Omar l'a tuée

Vérité et manipulations d'opinions. Enfin une information contradictoire sur l'affaire Omar Raddad.

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Les photographies inédites du dossier d'instruction

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Voici 45 images inédites du dossier d'instruction à découvrir en diaporama. Il vous suffit pour cela de "cliquer" sur la vignette à consulter.

Vues générales de «la Chamade»

photo 1 Photo 1 : « la Chamade »



photo 2 Photo 2 : Le portail d'entrée (vue de l’extérieur de la propriété)



photo 3 Photo 3 : Le portail d'entrée (vue de l’intérieur de la propriété)



photo 4 Photo 4 : local à bois et du portillon donnant accès à la cave



photo 5 Photo 5 : Entrée de l'habitation



photo 6 Photo 6 : Local à bois et portillon donnant accès à la cave



photo 7 Photo 7 : Escalier donnant à la cave



photo 8 photo 9 Photos 8 et 9 : Vues côté piscine



Vues du sous-sol

photo 10 Photo 10 : Vue depuis le fond du sous-sol en direction de la porte d'entrée. A gauche, le local qui abrite la chaufferie


photo 11 Photo 11 : Vue prise de la porte d'entrée. On remarque à gauche le lit pliant et à droite le bâti du local chaufferie


photo 12 Photo 12 : Vue du fond du sous-sol, porte fermée



photo 13 Photo 13 : Dès que l'on entre dans le sous-sol se trouve, à gauche, un couloir donnant accès à la porte de la cave à vins. C'est sur cette porte qu'à été inscrit « OMAR M'A TUER ». De cet endroit on ne distingue pas la porte du local chaufferie

photo14.jpg Photo 14 : Vue prise du fond du couloir vers la porte d'entrée. A droite, la porte de la cave à vins



photo 15 Photo 15 : Vue prise depuis l'entrée du sous-sol vers la porte de la chaufferie où l'on distingue l'autre inscription « OMAR M'A T... »


photo 16 Photo 16 : Chaufferie où a été retrouvé le cadavre de la victime



photo 17 Photo 17 : Le local chaufferie



phorto 18 Photo 18 : Fond du sous-sol et système d'alimentation et régulation de la piscine



photo 19 Photo 19 : Porte d'entrée du sous-sol ouverte on distingue (B) la montre de la victime, le bout du chevron, une chaussure et le lit pliant. Le sol, côté intérieur, est ensanglanté et propre à l'extérieur


photo 20 Photo 20 : Vue rapprochée de la porte d'entrée métallique et du chevron, le sol et le mur sont ensanglantés


photo 21 Photo 21 : L'entrée du sous-sol : On distingue le couloir donnant accès au local à vins et sur la porte de ce local l'inscription « OMAR M'A TUER »


photo 22 photo 23Photos 22 et 23 : Chevron et tuyau métallique dont s'est servi la victime pour se barricader



photo 24 Photo 24 : Porte de la cave à vins : inscription « OMAR M'A TUER » et trace laissée par les cheveux de la victime


photo 25 Photo 25 : Traces d'appui de deux mains ensanglantées vers la chaufferie où a été retrouvé le corps de la victime


photo 26 Photo 26 : On distingue que le lit était muni de roulettes facilitant ainsi son tirage vers la porte



Le local à bois, le portillon

photo 27 Photo 27 : Le local à bois et le portillon dont la position empêche ou permet de pénétrer dans le local



photo 28 Photo 28 : Suspension du taille-haie dans le local en bois. On aperçoit, suspendue sous ces cisailles, la clé qui ouvre la porte métallique du sous-sol


photo 29 Photo 29 : Les cisailles enlevées, on distingue la clé



Le plan de la cave

photo 30

Inscriptions laissées par Ghislaine DE RENTY sur les deux portes

photo 31 photo 32 Photos 31 et 32 : Porte de la cave à vins



photo 33 photo 34 Photos 33 et 34 : Porte de la chaufferie



Les armes du crime

photo 35 photo 36Photos 35 et 36 : Les cisailles dont les lames acérées et les dimensions ont pu provoquer les blessures constatées sur la victime ; et dont un expert a conclu qu'il avait retrouvé de l'ADN animal dont on ne pouvait pas exclure qu'il ne s'agisse pas de sang humain

