'où vraisemblablement l'interprétation que l'on peut faire de certaines images. Vous n'êtes pas la première personne qui poste en ce sens.

D'autre part, j'étais présent sur la scène de crime et j'ai participé à l'autopsie, j'ai pu constater ce qui est démontré. Il n'y a aucun doute là-dessus.

Vous avez lu Guy Hugnet. Il a écrit un livre remarquable et d'une indépendance intellectuelle qui l'honore. Je vais encore me faire critiquer si je vous recommande de lire mon ouvrage qui est un excellent complément de celui de Hugnet. Avec en plus toute la procédure et les données de l'enquête pour vous forger une intime conviction.

Cordialement à Vous.

Georges Cenci Georges Cenci ·  25 septembre 2012, 16:09

@lise : Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à ce site d'informations.
Je ne sais pas si je dois vous rassurer quant à votre perception de cette affaire. A la lecture de votre commentaire, je constate en effet que vous n'avez qu'une approche très approximative et limitée ; ce qui est logique pour la néophyte que vous êtes certainement. Il est évident que le matraquage avocato-médiatique à laissé son empreinte dans votre esprit.

Chère Lise, y avait-il un autre Omar ? Quels sont les éléments qui l'accusent ? Un proche de la victime aurait-il forcé la victime à écrire les messages dénonciateurs ?
J'ai déjà répondu à ces questions et mis en ligne des décisions de justice. Lisez par exemple l'arrêt de rejet de la requête en révision par la Cour de révision et les observations développées par l'avocat général devant ladite Cour.

Si vous voulez vraiment comprendre cette affaire je vous conseille de lire mon ouvrage qui synthétise toute l'affaire : Omar l'a tuée – vérité et manipulations d'opinions aux éditions l'Harmattan - Paris. Vous serez parfaitement renseignée et vous pourrez ensuite, si un détail vous avait échappé, me le demander. C'est avec plaisir que je vous donnerai mon avis.

Cordialement.

Stéphanie Stéphanie ·  25 septembre 2012, 19:25

@Georges Cenci :
Je vous remercie, Monsieur Censi, d'avoir pris le temps de me répondre.
Vous dites que l'affaire Omar Raddad ne se limite pas à l'histoire du sang sur les mains et, assurément, vous avez raison. Mais le diable se situe toujours dans les détails. On ne peut faire l'économie de ces derniers si on veut avoir une vision juste et impartiale de l'affaire, ou plutôt devrais-je écrire, si l'on veut espérer connaître la vérité.
Je comprends aisément que vous ne puissiez mettre toutes les pièces du dossier en ligne et note les éléments que vous m'apportez dans votre réponse. (Merci encore, car j'imagine combien il est fastidieux de se répéter tout le temps).
Et oui, il est fort probable que je lise votre livre. Il faut toutefois reconnaitre que vous ne pouvez être totalement impartial, puisque vous avez enquêté sur cette affaire. Il y a forcément conflit d'intérêt. Mais ceci n'enlève rien au fait qu'il est intéressant d'avoir votre point de vue et intéressant d'entendre ce que vous avez à dire.

Cordialement.

Georges Cenci Georges Cenci ·  26 septembre 2012, 17:06

@Stéphanie : Si je me réfère à toutes les décisions de justice, le sieur Raddad a été reconnu coupable du meurtre de Ghislaine Marchal. Les jurés populaires, les magistrats tant français qu'étrangers n'ont eu aucun doute quant à sa culpabilité et à la régularité des procédures. Il n'en est pas de même bien évidemment du ressenti de l'opinion publique qui a été manipulée sans scrupule par les avocats de la défense, les détectives dits privés stipendiés par elle et par la presse dans son ensemble. Dans notre État de droit, ce n'est heureusement pas l'opinion publique qui juge mais les tribunaux.
Vous écrivez que je ne peux être impartial puisque j'ai enquêté sur cette affaire et vous y voyez un conflit d'intérêt. Stéphanie, une enquête, une information judiciaire se fait à charge et à décharge. Elle n'a qu'un but mettre à la disposition de la justice des actes de police judiciaire afin de lui permettre de se prononcer sur l'innocence ou la culpabilité.
Je suis quelqu'un de foncièrement honnête, intransigeant et impartial. Je ne vois pas trop le conflit d'intérêt dans la manière d'avoir dirigé cette affaire. Vous sous-entendez que j'aurais eu un intérêt personnel à faire condamner un homme. C'est une insinuation grave. Ce n'est pas ma déontologie et je trouve cela blessant.
Cordialement.

Stéphanie Stéphanie ·  26 septembre 2012, 18:34

Monsieur Cenci (veuillez m'excuser car j'ai écorché votre nom dans mon précédent message).
Vous dites: "Vous sous-entendez que j'aurais eu un intérêt personnel à faire condamner un homme. C'est une insinuation grave. Ce n'est pas ma déontologie et je trouve cela blessant."
Si je vous ai blessé, j'en suis désolée! C'était une tournure de phrase surement malheureuse de ma part. Je ne sous-entends pas que vous "auriez eu un intérêt personnel à faire condamner un homme". Je veux seulement dire que, puisque vous avez enquêté sur cette affaire, il est évident que vous n'allez pas dire aujourd'hui que le jugement qui a suivi (et qui a donc reposé en partie sur votre travail) est une erreur. Je suis convaincue que vous êtes de bonne foi, mais vous ne pouvez pas être totalement objectif, puisqu'impliqué professionnellement dans cette affaire. Je ne vous accuse de rien et ne mets pas ni votre personne ni votre travail en cause. Reste qu'on ne peut être à la fois juge et partie: c'est humain un point c'est tout.
Pour autant, peut-être Omar Raddad est-il le vrai coupable et peut-être avez-vous raison. Mais laissez moi le droit de ne pas trancher: je n'ai pas travaillé sur cette enquête, n'étais pas présente sur les lieux du crime et n'étais pas non plus au tribunal. Aussi, prenez ma démarche comme une simple volonté de m'informer. Rien de plus, rien de moins.
Bien cordialement.

Georges Cenci Georges Cenci ·  10 novembre 2012, 08:26

@Stéphanie : Tout d'abord veuillez m'excuser pour cette réponse tardive. Lorsqu'on écrit l'on doit prêter attention à ses tournures de phrases. Il m'arrive aussi d'écrire des mots qui dépassent ma pensée. Votre nouvelle explication est plus recevable. Vous noterez que je n'étais ni juge ni partie ; tout simplement le responsable de l'enquête qui consistait à mettre à la disposition des juges et des parties des actes de police judiciaire.
Mais dites-moi. Croyez-vous qu'un enquêteur, quel qu'il soit, qui a travaillé des mois et des mois sur un dossier n'est pas apte à juger de la culpabilité ou de l'innocence d'un homme ! Nous sommes certainement les mieux placés pour en juger. Vous savez, le procès, les effets de manches, les plaidoiries grandiloquentes, je connais. Et croyez bien il vaut mieux que la Justice s'appuie sur le travail de la police, de la gendarmerie et des magistrats instructeurs que sur les enquêtes fabriquées de détectives marrons !
Libre à vous bien évidemment d'avoir votre propre opinion sur la culpabilité ou l'innocence de Raddad.
Bien à Vous.

TPE sur Omar Raddad TPE sur Omar Raddad ·  27 novembre 2012, 13:07

Bonjour,
Nous sommes actuellement des élèves de Première, et avec votre accord, nous aimerions utiliser vos images afin d'illustrer notre TPE.
Cependant, nous voulions aussi savoir, si la victime Mme Marchal, était droitière ou gauchère.

Bien cordialement,

Déborah, Emmanuelle, Émilie .

TPE sur l'affaire Omar Raddad TPE sur l'affaire Omar Raddad ·  27 novembre 2012, 13:46

Nous aimerions vous poser d'autres questions :

- Les gendarmes ont-ils relevé l'ADN (cheveux, empreintes?... ) d'Omar Raddad dès son interpellation le 25 juin 1991 ?
- La découverte du corps s'est-elle faite dans le noir total ?
-Il y avait-il une procédure d'enquête spécifique en 1991 comme celle d'aujourd'hui ?
- Quelle est la durée d'une mise sous scellée de pièces à convictions ?
- Il y avait-il du sang présent sur la poignée de la porte ?
- Est-ce bien le détective privé employé par le père d'Omar Raddad qui a retrouvé l'arme du crime ?
Si Oui, où l'a -t-il retrouvé ?

Avec nos remerciements ,

Déborah, Emmanuelle, Emilie .

Georges Cenci Georges Cenci ·  28 novembre 2012, 08:20

@TPE sur Omar Raddad : Bonjour Mesdemoiselles.
Je vous autorise à utiliser les photographies qui sont en ligne sur ce site mais seulement celles de la rubrique « Les photographies inédites du dossier d'instruction ». Les autres de la rubrique « Les mains ensanglantées ; la preuve par l'image » ne sont pas exploitables car protégées par la loi.
Je vous confirme que Madame Marchal était droitière. Je reste à votre disposition pour tout complément que vous jugerez nécessaire.
Bon travail.
Avec mes sentiments les plus cordiaux.

