Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.
«En 1894 on condamnait un jeune officier parce qu’il avait le seul tort d'être juif ; en 1994 on condamnait un jeune jardinier qui avait lâchement tué une femme âgée sans défense. En 1906 Alfred DREYFUS fut réhabilité alors que Omar RADDAD est un condamné définitif. Un était innocent, l'autre est coupable ». - Georges Cenci

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Chapitre IV ; extrait n°15

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Enquête sur commission rogatoire (...la suite)

Les prostituées
Abordons la fréquentation des prostituées. Cela permet d’apprécier le bon père de famille sous un autre trait qui n’a rien celui-là de télévisuel.

Je cite mon rapport de synthèse : ''"Lors de sa garde à vue, Omar Raddad déclare spontanément que la semaine précédant le meurtre il a fait l’amour à deux reprises avec une prostituée rencontrée sur la Croisette à Cannes. A chaque fois, il a payé 700 F. Il revient ensuite sur cet aveu devant le juge d’instruction, spécifiant qu’il a dit cela craignant d’être frappé par les gendarmes. Or, l’enquête dans le milieu de la prostitution cannoise nous permet d’identifier une péripatéticienne qui le reconnaît formellement sur photographie. Il s’agit de Fatima Baghdadi. Une autre prostituée, Nathalie Berrig, qui dit ne pas avoir eu de rapport sexuel avec Omar Raddad, se souvient toutefois de l’avoir croisé à quatre reprises, les 21, 22 et 23 juin, entre 20 h et 21 h, sur la Croisette, à proximité du Palais des festivals. Elle le décrit parfaitement et a été frappée par son regard expressif. Quant à Fatima Baghdadi, elle fait connaître Omar Raddad sous une toute autre personnalité.

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Elle relate dans quelles circonstances elle l’a eu comme client, ses rapports mouvementés, et le définit comme un homme froid, pas très clair, un peu déséquilibré dans sa tête, agressif".
Fatima Baghdadi est une prostituée occasionnelle qui arrondit ses fins de mois en vendant ses charmes sur la célèbre promenade, en fin de semaine. Que nous déclare-t-elle Fatima :%%

"Sur les photographies que vous me présentez, je reconnais effectivement un client que vous me dites se nommer Raddad Omar. Cette personne, courant juin 1991, est venue un samedi ou un dimanche matin à six heures pour me demander si j’étais d’accord pour faire l’amour pour 200 F. A ce tarif, j’ai refusé. Il est reparti fâché et énervé. 20 minutes environ après, il est revenu pour me dire qu’il ne trouvait pas d’autre fille et qu’il était d’accord pour la somme de 300 F. Comme il n’avait pas de véhicule, pour lui rendre service et de ce fait m’en débarrasser, j’ai accepté de lui faire l’amour dans mon véhicule ; chose que je ne fais pas habituellement. Il m’a même demandé de lui faire l’amour dans un couloir d’immeuble. Il était très pressant et excité".

Elle relate ensuite que son client lui a remis les 300 F, qu’il était en érection lorsqu’elle lui a passé un préservatif ; qu’il a ensuite jeté par la vitre ne voulant pas montrer qu’il avait éjaculé. Elle ajoute :

"J’ai pu me dégager de son emprise. C’est à ce moment-là qu’il m’a dit : rends-moi mes sous, je n’ai pas joui. Pour faciliter son départ, je lui ai fait croire que j’appelais un ami qui me protégeait. Le client a de suite remis son pantalon pour partir à pied. Je sentais qu’à un moment donné, il voulait m’agresser. Je pense qu’il voulait très certainement tirer un deuxième coup sans préservatif ou reprendre son argent. En tout état de cause, il était très bizarre et très excité nerveusement".

Fatima Baghdadi sera à nouveau accostée par Raddad une semaine après, vers quatre ou cinq heures, mais elle lui refusera ses prestations :

"Il est reparti toujours à pied, en colère" ;

précise-t-elle.

(à suivre...)

© Editions l’Harmattan

Georges Cenci

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