photo 37 Photo 37 : le chevron



La reconstitution du 18 février 1992
Décrédibilisation de la thèse de la mise en scène

photo 38 Photo 38 : Schéma reprenant la mise en place du système de fermeture de la porte métallique du sous-sol. Par Ghislaine Marchal (1) trace d'écrasement sur une face du chevron, celui-ci fait levier, la porte est bloquée. Les avocats de la défense (2) ont joué sur la flexibilité du tube mais aucune trace d'écrasement n'a été constatée sur une arête ; la porte n'est pas bloquée.
photo 39 Photo 39 : Trace d'écrasement sur le chevron



photo 40 Photo 40 : Trace métallique de ripage , en hélice, opposée au point d'appui sur le ciment (trace laissée par la porte lors de la poussée des deux gendarmes qui les premiers ont pénétré dans le sous-sol. Le tube est légèrement coudé

photo_41.jpg photo_41_bis.jpg Photos 41 et 41bis : Position du tube métallique et du chevron afin que la porte soit efficacement bloquée. Le tube posé à plat sur le sol est d'un diamètre trop faible pour entraver l'ouverture de la porte


photo_42.jpg Photo 42 : Le lit pliant est ensuite posé sur l'ensemble tube/chevron. Il n'aura qu'un rôle secondaire. Remarquez les roulettes


photo 44 Photo 43 : Le gendarme Liedke entr’ouvre la porte de quelques centimètres grâce à la poussée de son collègue Teulière. Par tâtonnement, il constate la présence du lit pliant, qu'il remonte et projette à l'intérieur de la pièce. Toutefois, la porte reste bloquée

photo 45 Photo 44 : Après avoir projeté le lit, les deux gendarmes continuent d’exercer une poussée sur la porte, qui se vrille. Ils parviennent cependant à l'ouvrir légèrement permettant au gendarme Liedke de se glisser dans l'ouverture. Celui-ci parvient à libérer la porte en donnant des coups de pied contre le chevron et le tube métallique. Dès lors, la porte est débloquée

Georges Cenci

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Noé Noé ·  29 octobre 2013, 12:49

Comment-est ce possible qu'une femme agonisante, le visage ensanglanté peut-être, dans l'obscurité, ai pu écrire d'une façon aussi rectiligne, s'y prenant même à deux fois parfois pour bien former une lettre? Etait-elle droitière? A t- elle écrit le message à genoux ou debout? Y-a-t il des traces d'appui autre que les deux paumes de mains sur le sol?

Georges Cenci Georges Cenci ·  30 octobre 2013, 07:32

@Noé : Vous m'excuserez de ne pas perdre mon temps à répondre à votre questionnement. Avec un peu de bonne volonté et un effort intellectuel soutenu vous trouverez réponses à toutes vos interrogations. Pour cela, il vous faudra lire attentivement les informations contenues dans ce site. Allez un petit effort, un peu de patience, de la lecture... il n'y a pas seulement des images dans ce dossier, il y a aussi du texte, beaucoup de textes ! Si après ce travail cérébral vous ne trouvez pas ces renseignements vous voudrez bien m'en informer.
Très cordialement.

Guy Guy ·  03 novembre 2013, 18:15

Bonsoir,
Existe-t'il un plan de masse de La Chamade à l'époque des faits et que nous puissions consulter?
Vous êtes-vous rendu personnellement dans la cave à vin fermée à clés lors de la découverte du corps.
Si oui, pouvez-vous nous la décrire?
Sinon, pourquoi ne pas l'avoir fait?
Merci