Georges Cenci Georges Cenci ·  28 novembre 2012, 08:23

@TPE sur l'affaire Omar Raddad : Mes réponses seront très courtes car elles se trouvent déjà sur le site.
- Les prélèvements sur Raddad ont été effectués par le gendarme en charge de la police technique alors que nous l'avions en garde à vue ;
- Le corps se trouvait dans le noir lorsque les deux gendarmes ont réussi à pénétrer dans le sous-sol ;
- Les types de procédure n'ont pas changé. Dans ce cas d'espèce, les gendarmes de la brigade de Mougins ont ouvert une enquête administrative de recherche d'une personne disparue. Après la découverte du corps, c'est la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Cannes qui a ouvert une enquête de crime flagrant puis, après ouverture d'une information judiciaire, cette même brigade de recherches a travaillé sur commission rogatoire d'un juge d'instruction ;
- Tout dépend des scellés et de leur nombre mais les mises sous scellés sont faites le plus rapidement possible pour les protéger de toutes pollutions environnementale et humaine ;
- Il n'y avait aucune trace de sang sur les poignées de porte ;
- Les armes du crime sont le chevron et très vraisemblablement la cisaille. Le fameux détective stipendié par la défense est un trublion spécialiste des coups fumeux et des évènements à sensation. Vous faites référence à ce que vous avez lu dans la presse où l'on voyait Bernard Naranjo remettre aux gendarmes un couteau rouillé prétendument retrouvé dans le port de Cannes. Mais cette découverte insolite a fait long feu, comme tous les éléments présentés par ces hurluberlus car chacun de ces individus a retrouvé « son » arme du crime. D'ailleurs dans les semaines à venir, vous trouverez des billets sur ces professionnels des enquêtes à sensation.
Pour travailler sur ce sujet, je vous conseille la lecture de deux ouvrages : celui de Guy Hugnet et le mien. Vous avez dans ces deux ouvrages matière à réflexion pour un travail de recherche d'excellence.
Cordialement.

lanamer lanamer ·  28 novembre 2012, 20:51

@Georges Cenci : Je ne remarque pas de sang sous les doigts de Mme Marchal et plus particulièrement sous l'index droit. En revanche si comme on nous l'a précisé, elle avait trempé son doigt dans ses blessures afin de rédiger la phrase désormais célèbre, comment expliquez-vous, et je vous le demande en toute bonne foi, que ses doigts ou son doigt ne soient pas recouverts de sang séché y compris tout autour de l'ongle?Le vernis qu'elle porte ne change rien à l'affaire, On voit nettement qu'il n'y a pas de sang séché autour des ongles de la main droite. Je ne vois que des traces blanches de ciment sur leur partie supérieure. Je remarque bien évidemment du sang séché sur les bras, des bleus sur les mains et particulièrement celle de gauche mais si vous trempez votre doigt dans le sang pour écrire, force est de reconnaitre que ce sang sèche et est visible y compris sur la partie supèrieure. Lorsque que l'on s'effondre après la rédaction d'une telle phrase, les dernières marques de cet effort sont du sang et non de la poussière de ciment. Incompréhensible et je vous assure qu'il n'y a pas d'attaque personnelle.

lanamer lanamer ·  28 novembre 2012, 21:09

@Georges Cenci : Si, comme vous le précisez, Mme Marchal espérait survivre, pourquoi "Omar m'a tuer" et non pas "Omar m'a agressée" ou bien alors rien du tout, juste la nécessité de se barricader craignant le retour de son ou ses agresseurs?. Il est d'ailleurs psychologiquement reconnu qu'il reste très difficile et même plutôt rare de parler de soi en étant, veuillez excuser la tournure de cette phrase, mort. J'ai ce soir beaucoup lu et commenté vos interventions et souhaiterais, si toutefois cela vous est possible que vous apportiez quelques réponses à mes interrogaions. Vous avez mon adresse mail et je vous en remercie par avance Monsieur Censi. Cordialement.

TPE sur l'affaire Omar Raddad TPE sur l'affaire Omar Raddad ·  11 décembre 2012, 12:27

Bonjour,
Nous vous remercions pour vos réponses.

Cordialement,
Déborah, Emmanuelle, Emilie.

DavidS DavidS ·  13 décembre 2012, 13:56

Cher Monsieur Cenci,

C'est un grand honneur pour moi de vous écrire enfin. Il se trouve que, passionné par cette affaire j'ai acheté votre ouvrage fin 2002, que je l'ai lu une bonne douzaine de fois dans son intégralité, que c'est mon livre préféré parmi tous ceux que je possède et j'ai très souvent souhaité vous faire part de mon admiration pour votre travail et votre personnalité, c'est ce que je fais aujourd'hui après la découverte de votre site, lui aussi pour le moins non dénué d’intérêt.

Je ne sais pas comment certaines personnes, sans doute aussi mal éduquées qu'informées, osent mettre en doute votre intégrité, votre sens du devoir et surtout puissent imaginer que vous auriez un intérêt quelconque (notamment financier) à faire vivre ce dossier Raddad-Marchal, lorsque l'on a lu "Omar l'a tuée", on devine que vous n’êtes qu'en quête de la vérité, qu'aujourd'hui encore, plus de 20 ans après les faits vous vous dévouez encore à argumenter des points de détail dont certains répétés et rabâchés, et au-delà, que les charlatans vous insupportent et que cette affaire aura été l'occasion pour beaucoup de vautours, particulièrement dans les médias, de faire du sensationnel avec des reportages racoleurs destinés à faire de l'audience, ainsi à des détectives privés, avides d'argent et de notoriété, qui ne sont pas les derniers à créer des doutes et ainsi faire passer la condamnation d'Omar Raddad pour une mascarade de justice, ce qui n'était, loin s'en faut, pas le cas. Les éléments à charge sont suffisamment étayés et argumentés ( cave fermée de l'intérieur, assertions d'Omar invérifiables, mobile du crime, désignation par la victime d'un familier, etc..) pour laisser place à un doute dans ce dossier.

Ce qui est frappant dans votre livre également, c'est que vous laissez place à une certaine forme d'humour, notamment lorsque vous relatez la cacophonie des avocats de la défense ( j'avais eu l'occasion de rencontrer un jour Maitre Girard, et après avoir parlé quelques minutes avec lui, je ne suis pas certain que lui-même était convaincu de l'innocence de son ancien client), lorsque vous parlez aussi de tous ces pseudo-intellectuels qui ont refait l’enquête puis le procès sans y avoir assisté une seule minute et surtout que vous gardez une certaine forme de dérision devant la déliquescence des mœurs et de l"évolution" de la société. Et malgré une relatif désabusement, vous gardez votre entité et par des tournures de phrases bien senties vous remettez tout ce petit monde à sa place. ll est certain que chacun est libre de croire ou pas en l'innocence d'Omar Raddad, encore faut-il avoir des arguments et j'ai eu beau chercher, j'ai eu bien du mal à trouver un élément probant, à, part peut-être une certaine différence entre les écrits de Madame Marchal et ceux en lettres de sang, mais évidemment il est bien plus facile d'écrire de la même façon assise sur une feuille avec un stylo dans un état normal, et d'écrire avec son sang, agenouillée et avec ses doigts, dans un état de stress total après s’être faite agressée et de quelle façon !

Et ce qui m'interpelle au plus haut point, c'est comment Omar Raddad, se sachant coupable du meurtre, arrive à vivre encore avec ça depuis tant d'années et surtout comment il peut bien dissimuler à sa propre famille (car cela m'étonnerait qu'il se soit confié à eux) ce crime et continuer de clamer son innocence dans une espèce de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle... Je pense qu'il est prisonnier de son personnage, il a commencé par nier les faits et jusqu'au bout il risque de le faire. A moins que dans un incroyable sursaut d'orgueil, n'ayant plus rien à perdre il finisse par dire que c'est bien lui qui a tué Ghislaine Marchal ! (là, le "chef-d’œuvre" de Roschdy Zem en prendrait un coup!!). Pure fiction, mais bon, sait-on jamais...

J'ai lu dans votre livre que vous aviez dirigé la brigade recherches de Menton, travaillant moi-même dans cette ville et passant tous les jours devant la gendarmerie je pense souvent à vous et à toutes les affaires que vous avez eu à traiter dans votre carrière, celle-ci étant évidement hors-norme de par sa portée médiatique, d'ailleurs je suis persuadé que jamais vous n'auriez imaginé, le 24 juin 1991, en parler encore plus de vingt ans après les faits.

Je vous assure, Monsieur Cenci, de mon plus grand respect et de ma considération la plus distinguée.

David

 

Georges Cenci Georges Cenci ·  14 décembre 2012, 10:35

@David : Votre analyse résume parfaitement cette affaire. Elle n'est pas, à mon avis, une affaire hors norme. C'est une affaire comme tant d'autres ; ni facile ni complexe. Elle est devenue hors norme par la seule mainmise des avocats de la Défense sur la Presse ; qui n'en demandait pas tant pourvu que de vendre du papier et de l'images !
Depuis l'origine de cette affaire, les prétendus journalistes d'investigation ne recherchaient que le sensationnel ; révéler la vérité n'était pas leur souci majeur. Rechercher et recouper une information avant publication devait les rebuter. Comme dans d'autres « faits divers », diffuser les impostures des détectives, là elle raffole ! Relayer les fantaisies des avocats, elle adore !
Il faut bien reconnaître que les auxiliaires de justice n'avaient que la Presse pour faire passer leurs thèses à géométrie variable. Et L'argent, qui est le nerf de la guerre, n'a pas dû leur manquer !
Votre écrit, intelligent et tranché démontre que vous n'aboyez pas avec la meute des bornés qui émettent des avis sans connaître une ligne de la procédure.
Je vous remercie de votre témoignage et vous prie de croire à mes sentiments les plus cordiaux.

DavidS DavidS ·  14 décembre 2012, 14:35

Cher Monsieur Cenci,

Merci d'avoir pris un peu de votre temps pour me répondre, j'en suis très touché.

Pour rebondir sur ce que vous dites, il est certain que face à une information à deux vitesses, c'est-à-dire que la défense pouvait à tout loisir s'épancher dans la presse et y divulguer toutes sortes d'informations et de thèses (aussi farfelues et fantaisistes les unes que les autres), alors que vous , par le devoir de réserve auquel vous étiez soumis en tant que militaire et directeur d'enquete, vous avez du, quelque part , enrager intérieurement et peut-etre meme en souffrir car il s'agit là d'une injustice assez flagrante. J'avoue ne pas bien comprendre le pourquoi de cette tolérance pour la partie adverse et pourquoi vous, justement, ne pouvez répliquer... Mais bon, que voulez-vous, j'imagine que la perfection n'est pas de ce monde!!

Quoi qu'il en soit et heureusement pour Christian Veilleux et sa famille qui a du hélas beaucoup du souffrir de toutes ces épreuves , justice a été rendue lors du procès, je ne vois pas comment Omar Raddad, malgré toutes ses ruses et son comportement de victimisation a pu croire une seule seconde qu'il allait etre acquitté, déjà vu son système de défense qui souffrait sans doute d'une certaine impréparation et au-delà, devant les faits qui étaient, eux, bien concrets et soutenus par Maitre Leclerc, l'avocat général Bernard Farret et bien sur vous-meme lors des exposés devant la Cour d'Assises de Nice.

L'ame de Ghislaine Marchal a ainsi pu reposer en paix.

Je vous souhaite de bonnes fetes de fin d'année, et je souhaite bien sur une longue vie à votre site, qu'évidemment je ne manquerai pas de suivre avec le plus grand interet car il y a des témoignages et des pièces du dossier justement très intéressants à découvrir.

Cordialement, Monsieur Cenci.

David.

Georges Cenci Georges Cenci ·  15 décembre 2012, 09:15

@David : J'ai la ferme intention et mon webmaster également de faire en sorte que ce site se perpétue. Pour plusieurs raisons : je n'ai pas encore mis en ligne tous les billets - en préparation - dans la rubrique Questions/réponses ; découvrant ce site, le plus souvent par hasard, beaucoup de personnes, convaincues de l'innocence de Raddad s’aperçoivent, deux décennies après, que les avocats et la Presse les ont roulées dans la farine ; je n'aurai de cesse de révéler la vérité judiciaire qui a été bafouée par des malfaisants de tous poils.
Le respect dû à la victime vaut bien de poursuivre cette tâche.
Je vous remercie de vos interventions et vous prie de croire à mes sentiments les plus cordiaux. Bien évidemment je vous souhaite un joyeux Noël et une heureuse année 2013.

dimitri dimitri ·  08 octobre 2014, 08:42

Enfin, je précisais, même page, que : " Ce point vient contredire la thèse, souvent énoncée dans la presse écrite et à l’occasion d’émissions télévisées racoleuses, selon laquelle il n’y aurait pas eu de sang sous les ongles et que par conséquent, Mme Marchal ne pouvait pas être l’auteur des inscriptions."
D'autre part vous tiendrez compte que lors de l'autopsie mon technicien en investigation criminelle, le gendarme Vessiot, avait opéré par grattage et découpage des ongles, ce qui avait permis aux experts de constater qu'il y avait du sang sous les ongles des deux mains de Mme Marchal.

Bonjour,

Du sang sous les ongles ne veut pas dire non plus que Madame Marchal a écrit le message...Il peut paraitre normal de passer ces mains sur une blessure par reflex et défense et ou survie...je pense non??? d'ou le sang sous ses ongles...

Quelque chose me chagrine, on a souvent dit quelle n'était pas descendue à la cave bien habillée peur de se salir...mais elle y va quand même après avoir prit sa douche et avec un peignoir de chambre...bizarre...pourquoi ne pas l'avoir fait avant sa douche...

Sachez que je suis juste ici pour comprendre pourquoi certaine logique ne sont que rarement contre-dite...

Merci.

dimitri dimitri ·  08 octobre 2014, 10:15

Bonjour,

Je sais cela vous deplait...mais le fait qu'il n'y ai pas de sang (égorger...VEINE JUGULAIRE et donc jaillissement important de sang) sur les vétements d'OMAR restera un mystère...qu'il les enlèves chez lui...ne les laves pas, ne les jettes pas...Il aurait pu ce jour donner n'importe quels vétements...personne n'aurait rien vu, ou si peut-être sa femme ok je concois.

Le corps se trouvait dans le noir lorsque les deux gendarmes ont réussi à pénétrer dans le sous-sol...pourquoi ne pas allumer pour y voir plus clair Madame Marchal...ne fusse que pour écrire...installer le dispositif...certains diront qu'elle l'a éteint la lumière après...dans quel but?

Le non sang sur les mains...quand vous avez du liquide sur les mains et qu'a un moment donné vous reposé votre mains au sol il doit bien y avoir un amalgame de sang et poussière sur vos mains.
Sur les photos on y voit pas vraiment se mélange...

Je ne fais que m'interroger et je félicite encore votre travail Monsieur.

Akhenaton Akhenaton ·  09 novembre 2015, 15:28

Bonjour cher Monsieur Cenci,

Je vous félicite pour votre travail rigoureux sur l'affaire Ghislaine Marchal. Votre état des lieux sur l'affaire est sans appel et vos arguments sont percutants. Omar est coupable et jamais plus grave erreur n'a été commise que sa grâce par Monsieur Chirac. Cette affaire a atteint le grotesque lors de l'accusation par le nouvel observateur du fils de la victime Christian Veilleux. Doublement accablé et humilié par des gens peu scrupuleux.
Un grand merci aussi, pour cette bataille que vous menez sans vergogne depuis des années. La famille doit vous en être reconnaissante. Je pense notamment à Sabine du Granrut qui a fait part récemment de son opinion sur la responsabilité indéniable d'Omar concernant le meurtre de sa tante.

Récemment dans les médias est évoqué ce test d'ADN exploitable qui doit avoir lieu pour identifier un éventuel autre protagoniste. Ce test ayant été rendu possible grâce à la nouvelle loi du 20 juin 2014 pour faciliter les révisions des procès. Quel est votre avis sur la question? Pensez-vous qu'il y ait une chance qu'on retrouve un quelconque autre protagoniste? un complice de Omar, Omar lui-même ou une personne reliée à l'affaire? Omar a-t-il agi désespérément seul ?

Pour finir, que répondez-vous à ceux qui prétendent que les inscriptions "Omar m'a tuer" ont été écrites par un tiers proche de confiance ? Qui aurait pu attirer Madame Marchal jusque dans la cave sans qu'elle ne se méfie. Et donc ainsi imiter son écriture, connaissant son orthographe approximative.
Certains aussi s'interrogent sur le fait que d'inscrire cette phrase sur la porte va à l'encontre de l'instinct de survie et des mécanismes de défense (la projection de sa propre mort serait très difficile : "m'a tuer") , et qu'une personne capable de l'écrire à deux reprises et disposant donc d'assez de temps, aurait tendance à se diriger vers la sortie plutôt que de se barricader ?
Pourquoi y a-t-il l'empreinte de sang des doigts de sa main gauche (phalanges visibles) alors que celle-ci ne présente à priori pas de sang sur les phalanges de sa main gauche?pourquoi la main droite de madame Marchal ne présente-t-elle de sang que sur le pouce et pas sur les autres doigts si c'est elle qui a écrit les inscriptions ? Pensez-vous que l'argent a été volé avant ou après le meurtre? en effet il n'y a pas de sang sur le sac à main de madame Marchal. Comment Omar a-t-il pu tuer madame Marchal sans laisser son ADN nulle part sur les objets ensanglantés (chevron etc.) ou la porte ?