Georges Cenci Georges Cenci ·  11 novembre 2013, 18:30

@Guy : Bonsoir,
Vous voudrez bien m'excuser du retard à vous répondre.
Je ne me suis pas « replongé » dans mes archives mais je n'ai pas souvenir qu'un plan de masse de la propriété de Mme Marchal ait été élaboré. Toutefois, des dizaines de photographies des pièces et dépendances ont été prises et mises à la disposition de la justice pour décrire les lieux. J'ai mis certaines en ligne pour démontrer un élément du dossier : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
Par contre il y a un plan de la scène de crime qui détaille le sous-sol (souvent décrit comme « la cave ») : http://omarlatuee.free.fr/index.php...
Une fois les constatations de police technique et scientifique effectuées, je me suis effectivement rendu dans la cave à vins. C'était tout simplement une pièce qui ne contenait que des bouteilles de vins. Elle était sans issue vers l'extérieur.
Pourquoi ne pas l'avoir décrite ?
Seule la porte de cette pièce est importante, sa description me semble sans intérêt et n'apporte rien à la compréhension du déroulement du meurtre ; mais c'est louable de l'avoir posée.
Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à ce site.

Denise Denise ·  18 mai 2014, 13:57

Bonjour monsieur,

Il y a quelque chose de dérangeant sur l'une des photos prises dans la cave.
Comment une femme de 67 ans, "percée de quinze coups d'une lame effilée, égorgée, se trainant dans son sous-sol" peut-elle se tenir sur les genoux devant la porte de la cave à vin afin d'y écrire, et sans trembler s'il vous plait, ne prendre appui nulle part ni sur le sol, ni sur les montants de la porte, ni sur le mur à proximité.
On distingue juste une petite trace laissée par le front, mais pas de marque de paume, de doigts.
Même en pleine possession de ses moyens, on a le réflexe de s'appuyer au moins avec la main qui n'écrit pas ne serait-ce que pour maintenir l'équilibre.
Ajoutons l'extrême douleur, les tremblements dus à la peur, les coups d'une grande violence reçus à la tête, les plaies transfixiantes au niveau du foie, une plaie d’éventration de 14 cm laissant échapper les anses intestinales...il est tout simplement ahurissant que l'écriture à cet endroit soit si nette et la proximité si peu entachée.

Georges Cenci Georges Cenci ·  02 juin 2014, 06:03

@Denise : Bonjour Madame.
Je comprends votre trouble au constat que vous faites qui soulève une interrogation légitime. Une photo ne résume pas à elle seule l'ensemble de la procédure. Vous avez lu certainement dans mon ouvrage (page 73 et suivantes) que l'agonie de Ghislaine Marchal a duré de quinze à trente minutes. Le collège d'experts désigné par le juge d'instruction s'est prononcé sur la lucidité de la victime.
Le rapport de ces experts et nos constatations sont très importants pour comprendre l'évolution de Madame Marchal dans le sous-sol. Vous aurez noté alors qu'elle se trouvait dans l'obscurité, elle aura éclairé le sous-sol, choisi un support clair et lisse pour déposer son message accusateur, n'aura pas touché la poignée de la porte du sous-sol. Ce qui démontre qu'elle est restée consciente et lucide.
Lorsqu'elle s'est agenouillée devant la porte dite de la cave à vin, elle avait encore des ressources et l'énergie suffisantes pour se mettre dans cette position. Après avoir écrit son message, sa tête se relâchait et ses cheveux déposaient une trace ensanglantée.
La photographie que vous évoquez ne fait que révéler ce que nous avons constaté. Et le constat est que Mme Marchal s'est agenouillée sans prendre appui que ce soit sur le mur ou la porte. Elle était donc assez forte physiquement pour le faire ainsi malgré ses nombreuses blessures. Je ne vois pas d'autre explication.
Vous devriez lire les rapports d'expertise en écriture et celui du collège d'experts qui s'est prononcé sur la lucidité de la victime pour, peut-être, vous convaincre que c'est bien Ghislaine Marchal qui a écrit OMAR M'A TUER. Car je subodore que vous êtes persuadée que ce n'est pas cette personne qui a écrit ce message !
Avec mes hommages respectueux.