Je vous remercie par avance pour ses éclaircissements et vous souhaite une bonne continuation.

BebR BebR ·  13 novembre 2015, 10:18

@Akhenaton  : Bonjour. Permettez-moi de répondre à quelques-unes de vos interrogations en lieu et place de Georges Cenci qui ne manquera pas de me corriger si besoin.

- Il y a très peu de chance que l'ADN aujourd'hui exploitable soit présent dans le FNAEG. Mais pourquoi pas ! Voir le commentaire de Georges Cenci à Nelly qui évoque le FNAEG et répond à votre question.

- Les inscriptions sur la porte sont de la main de la victime. Les expertises graphologiques font foi. Elles sont consultables ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php... et ici :http://omarlatuee.free.fr/index.php... .

- Tout votre cheminement de pensée sur l'instinct de survie de la victime et l'hypothèse qu'elle ne pouvait désigner son meurtrier tombe à l'eau avec cette simple information que beaucoup ignorent ou oublient volontiers : Omar Raddad a fermé à clé la porte de la cave en quittant les lieux ! Mme Marchal, même sans son système de barricade ne pouvait donc pas sortir des lieux ! Elle savait donc au bout d'un certain laps de temps que ses minutes étaient comptées et s'est dirigée vers la porte devenue célèbre. Lisez le scénario de l'agression :http://omarlatuee.free.fr/index.php... .

- Concernant les traces de sang sur les mains de Mme Marchal, lisez le rapport d'autopsie ! Ici :http://omarlatuee.free.fr/index.php...ou bien la liste des éléments retenus à charge :http://omarlatuee.free.fr/index.php...ou le dossier photographique http://omarlatuee.free.fr/index.php?post/2012/02/Les-mains-ensanglantees-la-preuve-par-l-image.

- Omar Raddad n'a pas reçu de projection de sang. Donc pas de sang sur le sac de la victime ; sac qui je le précise était toujours ouvert avec les billets déposés en vrac. Il n'était donc pas nécessaire de toucher le sac pour dérober l'argent qu'il contenait.

Vous remarquerez cependant que la défense se garde bien de demander de nouvelles expertises ADN sur les vêtements de Raddad dont notamment le blouson où 10ng d'ADN avaient été révélés sans pouvoir, à l'époque, le codifier mais aussi sur sa chemise et son pantalon où des traces brunâtres et ou rougeâtre avaient été décelées par le laboratoire.

- Contrairement à ce que vous affirmez, des traces ADN d'Omar Raddad ont bien été identifiées sur le lieu du meurtre. Il travaillait ici et avait accès à la cave ! Donc la présence de ces mêmes traces n'est pas un élément à charge de toute façon. Elles ne prouvent aucunement sa culpabilité.

Espérant avoir répondu à vos questions.

Cordialement.

Motemka Motemka ·  16 août 2016, 22:28

Mr Cenci,
J'ai lu votre livre que j'ai trouvé très instructif.
Vous avez fait un excellent travail d'enquête Mr Cenci quoiqu'en disent ou en pensent vos détracteurs.
Les defenseurs d'Omar disent qu'il est innocent mais ils n'arrêtent pas de modifier leur version (la femme de menage et son amant; le fils de madame Marchal; le second Omar; le temple solaire...etc). Après cela comment peut-on encore croire en l'innocence d'Omar. Ce n'est plus possible. Alors que l'accusation a toujours gardé la même version. J'ose espérer qu'un jour pour liberer sa conscience il reconnaitra ouvertement ce massacre. A sa place je ne pourrai pas vivre avec un crime aussi lâche et aussi odieux sur la conscience.

Bien à vous

Georges Cenci Georges Cenci ·  17 août 2016, 21:03

@ Motemka

Bonsoir.

Je vous remercie quant à votre appréciation sur le travail d'enquête que nous avons effectué. Les nombreux défenseurs de Raddad, épaulés par des stipendiés pseudo détectives que d'aucuns qualifieront de voyous patentés ont, médiatiquement, enfumé le dossier ; sans résultat pour leur client mais oh combien dévastateur pour celles et ceux qu'ils ont jetés en pâture à la presse.
Ces personnes – et je pense plus particulièrement au fils de Mme Marchal, Christian Veilleux – ont été meurtries par les accusations infâmes liées à des ragots hâtivement transformés en présomptions de culpabilité par des inquisiteurs fort heureusement dépourvus de tout pouvoir autre médiatique.
Quant au mea culpa que vous évoquez, il ne faut pas y compter. Voir par ailleurs ce que j'ai écrit sur la personnalité de Raddad. Ce meurtrier vit très bien avec ce crime sur la conscience. Mais, a-t-il une conscience ? J'en doute.
Très cordialement

youssef youssef ·  20 août 2016, 22:51

Les blessures sont des blessures défensives c'est normal qu'il y ait du sang dans les mains mais les bouts des doigts, paraissent-ils, n'ont jamais été trompés dans le sang pour écrire. Ces photos sont, en fait, contre votre thèse. Les spécialistes de sang, blood splatters, vous contrediront.

Bruno Bruno ·  21 août 2016, 10:57

Bonjour : Vous allez, certainement me prendre pour un imaginaire, Mr cenci , mais tant pis; plus je regarde la photo sur la position du corps de Mm Marchal dans la chaufferie, plus je me demande si elle ne délivre pas un deuxième message. Il y a très peut de probabilité, qu' une tierce personne lés tiré par les bras étant donné que son corps et trop près du mur, donc, elle seuls ces mi dans cette position. Alors, ne sachant pas trop quoi à en déduire de cette position plutôt bizarre à mon goût, j'ai cherché sans trot de préjugés, et de certitudes absolues à quoi cette position aurait t'elle put ressembler, ou signifie.J'ai donc cherché des signes humains de toute nature, quenini, rien qui m'a inspiré plus que ça. Puis, côté animaux, idem, vient le tour aquatique, poisson, crustacé, et se dernier remporte ma curiosité ; d'abord, je tape crabe, pas terrible, ensuite homard, (tien donc,homard,omar l'amalgame et tentent )et là, une étrange vision m'interpelle la ressemblance et surprenante, pour ceux qui non pas un esprit trop fermé bien sûr, ou moqueur. Voilà, ce que mon imagination farfelue, ou pas, mon amené.

Georges Cenci Georges Cenci ·  23 août 2016, 09:08

@youssef : 

Bonjour.

Si vous le dites !

Bien à vous.

Georges Cenci Georges Cenci ·  23 août 2016, 09:11

@Bruno :

Bonjour

Il est assez compliqué de vous suivre dans votre raisonnement. Vous me pardonnerez mais, à mon âge, mon esprit s'est quelque peu atrophié.
Vous me permettrez de considérer que votre démonstration est fantasque. Vous auriez dû aussi essayer les tarots, la boule de cristal et le marc de café. Peut-être y auriez-vous trouvé une explication tout aussi irrationnelle.
Allez mon cher Bruno redescendez sur terre.
Très cordialement

Bruno Bruno ·  23 août 2016, 12:07

@Georges Cenci : Je m'attendais pas, à cette cinglante réponse de votre part.

Georges Cenci Georges Cenci ·  30 août 2016, 07:46

Bruno

Bonjour.

Ma réponse n'avait rien de cinglante comme vous l'écrivez. Je n'ai pas employé de mots ou expressions blessantes. Je vous ai seulement fait remarquer l'incohérence de vos propos et de votre réflexion.
Pour ce qui est de la position du corps de Mme Ghislaine Marchal gisant dans la chaufferie, les informations sur ce site ne manquent pas notamment mon ouvrage mais aussi à la rubrique Questions/Réponses « que fait Ghislaine Marchal après le départ de son agresseur. »
Mon cher Bruno, poster un commentaire ne vous dispense pas de marque de courtoisie envers votre correspondant quel qu'il soit.
Bien cordialement

Ghis06110 Ghis06110 ·  02 novembre 2016, 16:02

Bonjour ca fait longtemps que je lis les infos sur cette affaire .. perso je pense qu il est innocent et ne comprend pas votre acharnement 25 ans apres surtout avec des adn differents dont vous aviez connaissance . Personne n a la science infuse et il faut savoir arreter .. vous etiez gendarme et avez fait ce que vous pensiez juste . L erreur est humaine et vous n aviez pas les moyens scientifiques que nous connaissons aujourd hui. Soyez humble et acceptez les avancees

Martin Martin ·  02 novembre 2016, 21:22

Bonjour Monsieur Cenci

Votre raisonnement concernant l’heure de la mort de Mme Marchal me semble, à mon humble avis, quelque peu fallacieux. L’appel infructueux à 13 h 30 de Mme Blanc, l’employée des Koster, fixe en effet l’heure limite maximum de l’agression… mais ne fixe pas obligatoirement l’heure limite maximum du meurtre et du départ de l’assassin de la Chamade.
Bien à vous Cher Monsieur Cenci.

Georges Cenci Georges Cenci ·  03 novembre 2016, 07:42

@ Martin

C'est ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...

Martin Martin ·  03 novembre 2016, 16:39

@Georges Cenci :
Bonjour Monsieur Cenci

Ce lien que vous me recommandez de consulter ne fait que me conforter dans ma conviction que votre raisonnement est totalement fallacieux.

Les données médico-légales objectives sont bien minces pour justifier avec une telle précision l’heure de la mort. Il est impossible de dater précisément le décès d’après les données médico-légales existantes sur les rapports de l’autopsie.
Par contre ce sont vos données d’enquête qui ont permis de cadrer l’heure de la mort. Les médecins ont utilisé vos données pour estimer l’heure la mort comme le confirme leur rapport.
Et je lis dans votre rapport de synthèse que vous aviez à l’époque démontré l’heure du meurtre par cette déduction : « L’appel infructueux à 13 h 30 de Louise Blanc, l’employée des Koster, fixe la limite maximum de l’agression et par conséquent du meurtre. »
Comment justifiez-vous ce connecteur logique « par conséquent » ? Quel est le lien de causalité ? Par quel tour de passe-passe amalgamez-vous l’heure de l’agression et l’heure du meurtre ? C’est pour le moins une confusion troublante de votre part ! Cet confusion semble tomber à pic, d’autant plus que M Omar Raddad reprend son travail vers 13 heures au Mas St-Barthélémy et a donc un alibi !

Si l’on remet en cause l’heure du meurtre, toute votre enquête s‘effondre !!!

Bien à vous Cher Monsieur Cenci.

Martin

Georges Cenci Georges Cenci ·  04 novembre 2016, 08:15

@ Martin.

Bonjour.

Mon raisonnement, vous avez raison, doit être fallacieux !. Sur les données médico légales, les légistes ont été entendus par la cour d'assises, comme je l'ai été. Vous, qui devez être légiste, vous savez à quel point il n'est pas aisé de dater la mort car cela dépend de beaucoup de critères. Il est évident que les données de l'enquête sont très importantes, parfois, pour être prises en compte pour la datation de la mort.
Sauf erreur de ma part, l'agression a bien été suivie du meurtre. J'avais, dans mon rapport de synthèse, conclu : « La datation du crime est ainsi objectivement et techniquement prouvée. Ghislaine Marchal a été agressée et tuée le dimanche 23 juin 1991 entre 11 h 50 et 13 h si l’on retient l’élément subjectif de la ponctualité et 13 h 30 si l’on tient compte de l’objectivité de l’appel téléphonique. »
Omar Raddad a donc un alibi dites-vous. Vous démontrez là votre méconnaissance de ce dossier. Je cite toujours mon rapport de synthèse : « … Plusieurs minutages des itinéraires ont été réalisés, dans les conditions les plus approchantes, avec un cyclomoteur identique à celui de Raddad. Toutes les possibilités ont été plusieurs fois considérées. Quelle que soit la situation, déclarée ou supposée, il dispose, hors délais de circulation, de 35 à 40 minutes, délai largement suffisant, pour se rendre à La Chamade et accomplir son forfait. »
Mon cher Martin ce n'est pas demain que l'enquête va s’effondrer.
Bien à vous.

Martin Martin ·  05 novembre 2016, 09:50

@Georges Cenci :
Bonjour
L’heure de la mort de Mme Marchal est le résultat de votre raisonnement fallacieux qui a amalgamé agression et meurtre.
Le problème est que ce sont uniquement ces données de l’enquête qui ont imposé l’heure de la mort de Mme Marchal et non pas les données objectives de la levée de corps ni celles de l’autopsie.
L’autopsie du 28 juin 1991 prend fin à 12 heures 30 et immédiatement dans la foulée dès 13 heures 30 vous rédigez et signez le procès-verbal aux fins d’inhumer. Vous y faites alors figurer comme date de décès le dimanche 23 juin 1991 vers 12 heures, et ce sans le moindre rapport d’autopsie du collège d’experts ni même un simple document provisoire.
Ceci n’est pas conforme aux codes de procédure pénale et de procédure civile. Ce n’est pas à vous de décider de l’heure de la mort !
Je vous mets au défi de produire le moindre document où le collège d’experts vous donne explicitement cette datation de la mort lors de l’autopsie du 28 juin 1991.
Et lorsque l’on ose mettre en doute l’heure du décès de Mme Marchal, vous vous refugiez derrière la datation inscrite sur l’extrait de votre procès-verbal aux fins d’inhumer. Cette datation, c’est vous qui l’avez établie et de votre propre chef !
C’est une grossière manipulation ! Le comble est que c’est vous qui prétendez dénoncer la manipulation !
Bien à vous Cher Monsieur Cenci.
Martin

Yves Yves ·  07 novembre 2016, 11:13

@Martin :
Pour cette histoire comme pour le reste, il ne faut pas commettre l'erreur de se fier à un seul élément.

Ici, vous remettez en cause la datation sur le plan médico-légal, mais il faut recouper cette donnée avec les autres éléments du dossier. En l'occurrence, cette datation prend également en compte le fait que Mme Marchal a été entendue vivante avant midi, et a manqué à l'appel le dimanche à 13h.

Il faut toujours procéder par recoupage. Non seulement les experts médico-légaux ont positionné la date de la mort au dimanche 23, mais en plus les éléments du dossier confirment cette date.

Par ailleurs, s'il est vrai que la datation sur ce PV a été rédigée par un gendarme, la cour a ensuite demandé une expertise supplémentaire aux experts médico-légaux pour qu'ils précisent les éléments objectifs qui leur permettent de conclure.

Cette histoire de datation est un pétard mouillé.

Georges Cenci Georges Cenci ·  07 novembre 2016, 18:26

@ Martin.
Cela vous a peut-être échappé mais la juge d'instruction m'avait délégué ses pouvoirs pour la représenter lors de l'autopsie ; à laquelle j'ai donc participé. Et lorsque un OPJ, un procureur ou un juge participe à une autopsie ce n'est pas pour parler de la pluie et du beau temps mais pour rechercher, avec les médecins légistes, les circonstances et les causes de la mort et, entre autres, dater le décès.
C'est moi-même qui ai rédigé le procès-verbal aux fins d'inhumer et qui ai mentionné l'heure du décès en parfait accord avec les trois légistes.
Voici ce que j'avais écrit dans ouvrage :
" La juge d’instruction nous délègue ses pouvoirs, par commission rogatoire générale, pour effectuer tous actes pouvant être utiles à la manifestation de la vérité. Dans le même temps, elle nous délivre une commission rogatoire particulière à l’effet d’assister et de la représenter à l’autopsie, qui sera pratiquée le 28 juin à l’athanée de Cannes par les docteurs Page, Macario et Ménard. Cette autopsie ne sera en rien différente de toutes celles auxquelles j’ai participé. Les photographies illustrent les principaux actes médicaux, les blessures et certains détails. Les prélèvements (vaginaux, ongles, cheveux, sang, bol alimentaire, résidus sur la peau etc.) sont effectués par les médecins et le gendarme Vessiot puis placés sous scellés en vue de leur acheminement vers les laboratoires désignés par la juge d’instruction.
Après examen et dissection du corps, le gendarme Vessiot, comme il le pratique habituellement, relève les empreintes digitales sur un support rigide, modèle 239. Ces empreintes ne pouvant être comparées avec une quelconque trace de la "scène de crime", le support sera archivé à l’exemplaire de la procédure de la brigade de recherches.
A l’issue de la nécropsie, le certificat de décès est délivré par le docteur Page. Après autorisation du juge d’instruction, je rédige, comme le prévoient les articles 78, 81 et 82 du Code civil, un extrait de procès-verbal aux fins d’inhumer que je remets, l’après-midi même, à l’officier de l’état-civil de la commune de Mougins. Ce procès-verbal précise la conclusion des légistes sur la date du décès au terme de l’autopsie, soit le dimanche 23 juin 1991."
Bien à vous

Martin Martin ·  08 novembre 2016, 07:20

@Georges Cenci :

Cher Monsieur Cenci

Vous indiquez que lors de l’autopsie du 28 juin 1991 et qu’à « l’issue de la nécropsie, le certificat de décès est délivré par le docteur Page ».
Ainsi l’heure du décès mentionnée sur ce certificat de décès rédigé et signé par le docteur Page doit être identique à l’heure du décès mentionnée sur l’extrait de procès-verbal aux fins d’inhumer que vous aviez rédigé et signé dans la foulée.
Dans le cas contraire, votre extrait du procès-verbal aux fins d’inhumer est à considérer comme « un faux dans un document administratif » et on devrait alors légitimement vous soupçonner de faux et usage de faux, votre procès-verbal étant alors une altération frauduleuse de la vérité au sens de l'article 441-1 du code pénal.
Pour enlever tout équivoque et savoir si vous aviez ou pas, et ce de votre propre chef, établi l’heure du décès de Mme Marchal « vers 12 heures » afin de trouver en M Omar Raddad le coupable idéal, il suffisait tout simplement de présenter le certificat de décès du docteur Page. Cette pièce aurait dû être actée dans la procédure à moins que ce certificat de décès ait « malencontreusement » disparu…

Bien cordialement,
Martin

Martin Martin ·  08 novembre 2016, 23:16

@Yves :

Bonjour,

Les données objectives de médecine légale recueillies sur la levée de corps ne permettaient pas de déterminer avec précision l’heure de la mort.