Romain Romain ·  06 août 2014, 03:48

Bonjour et félicitation pour ce site très complet et très intéressant sur une des plus grandes affaires judicaires de ces dernières années. On pensait déjà tout savoir et tout connaitre sur cette histoire et en fait non, je trouve cela extrêmement passionnant d'avoir une vision objective et un point de vue différent sur cette affaire.
J'aurai une question à vous poser qui me taraude depuis fort longtemps. Dans le cadre des affaires de crimes, je suppose que l'on garde les pièces à conviction le plus longtemps possible sous scellés, afin, d'y effectuer des prélèvements qui peuvent faire avancer une enquête. Dans cette affaire, j'aimerai savoir ce que sont devenues les fameuses portes de la cave de Mme Marchal, plus de 20 ans après. Ont-elles été détruites? Sont-elles encore stockées dans les sous-sol du palais de justice de Nice? Pourquoi ont-elles été exposées lors du procès sans aucune protection particulière? Sont-elles encore exploitables pour d'éventuels prélèvements d'ADN futurs (même si cela a déjà été fait)? Ont-elles été remises en place dans la villa de Mougins? De manière générale que fait-on de ce genre de pièces à convictions?
Je vous remercie par avance de voter réponse.
Cordialement.

Georges Cenci Georges Cenci ·  08 août 2014, 11:34

@Romain : Bonjour.
Vos questions sur les scellés sont intéressantes.
En me référant au site de la Cour de cassation, je constate que celle-ci n'a pas manqué de faire remarquer que dans certaines affaires, la destruction des scellés faisait obstacle aux expertises complémentaires rendues possibles par le progrès scientifique, alors que leur réalisation aurait peut-être permis de lever le doute subsistant dans l'opinion publique sur la culpabilité du condamné ou, au contraire, de faire apparaître son innocence.
Dans deux dossiers criminels, jugés l’un en novembre 2005, l’autre en juin 2004, la conservation des scellés a permis d'identifier les empreintes génétiques de tiers. Ceux-ci ont reconnu être les auteurs des meurtres et ont mis hors de cause les demandeurs à la révision. Ces exemples démontrent l'importance qu'il y a à conserver les scellés dans les affaires criminelles contestées, y compris lorsque, a priori, elles apparaissent simples. Ces remarques de la plus haute juridiction française répond à plusieurs de vos interrogations.
La cour de cassation notait que le travail de la commission était parfois entravé par la destruction des pièces à conviction. La circulaire conjointe DACG/DSJ NOR : JUSB/134112C du 13 décembre 2011 relative à la gestion des scellés insiste sur la nécessité de détruire les scellés du fait de l’encombrement des greffes. Comme déjà indiqué dans les précédents rapports, il serait souhaitable que, dans les affaires criminelles où l’accusé conteste sa culpabilité, les magistrats du parquet veillent à conserver les scellés, tout particulièrement lorsque le condamné ou son avocat en font la demande.
Les articles 21 à 24 de la loi du 23 juin 1999 ont apporté des modifications substantielles au régime de conservation des objets placés sous main de justice, notamment, quant à la durée de cette conservation. L’article 41-4 du code de procédure pénale prévoit, dans son dernier alinéa, que si la restitution n’a pas été demandée ou décidée dans le délai de six mois à compter de la décision de classement ou de la décision par laquelle la dernière juridiction a épuisé sa compétence, les objets non restitués deviennent propriété de l’État. Le délai, qui était de trois ans jusqu'à cette réforme, a été considérablement raccourci, et ce, dans le but, d’évacuer des greffes les nombreux scellés qui y sont entreposés.
Toutefois, cette mesure n'est pas sans présenter de très graves inconvénients à l'égard de la procédure de révision des condamnations pénales. En effet, l'instruction des demandes de révision peut nécessiter l'examen des objets ou documents placés sous scellés, notamment aux fins d'expertises, de recherche d’ADN, de comparaison balistique, etc. La destruction rapide de ces scellés risque de faire obstacle, de façon irrémédiable, à de telles investigations dont la nécessité a été avérée dans des affaires récentes telles :
• l’affaire SEZNEC qui a donné lieu à de nouvelles expertises des documents saisis, qui constituaient la base de l’accusation ;
• l’affaire DILLS, dans laquelle, en revanche la destruction des scellés a entravé l’instruction de la requête ;