En effet :
1. La donnée la plus importante est la température interne du cadavre couplée à la température ambiante pour déterminer avec précision l’heure de la mort. Le docteur Page n’avait pas relevé ces deux températures !
2. Une autre indication primordiale mais toute aussi absente du rapport du docteur Page, est la mobilité des lividités.

Quant aux données de l’enquête, l’adjudant-chef CENCI Georges osait conclure son rapport de synthèse sur un amalgame : « La datation du crime est ainsi objectivement et techniquement prouvée. Ghislaine Marchal a été agressée et tuée le dimanche 23 juin 1991 entre 11 h 50 et 13 h si l’on retient l’élément subjectif de la ponctualité et 13 h 30 si l’on tient compte de l’objectivité de l’appel téléphonique. »

Ce raisonnement n’est pas valide car si on peut en effet admettre l’heure de l’agression, absolument rien ne permet d’écrire « … et tuée » et d’en déduire ainsi l’heure du décès !

Le fait que Ghislaine Marchal était attendue le dimanche 23 juin à 13h00 et qu’elle n’ait plus donné de nouvelles à partir du dimanche 11h50 ne conduit pas nécessairement à la conclusion qu’elle a été tuée vers 12 heures, mais seulement qu’il s’est produit une agression durant ce laps de temps.

Ainsi aussi bien les données objectives de médecine légale que les données de l’enquête ne pouvaient déterminer avec précision l’heure du décès.

En réalité grâce à un raisonnement totalement fallacieux par la confusion entre l’heure de l’agression et l’heure du meurtre, l’adjudant-chef CENCI Georges avait trouvé en Monsieur Omar Raddad le coupable idéal.

Cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  09 novembre 2016, 16:30

@ Martin
Bonsoir. Vous voudrez bien vous reporter à l'arrêt de la commission de révision qui concluait, sur la date du meurtre ..."En cet état, une expertise a été ordonnée par la Commission; les trois nouveaux experts ont conclu que l'hypothèse selon laquelle la mort serait survenue le 23 juin entre 11h45 et 14h était compatible avec les constatations figurant au dossier ;
Attendu, en conséquence, que l’avis du professeur FOURNIER, qui se trouve contredit par celui de ces experts, n’est pas de nature à remettre en cause le moment de l’agression, qui avait été, au demeurant, déduit non seulement des constatations médicales mais aussi de l’emploi du temps de la victime et de divers témoignages et autres constatations "
Peut-être que ces hauts magistrats ont-ils, comme moi, un raisonnement fallacieux !
Bien à vous.

Georges Cenci Georges Cenci ·  09 novembre 2016, 19:33

@ Yves
Bonsoir
Je suis en plein accord avec vous, il s'agit d'un pétard mouillé, comme la faute d’orthographe et tant d'autres.
La pratique de la rédaction d'un procès-verbal aux fins d'inhumer remonte au Consulat. C'est dire !
La loi 1803-03-11 du 21 mars 1803 en son chapitre IV des actes de décès énonce en ce qui concerne les articles 78, 81 et 82 du code civil que j'ai visés dans le procès-verbal aux fins d'inhumer ce que l'officier de police judiciaire doit rédiger à l'attention de l'officier de l'état civil.
Pour information voici ces articles.
Article 78
L'acte de décès sera dressé par l'officier de l'état civil de la commune où le décès a eu lieu, sur la déclaration d'un parent du défunt ou sur celle d'une personne possédant sur son état civil les renseignements les plus exacts et les plus complets qu'il sera possible.
Article 81
Lorsqu'il y aura des signes ou indices de mort violente, ou d'autres circonstances qui donneront lieu de le soupçonner, on ne pourra faire l'inhumation qu'après qu'un officier de police, assisté d'un docteur en médecine ou en chirurgie, aura dressé procès-verbal de l'état du cadavre et des circonstances y relatives, ainsi que des renseignements qu'il aura pu recueillir sur les prénoms, nom, âge, profession, lieu de naissance et domicile de la personne décédée.
Article 82
L'officier de police sera tenu de transmettre de suite à l'officier de l'état civil du lieu où la personne sera décédée, tous les renseignements énoncés dans son procès-verbal, d'après lesquels l'acte de décès sera rédigé.
L'officier de l'état civil en enverra une expédition à celui du domicile de la personne décédée, s'il est connu : cette expédition sera inscrite sur les registres.
Bien à vous.

Julien Julien ·  10 novembre 2016, 11:25

@Georges Cenci

Votre site ne laisse que peu de doutes quand à la culpabilité d'Omar. Pour qu'il soit innocent il faudrait mettre en défaut le rasoir d'Ockham pour parvenir à aligner toutes les planètes.
Un ignorant du dossier ne verra que deux planètes et donc forcément alignées.
Malheureusement pour vous et pour la vérité, l'opinion a déjà validé cette version des faits et vos efforts n'y changeront rien sauf à constater dans les prochains jours 65 millions de visiteurs uniques sur votre site, mais il y a peu de chances d'observer un tel retournement de situation.
Vous êtes un vaincu de l'histoire, Omar a définitivement gagné, il est innocent pour l'éternité devant l'opinion et c'est la seule chose qui restera de cette affaire.

Martin Martin ·  10 novembre 2016, 22:18

@Georges Cenci :

Bonsoir Monsieur Cenci,

Ces hauts magistrats non pas eu, comme vous, un raisonnement fallacieux ! Lisez bien attentivement ce qu’ils écrivent : « … n’est pas de nature à remettre en cause le moment de l’agression… ».
C’est là toute la nuance ! Ils parlent explicitement du moment de l’agression et non de l’heure du décès !
Il n’a jamais été question de remettre en cause l’heure de l’agression qui a dû en effet se produire le dimanche 23 juin 1991 entre 11 h 50 et 13 h. Le raisonnement fallacieux serait de faire une généralisation hâtive et abusive en confondant le moment de l’agression avec le moment du décès. C’est ce que vous avez fait. Vous n’avez pas hésité à commettre cette confusion dans votre rapport de synthèse afin de trouver en Monsieur Omar Raddad le coupable idéal.
Permettez-moi de me répéter par rapport à mes messages précédents : Dans le cas où l’heure du décès mentionnée sur le certificat de décès rédigé et signé par le docteur Page n’est pas identique à l’heure du décès mentionnée sur l’extrait du procès-verbal aux fins d’inhumer que vous avez rédigé et signé, vous auriez ainsi commis une altération frauduleuse de la vérité. Vous seriez alors susceptible de poursuites judiciaires pour faux et usage de faux dans un document administratif par une personne dépositaire de l'autorité publique.
Pour enlever tout équivoque, il suffit tout simplement de présenter ce certificat de décès du docteur Page qui devait accompagner votre procès-verbal.

Bien à vous cher Monsieur Cenci.

Bruno Bruno ·  11 novembre 2016, 15:13

Martin: au lieu de vouloir retirer le fétu de paille de l'oeil, du rapport de la datation de la mort de Mme MARCHAL, vous devriez plutôt retirer la poutre qui vous cache la vue sur le dossier ; la mort de Mme Marchal, est due uniquement à l'agression barbare entre 12 h 13 h. Et vous n'avez pas d'objection, sur l'heure de l'agression.

Georges Cenci Georges Cenci ·  12 novembre 2016, 07:38

@ Martin
Bonjour.
Confusion entre l'heure de l'agression et l'heure du meurtre. Diable que suis-je sot, je n'y avais pas pensé ! Et c'est cette confusion qui aura provoqué la condamnation de Omar Raddad ; le coupable idéal écrivez-vous. Vous avez raison c'est sur ce seul élément qu'il a été condamné. Je n'en vois pas d'autres.
Vous vous répétez Monsieur Martin et quel que soit l'élément que je mets en avant vous n'y voyez que manipulation de ma part. C'est ridicule. Peut-être devriez-vous lire le complément d'expertise sur la datation de la mort qui précise que l'agonie de Mme Marchal a duré de 15 à 30 minutes et le complément d'expertise sur la lucidité de la victime. Non, c'est inutile ne perdez pas votre temps. Restez sur votre position, je reste sur la mienne.
Bien à vous.