• l’affaire RADDAD, dans laquelle les portes placées sous scellés auraient pu être détruites ;
• l’affaire LEPRINCE, dans laquelle tous les scellés, sauf un, transmis aux laboratoires, ont été détruits.
Ainsi des requêtes ne pourront être instruites complètement en raison de la disparition des pièces à conviction.
S'il est, à l’évidence, nécessaire de statuer sur la restitution du maximum des objets placés sous scellés, il apparaît que le raccourcissement du délai, qui a pour but de désencombrer les greffes, présente de sérieux inconvénients :
• d'une part, il incite encore moins les juridictions et les parquets à restituer, ce au préjudice des personnes concernées par les saisies ;
• d'autre part, il entrave l'action de la justice, en cas de demande de révision, et également, en cas de réouverture d'une information pour charges nouvelles, de réexamen d'une décision pénale définitive (articles 626-1 et suivants), dans tous les cas où une affaire peut être rejugée.
Aussi, il apparaît souhaitable qu'une disposition législative permette, en matière criminelle, au condamné de demander au ministère public la conservation des scellés. En cas d'opposition de ce dernier, la question serait tranchée par la chambre de l'instruction. Le directeur des affaires criminelles a indiqué que l'adoption de cette proposition, à laquelle il se montre favorable, pourrait trouver sa place dans un futur projet de réforme de la procédure pénale.
Ce qui précède répond à votre première question sur la conservation des portes, ce qui a permis, neuf ans après les faits (page 358 de OMAR L'A TUÉE), d'autres expertises décidées par la commission de révision des condamnations pénales (expertises en écriture et génétique).
Que sont-elles devenues après l'arrêt de rejet de la Cour de révision des condamnations pénales ? Je dois vous avouer que je n'en sais rien ! J'ignore quelles ont été leurs tribulations dans l'intervalle et ce qu'elles sont devenues depuis lors. Elles ne sont certainement pas détruites ; comme les autres scellés de cette affaire, ni remises en place à la villa La Chamade.
Où ces deux fameuses portes sont-elles entreposées ? Peut-être ont-elles été déposées dans un lieu de stockage où les greffes des cours et tribunaux, encombrés, déposent certains scellés.
Pourquoi ont-elles été exposées lors du procès, sans protection particulière ? Il n'est pas inutile de préciser qu'avant leur saisie ces portes ont été examinées par le gendarme en charge de la police technique (prélèvements divers) puis par les experts en écriture pour les besoins de leur mission. Lors du procès (voir pages 251 et 252 de OMAR L'A TUÉE) le président de la Cour d'assises a ordonné à l'huissier de découvrir les deux portes que nous avions protégées avec du papier kraft.
Il était tout a fait logique de les découvrir pour permettre aux experts en écriture et aux avocats de formuler toutes observations et explications utiles.
La présentation des pièces à conviction répond aux exigences de l'article 341 du Code de procédure pénale :
« ... le président fait, s'il est nécessaire, présenter à l'accusé ou aux témoins les pièces à conviction et reçoit leurs observations. Le président les fait aussi présenter, s'il y a lieu, aux assesseurs et aux jurés. »
Ces portes seront conservées à l'audience – alors que le président envisageait de les faire ramener au greffe – , à la demande de Me Vergés, qui avait souhaité que d'autres pièces à conviction dont le lit pliant restent dans la salle pour les besoins de sa plaidoirie et de ses démonstrations.
Il ne s’agit nullement, comme l’écrira plus tard avec impudence cet avocat, d’une initiative du président destinée à impressionner le jury. Tous ces détails figurent dans mon ouvrage.
Il pourrait être encore observé que pendant le procès, non seulement ni les défenseurs de l'accusé ni ce dernier n'avaient formulé d'objections ou réserves sur la manière dont les pièces à conviction étaient conservées et présentées.
Sont-elles encore exploitables pour d'autres prélèvements ? Les portes comme les scellés sont, comme je l'ai écrit par ailleurs, hyper pollués ; raison pour laquelle ces ADN qui sont des ADN de contamination n'ont pu être codifiés pour les comparer avec un éventuel ADN du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques. (Cf ici : http://omarlatuee.free.fr/index.php...)
J'espère avoir répondu à vos questions. Pardonnez la longueur mais il y aurait encore tellement à dire.
Très cordialement.

Romain Romain ·  08 août 2014, 22:42

@Georges Cenci :
Je vous remercie beaucoup pour votre réponse à la fois très intéressante et très complète. J'aurais eu du mal à croire, en effet, que ces portes auraient pu être remises en place à l'ancienne villa de Mme Marchal à la vue de l'importance capitale qu'elles représentent dans cette affaire. Ca a été une très bonne chose finalement de les avoir conservées aussi longtemps même si, comme vous le précisez, la loi ne l'obligeait pas (comme quoi, les gendarmes et les enquêteurs n'ont pas fait n'importe quoi comme on le dit souvent!). Mais de toute façon, même si ces portes sont toujours conservées, je doute qu'elles puissent apporter d'éléments nouveaux, je me demande même si les inscriptions laissées par Mme Marchal sont encore lisibles aujourd'hui. C'est aussi là que l'on voit la limite des relevés d'ADN et de leur utilisation : comme vous l'aviez déjà mentionné sur une autre discussion, la présence éventuelle de traces ADN d'Omar Raddad sur ces portes ne prouvent ni sa culpabilité ni son innocence. Il aurait très bien pu, dans le cadre de son travail, se rendre dans la cave dans les jours qui ont précédé le meurtre.
Merci encore pour votre réponse et pour ce site qui apporte un éclairage objectif et très complet sur cette affaire, loin des clichés habituels véhiculés par la défense et les médias depuis tant d'années.
Cordialement

dimitri dimitri ·  08 octobre 2014, 14:53

Monsieur,

Vous aimez les détails, du moins les garder...tout les détails de la scènes de crimes et c'est excellent pour un enquêteur.

Alors juste une question...vous avez détruit les photos de l'appareil de Madame Marchal...
Aucun intêret pour l'enquête...OK je peux comprendre. Mais pourquoi ne pas avoir rendu les photos à la famille...cela n'avait pas d'intêret...comment pouviez-vous en juger...Si cela n'avait pas d'intêret pour l'enquête, c'était donc du personnel? et vous détruisez....A bon.

Tout cela reste nébuleux...il n'y a aucun preuve irréfutable que Omar ait tué Madame Marchal...juste des suppositions...comme cela pouvait être n'importe qui. Toutes les preuves avancés, pouvaient être réalisé par une autre personne...

Donnez moi une seule preuve irréfutable...

Merci.

Félix Félix ·  16 août 2015, 18:38

Bonjour, je viens d'entamer votre livre que j'avais commandé à l'automne dernier. Votre description de l'entrée dans la cave est saisissante, vous n'êtes pas écrivain à la base, mais vous arrivez à rendre compte de la difficulté de votre collègue Liedtke à rentrer, et on en éprouve de l'admiration pour Mme Marchal et sa ténacité... C'est très émouvant. J'ai eu aussi le détail des blessures, quel acharnement de la part de ce monstre de Raddad !

Bonne fin de journée à vous

Georges Cenci Georges Cenci ·  18 août 2015, 07:50

@Félix :
Il vous reste encore quelques pages à dévorer ! Vous avez raison, je ne suis qu'un écrivain de circonstance mais le plus important c'est la quintessence de l'ouvrage qui n'est pas née de mon imagination mais seulement de faits avérés et irréfutables.
Je ne qualifierai pas Raddad de monstre. Il y a pire meurtrier.
Pour l'avoir observé, je l'ai qualifié de rusé, cynique, hypocrite, menteur et imposteur... pour faire court.
Encore merci de votre commentaire
Très cordialement et bonne fin de lecture ; vous avez encore beaucoup à... découvrir !

Georges Cenci Georges Cenci ·  19 août 2015, 11:15

@Félix :

J'ai oublié dans sa panoplie la lâcheté de son acte : ne faut-il pas être lâche quand à 29 ans on agresse une femme âgée de 65 ans.