Martin Martin ·  12 novembre 2016, 10:47

@Georges Cenci :

Bonjour Monsieur Cenci

Nous savons tous parfaitement que si l’on remet en cause l’heure du meurtre, toute votre enquête à charge contre Monsieur Omar Raddad s‘effondre !
Afin de déterminer la datation de la mort, la commission de révision sollicita trois autres experts, MM. Dominique Lecomte, Guy Nicolas et Louis Cotte, tous professeurs de médecine légale. Ils examinèrent le dossier et rendirent un avis.
Voici leur conclusion :
« Sur les éléments du dossier qui nous ont été montrés, notamment les documents photographiques et à partir des données de la littérature, on peut dire qu'au moment du premier examen médical, le 24 juin vers 20 heures, la mort remontait entre vingt-quatre et trente-six heures puisqu'il n'existait pas de signe de putréfaction. »
Ainsi ces trois experts situent l’heure de la mort entre 8 heures du matin et 20 heures le soir du dimanche 23 juin 1991.
Donc selon ces trois experts et des éléments dont ils disposent, TOUTE hypothèse qui inclurait l’heure de la mort dans ce créneau horaire serait compatible d’un point de vue strictement médico-légal !
C’est pourquoi ces trois experts concluent ainsi :
« L’hypothèse selon laquelle la mort serait survenue le 23 juin entre 11 h 45 et 14 heures est compatible avec les constatations, puisque le délai est alors de trente à trente-deux heures. »
En déduire par un grossier sophisme, comme vous le faites, que ces trois experts et les magistrats de la commission de révision abondent dans votre sens et ont confirmé que Mme Marchal est donc morte nécessairement « vers 14 heures » est de nouveau un raisonnement fallacieux !

Fallacieux est d’ailleurs dans votre cas un doux euphémisme… A propos, où est donc ce fameux certificat de décès établi par le Docteur Page lors de l’autopsie du 28 juin 1991 ?

Bien à vous cher Monsieur Cenci.

Alain Alain ·  13 novembre 2016, 17:40

@Bruno :

Le scénario de Martin est, tout à fait plausible. L’agression ne signifie pas nécessairement le décès immédiat de Mme Marchal mais peut tout aussi bien impliquer d’abord sa neutralisation afin qu’elle ne puisse plus répondre aux appels téléphoniques ni à d’éventuelles visites de l’extérieur. L’assassin connaissait certainement parfaitement les lieux et les habitudes de la maison. Cette terrible épreuve qu’a vécue Mme Marchal a duré sans doute plusieurs heures dans l’après-midi du dimanche 23 juin 1991.
Ce scénario a cependant comme grand défaut d’innocenter Omar Raddad car ce dernier œuvrait l’après-midi au Mas Saint-Barthélemy chez Madame Pascal. Mais il a comme autre plus grand défaut de reporter les soupçons sur la puissante et influente famille de Mme Ghislaine Marchal née de Renty.

Martin Martin ·  14 novembre 2016, 08:19

@Alain :

Bonjour
En effet, il est tout à fait plausible que Mme Marchal ait pu être séquestrée puis, sous la torture au couteau, ait été forcée à porter les inscriptions sur les portes. L’assassin, connaissant Omar Raddad, pensait certainement que ce dernier viendrait comme d’habitude le lendemain matin à la Chamade. Cette terrible épreuve qu’a vécue Mme Marchal a duré plusieurs heures dans l’après-midi du dimanche 23 juin 1991. Mme Marchal fut ensuite sauvagement frappée avec un chevron et laissée pour morte. Encore agonisante pendant à peu près 30 minutes, Mme Marchal avait réussi à se barricader d’elle-même dans la cave mais a succombé ensuite près de la chaufferie.
Comme Omar Raddad était un coupable déjà désigné, l’adjudant-chef CENCI a fait coïncider le moment de l’agression avec l’heure du décès car Omar Raddad avait à partir de 13 h 10 cet alibi incontestable au Mas Saint-Barthélemy chez Madame Pascal.
C’est ainsi que lors de l’autopsie du 28 juin 1991 où le médecin légiste n’avait pas déterminé l’heure du décès sur son certificat de décès (certificat prévu par le code général des collectivités territoriales), l’adjudant-chef CENCI a quant à lui de son propre chef, mentionné « vers 12 heures » comme heure du décès sur son procès-verbal d’inhumation.
Cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  14 novembre 2016, 08:19

@Martin :
Bonjour mon très cher Martin.
A suivre depuis quelques jours vos commentaires sur le même sujet, vous pontifiez et vous ergotez beaucoup. Vous me faites penser à quelqu'un très intéressé par l'innocence de Raddad. Hélas, vos propos laissent supposer que vous ne connaissez pas grand chose du dossier.
Vous devriez savoir ce qu'il advient d'un certificat de décès après autopsie.
Cherchez vous trouverez !
Ah ! J'oubliais. Mon webmaster se demande pourquoi votre adresse IP se retrouve automatiquement détectée comme "fallacieuse" par les filtres antispam de l'Internet ?
Bien à Vous.

Bruno Bruno ·  14 novembre 2016, 11:52

@Alain : Alain: Les fait son têtu, mais pour innocenter O. Raddad ce n'est pas l'heure à laquelle Mme Machal a rendu son dernier soupir qu'il faille impérativement déterminer mais l'heure de l'agression. Celement voilà, entre 12h et 14 h, Mme Marchal aurait elle disparut, comme par enchantement de la chamade, tombée dans un coma profond, perte de mémoire, ou et passée directement sans signe avant-coureur au stade 6: de la maladie d’Alzheimer. O.Raddad a réduit son temps de déjeuner de plus ou moins 30 minutes pour se procurer un alibi en béton "pascal", qui c'est transformer en patte à modeler, ou pour êtres aux aguets. Finalement, O. RADDAD a eu beaucoup de chance, ce dimanche 23, que les Coster, non pas étaient plus perspicaces sur l'absence incroyable de Mme Marchal au repas .

Alain Alain ·  15 novembre 2016, 16:24

@Bruno :

1. Comment prouver l’heure de la mort de Mme Marchal :
« Omar Raddad a tué Mme Marchal,
Or Omar Raddad n’a pas d’alibi vers 12 heures,
Donc Mme Marchal est morte vers 12 heures. »

2. Comment prouver la culpabilité d’Omar Raddad :
« Mme Marchal est morte vers 12 heures,
Or Omar Raddad n’a pas d’alibi vers 12 heures,
Donc Omar a tué Mme Marchal. »

CQFD ! C’est beau la logique, non ?
Et hop ! Emballé c'est pesé… Tarif : 18 ans de prison !
Au suivant !

Georges Cenci Georges Cenci ·  16 novembre 2016, 08:21

@ Alain
Bonjour.
Ce blog n'est pas une tribune pour élucubrer. Vous radotez dans une sorte de délire obsessionnel et complètement farfelu. D'autant plus que votre jacasserie atteste de votre ignorance du dossier. Il est donc inutile de rabâcher car vous devenez pitoyable.
Je vous conseille donc et vous m’éviterez une perte de temps, d'aller voir ailleurs sur des sites d'innocentistes, comme vous ; ils ne manquent pas. Nul doute qu'ils vous prêteront une écoute plus attentive.
Mais soyez assuré que je l'ai bien emballé et pesé !
Adieu.

jean-charles jean-charles ·  16 novembre 2016, 15:00

Bonjour Monsieur Cenci,

Selon Martin, l’heure du décès mentionnée sur le certificat de décès rédigé et signé lors de l’autopsie du 28 juin 1991 par le docteur Page, n’est pas identique à l’heure du décès mentionnée sur l’extrait du procès-verbal aux fins d’inhumer que vous aviez simultanément rédigé et signé.
C’est un élément nouveau dans cette affaire !
Vous auriez ainsi commis une altération frauduleuse de la vérité de nature à causer un grave préjudice à Monsieur Omar Raddad !
Cela constituait un faux et usage de faux dans un document administratif par une personne dépositaire de l'autorité publique.
Pour enlever tout équivoque, il suffit tout simplement de présenter ce certificat de décès du docteur Page, certificat prévu par le code général des collectivités territoriales, qui devait accompagner votre procès-verbal.

Cordialement

Yves Yves ·  16 novembre 2016, 17:16

Je suis impressionné par les trésors d'ingéniosité que certains déploient pour ne pas avoir à accepter une réalité plutôt simple : torture au couteau, séquestration tout l'après-midi, etc.

Quelle imagination ! Je n'ose pas à mon tour imaginer ce qui serait tombé sur la tête du pauvre M. Cenci s'il s'était laissé aller à de telles rêveries.. Quand on voit ce à quoi il a droit avec son scénario simple et étayé..

Martin Martin ·  16 novembre 2016, 18:30

@Georges Cenci :

Bonsoir,

Je vous reprochais que vous faisiez coïncider l’heure de l’agression avec l’heure du meurtre par un raisonnement fallacieux. Vendredi dernier, le 04 novembre à 08 :15 vous me répliquiez, je vous cite : « Sauf erreur de ma part, l'agression a bien été suivie du meurtre. ».