Félix Félix ·  29 août 2015, 19:48

Bonsoir Monsieur,

Vous avez eu raison de me tempérer sur un point : Raddad n'est pas a proprement un "monstre" ; je vous l'ai exprimé, mon cœur parle parfois plus fort que la raison, et ici encore je me suis "lâché" contre Omar. Je ne suis effectivement pas très humaniste envers les criminels. En ce qui concerne Raddad, je pense que je rouspèterai pas contre lui s'il avait reconnu les faits, puis n'ait plus demandé son reste. De plus il y a effectivement ses mensonges, son cynisme et sa mauvaise foi qui ne lui réussissent pas. Mais cela me direz-vous, c'est la sauce autour du plat, et Raddad mérite de n'être jugé que pour ce qu'il a fait : il a commis un meurtre. Le reste n'est que système de défense, respect des droits de la défense.

scorpion742 scorpion742 ·  08 novembre 2015, 20:02

Bonjour , est ce c est autorisé de poster le lien de votre site avec les photos

Georges Cenci Georges Cenci ·  09 novembre 2015, 11:14

@scorpion742 : Bonjour ;
Vous pouvez bien évidemment partager l'adresse http://omarlatuee.free.fr/index.php... autant de fois que vous le souhaitez et où bon vous semble. Par contre, comme la loi vous le rappelle : "L''exploitation, la diffusion et la publication de ces photos sans autorisation entrent dans le champ d'application des articles 226-1, 226-2 et 226-6 du Code pénal et peuvent entraîner des poursuites pour violation de la vie privée, délits punissables à titre principal de 1 an d'emprisonnement et de 45 000€ d'amende."
Donc votre commentaire est-il une demande d'autorisation d'exploitation, diffusion et/ou publication des photos de cet article ?
Merci d'être plus clair dans votre requête.
Cordialement

Lorenzo092 Lorenzo092 ·  29 novembre 2015, 15:00

Bonjour, j'ai une seule est unique question !!

Quand est-il de la maison aujourd’hui elle a été détruite, reconstruite, ou tout simplement revendue comme elle était en 1991 ce que je veux dire c'est que exemple est-ce que la piscine ou autre est rester en l’état ??

Bien cordialement.

a bientôt.

Georges Cenci Georges Cenci ·  04 décembre 2015, 05:14

@Lorenzo092 : Bonsoir Lorenzo.
Je ne suis retourné sur les lieux qu'à l'occasion du reportage de l'émission de France Télévision "Faites entrer l'accusé".
De mémoire, la seule modification, visible, était le changement du portail d'entrée de la résidence.
La Chamade a été vendue après le drame.
Je ne pense pas que les nouveaux propriétaires aient modifié l'aspect de la résidence et la piscine doit toujours être là.
Très cordialement.

annaparis annaparis ·  30 décembre 2015, 15:22

Concernant les photos, et en particulier les photos 19 et 20, j'avoue que j'ai du mal à juger le sol "ensanglanté". Il y a du sang, certes, mais certainement pas assez pour que vous puissiez écrire (je cite votre livre, page 38) « Ce qui est frappant et qui a un intérêt majeur, c’est le contraste entre les deux paliers de chaque côté de la porte d’entrée. Celui extérieur est vierge de toute trace alors que celui intérieur est tout ensanglanté. Ce détail est fondamental, car l’auteur du meurtre ou de l’assassinat n’a pas, après son forfait, marché dans les flaques de sang intérieures qu’il n’aurait pu éviter en quittant les lieux. Si tel avait été le cas, nous aurions retrouvé des empreintes plus ou moins petites sur le palier extérieur et les premières marches montantes. »
D'ailleurs, les gendarmes au moins, voire d'autres intervenants, n'ont ils pas laissé de traces eux-mêmes après avoir pénétré dans le sous-sol ? sans doute ont-ils évité de marcher dans le sang, comme aurait pu le faire l'assassin.