Donc dans votre esprit le doute est encore permis. Vous reconnaissez ainsi indirectement que vous auriez pu faire une erreur.
Erreur qui si elle est avérée, a eu des conséquences très graves sur la vie d’Omar Raddad et de sa famille. Il est légitime donc de bien analyser votre raisonnement afin d’être certain que vos conclusions sont justes. Or force est de constater vous avez fait coïncider l’heure de l’agression avec l’heure du meurtre de façon totalement arbitraire et sans la moindre preuve.
C’est un scénario qui peut être vrai comme il peut être faux.
Mais cher Monsieur Cenci, on ne joue pas avec la vie d’un homme à pile ou face, même si ce n’est qu’un modeste jardinier analphabète.

C’est terrible d’écrire « Sauf erreur de ma part … ».

Je souhaite sincèrement, dans le cas où vous vous seriez trompé, qu’Omar saura vous pardonner.



Bonne nuit Monsieur Cenci

Ghis06110 Ghis06110 ·  17 novembre 2016, 07:18

A mon avis on est beaucoup a devoir aller ailleurs car on est beaucoup a penser qu il est innocent et que l enquete a été non pas baclée mais faite pour aller dans le seul sens des ecritures et que tout a été fait pour que ca corresponde a mr Raddad... monsieur vous devriez etre un peu plus humble et surtout apres une carriere de fonctionnairedans la gendarmerie etre toujours dans le respect de chacun ... je n aurai pas aimé avoir un soucis quand vous etiez a st basile ....

Jean-Charles Jean-Charles ·  18 novembre 2016, 09:43

Bonjour

La rédaction d'un certificat de décès (le "bleu") est un acte médical très important du point de vue administratif et judiciaire.
Le médecin qui remplit ce certificat est celui qui a constaté le décès. Le certificat de décès comporte une partie supérieure contenant des informations administratives et une partie inférieure anonyme et confidentielle comportant des informations médicales, à intérêt épidémiologique (INSERM).

Le certificat est ensuite transmis à l'officier d'Etat civil. Le maire conserve la partie supérieure du certificat. La partie inférieure est transmise au médecin inspecteur de santé publique de la DDASS du lieu de résidence du décédé, qui le transmettra à l'INSERM. Par ailleurs, l'INSEE traite les données d'Etat civil non nominatives.

Le volet administratif comprend trois feuillets, dont deux autocopiants :
Le premier est destiné à la mairie du lieu de la chambre funéraire
Le second au gestionnaire de la chambre funéraire
Le troisième est conservé par la mairie du lieu de décès.

Cordialement

Thérèse Thérèse ·  19 novembre 2016, 13:49

@jean-charles :

Bonjour,

Je suis les commentaires depuis quelques jours. C'est quoi cette histoire de certificat de décès dont on a jamais parlé jusqu’à présent ? Ce serait la preuve que Monsieur Cenci a falsifié son PV ? C'est grave comme accusation ! Et il aurait trois exemplaires de ce certificat quelque part dans des archives ? J’espère que l'on va les retrouver car je peux difficilement croire que Monsieur Cenci ait pu accomplir une telle forfaiture !

Cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  20 novembre 2016, 11:26

@ Thèrèse :

Bonjour.
Jean-Charles vous répondra certainement mais, si vous le permettez, car je suis visé par cette fausse information qui plus est diffamatoire, je peux vous apporter quelques éclaircissements.
La ficelle n'est-elle pas un peu grosse ? Comme quoi, les turpitudes ou les provocations de certains provoquent des réactions étonnantes !
Thérèse, c'est effectivement une grave accusation. Mais soyez rassurée, je n'ai pas commis de forfaiture. Je n'ai fait que mon travail d’officier de police judiciaire commis par un juge d'instruction pour accomplir à sa place des actes d'information judiciaire.
Réfléchissez ! Que se passe-t-il lorsque une personne décède ? Le médecin qui constate le décès, établit un certificat de décès qui est ensuite remis à l'officier de l'état-civil de la mairie où il a eu lieu.
Et, dans le cas particulier qui nous intéresse, le certificat de décès est remis avec le procès-verbal aux fins d'inhumer et l'officier de police judiciaire signe le registre de décès. C'est ce qu'il s'est produit (articles 78 à 82 du code civil).
Sans ce certificat de décès, le maire ne peut pas délivrer l'acte de décès. Et le maire de Mougins l'a établi afin que la famille puisse organiser les obsèques.
Pour conclure, comme le maire de Mougins a délivré l'acte de décès c'est que le certificat de décès lui a été remis !
Cordiales salutations.

Bruno Bruno ·  21 novembre 2016, 10:53

Ha! si seulement Mme Marchal n'avait pas, ce dimanche 23 juin, un dîner à honorer à 13h chez Mme Koster, un dîner qu'elle avait bien confirmé par réseau téléphonique, à la mi-temps de la matinée, là, je comprendrais le débat sur l'heure à laquelle Mme Machal a rendue l'âme.

Thérèse Thérèse ·  21 novembre 2016, 20:26

@Georges Cenci :

Bonsoir

Merci pour votre réponse mais je n'ai pas saisi vos arguments. Le sujet n'est pas de contester si l'acte de décès a été ou non remis à la mairie de Mougins. C'est évident que ce fut le cas. La suspicion porte sur l'heure du décès mentionnée sur ce certificat. Est-elle identique à l'heure du décès que vous aviez vous-même mentionnée sur votre propre PV ?

Rassurez nous M. Cenci ! Vous n'avez quand même pas osé falsifier votre PV ? Non, pas vous !

Cordiales salutations.

Georges Cenci Georges Cenci ·  22 novembre 2016, 08:18

@ Thérèse.

Bonjour
Vous voudrez bien vous reporter au billet que j'ai commis sur ce sujet le samedi 19 novembre, intitulé : Faux, usage de faux et balivernes !
Interrogez-vous sur les mentions que le médecin qui a constaté le décès doit faire figurer sur le certificat de décès.
Cela devrait être suffisant pour répondre à votre question.
Pour vous faciliter le travail, il doit notamment mentionner la date et l'heure du décès. Pensez-vous que la date et l'heure du décès précisées sur ce document administratif étaient différents de la mention que j'ai portée sur le procès-verbal aux fins d'inhumer ?
Soyons sérieux Thérèse !
Bien à Vous.

gendron gendron ·  09 décembre 2016, 00:25

Comment on peut ecrire autant de conneries sur un blog pour promouvoir un livre pourri vendu une fortune ! J ai lu le livre " pourquoi moi " seul livre qui raconte la vérité. Les legistes se plantent grossièrement, le corps est incinéré apres une autopsie bâclée, les ADN sur l arme ne correspondent pas a celui d omar raddad. Seul le juge Burgaud (affaire outreau ) accuserait omar. Il faut parfois reconnaitre que la justice francaise se plante parfois . La piste est simple ....depuis le debut de l affaire je mise mon pavillon sur la descendance (enfants, belles filleset gendres) qui eux avaient un mobile en or pour la faire disparaitre....

taz taz ·  27 décembre 2016, 15:47

Mr Gendron, soit vous êtes absurde ou de mauvaises fois. Comment pouvez insinuer de telles inepties, ou les mêmes idioties, que vous citez sont legions, vous citez le livre de Mr Raddad qui nous cite le grand detective Moreau et c'est vous qui parlez de serieux. Cordialement

Yves Yves ·  29 décembre 2016, 11:21

@gendron :

Bonjour, pouvez-vous m'indiquer votre adresse exacte, ainsi que fournir une estimation de la valeur de votre pavillon ? Je suis très intéressé par votre proposition de le parier sur l'innocence de Raddad !

Le livre de M. Cenci est disponible gratuitement à la lecture sur ce site, vous pouvez le consulter librement, ce n'est donc pas dans un but promotionnel qu'il existe. Par ailleurs, vous colportez les théories fantaisistes d'un détective qui a prouvé son manque de sérieux et ses constantes manipulations par le passé : vous devriez vous interroger sur votre esprit critique. Ou même sur votre esprit tout court.

Un conseil : fiez-vous aux faits, interrogez-vous sur le mobile, sur l'alibi, sur la scène de crime, vous arriverez rapidement à la conclusion que Raddad est coupable. Si ne l'était pas, il s'agirait d'une conspiration rocambolesque et impossible à mettre en oeuvre. A tel point que c'en deviendrait presque comique, si un meurtrier n'était pas en liberté.

Il est évident que vous vous laissez emporter par les histoires simplistes des médias. Si vous voulez voir plus loin que le bout de votre nez, que vous devez avoir court, essayez de remettre votre cerveau en route.

Motemka Motemka ·  10 janvier 2017, 00:20

@gendron : le livre de monsieur Cenci est en lecture gratuite sur ce site. Voudriez-vous bien me montrer un site ou je pourrai lire le livre de monsieur Raddad gratuitement ?
Je ne crois pas a la piste familiale. Madame Marchal avait un seul fils avec qui elle avait une bon entente. Qui plus est son fils etait tres aise financierement.
Non. Omar Raddad a ete juge coupable en 1994 et il restera coupable pour l'eternite meme s'il ne cesse de repeter c'est pas qui a touer madame Marchal. Il a trop honte de ce qu'il a fait pour l'avouer.

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