Georges Cenci Georges Cenci ·  04 janvier 2016, 05:16

@annaparis : Les photos dont vous faites état démontrent ce que j’ai exprimé. Le sol à l’intérieur de la cave, devant la porte métallique, était ensanglanté alors que le palier extérieur et les marches de l’escalier étaient vierges de toute trace. Je maintiens donc ce que j’ai écrit dans mon ouvrage, dans mon rapport de synthèse que j’ai transmis au juge d’instruction et que j'ai précisé à la barre de la cour d'assises. Je n'ai subi aucune question de la défense après cette remarque (voir page 76 de mon ouvrage).
Ceci est facile à comprendre et signifie que Omar Raddad a quitté le sous-sol avant que Mme Marchal ne mette en place le dispositif et c’est à cette occasion qu’elle a perdu beaucoup de son sang ; et une fois le mécanisme mis en place personne d’autre n’a piétiné le palier intérieur pour sortir.
Le transport de justice du 18 février 1992 a démontré l’impossibilité de la mise en scène d’un meurtrier sortant de la cave et installant un dispositif tel que celui que la victime a conçu. La démonstration des avocats de Raddad a lamentablement échoué ; pour plusieurs raisons que le juge d'instruction a démontrées (voir pages 72 et suivantes ibidem) mais aussi parce que, piétinant dans les traces ensanglantées, ils auraient dû immanquablement déposer des traces de sang sur le palier extérieur et les premières marches de l’escalier.
En situation, le jour de meurtre, le sang n’avait pas séché vous l’aurez compris ! Lors de la reconstitution, il était sec bien évidemment.
Bien sûr, lorsque nous avons pénétré dans le sous-sol, le sang était sec. Vous l’aurez aussi compris !
Bien à Vous.

Bruno Bruno ·  10 janvier 2016, 17:11

Bonjour. Photo n° 27, je crois apercevoir une clef sur la porte du local à bois. Si oui, est-ce que sa présence était permanente ? Mme. Marchal, à en croire son autorité légitime, ne tolerait pas ce genre détail. Et puis, pourquoi donc laisser une clef sur une porte ?

(Orthographe de ce commentaire corrigé par l'administrateur)

Georges Cenci Georges Cenci ·  19 janvier 2016, 05:12

@Bruno : Vous avez de bons yeux. Mais je dois vous avouer que, pour répondre à votre question, j'ai dû, à nouveau, plonger dans mes archives.
Ce local ne renfermait rien d'autre que du bois, des ingrédients et quelques outils dont se servait Omar Raddad.
Le jour du meurtre, Mme Marchal, comme je l'ai expliqué dans mon ouvrage, avant de se rendre dans le sous-sol, avait pris dans ce local la clé qui lui permettait d'y accéder.
Il y a donc deux hypothèses soit Mme Marchal avant de sortir de chez elle avait pris la clé qui allait lui permettre d'ouvrir la porte du local à bois soit la clé était en permanence dans la serrure de cette porte.
Cette dernière hypothèse est à privilégier pour deux raisons : cette clé était rouillée ce qui atteste qu'elle était en permanence dans la serrure et soumise aux intempéries (pièce 41 de la procédure sur commission rogatoire) et Omar Raddad, s'il avait besoin d'un outil, n'avait pas à déranger son employeuse pour entrer dans le local à bois.
Cordialement.

mimie mimie ·  04 mai 2016, 14:53

Bonjour, je suis convaincue que le taille haie est bien l'arme du crime, d'une part parsque j'ai lu le rapport d'autopsie sur votre site, et il y a noté , entre autres, ceci : plusieurs plaies "parallèles" ainsi q'un égorgement en V qui n'a pas sectionné la trachée ni les artères.. le taille haie possède justement deux pointes, et en l'ouvrant légèrement les cisailles sont en forme de " V" et parallèles, de plus les lames peuvent tout à fait expliquer la largeur des plaies de la victime, (entre deux et quatre centimètres de mémoire).. D'autre part j'ai lu le livre de Monsieur Raddad "pourquoi moi" il ya a noté page 27 un détail qui le contredit : "durant l'été, chez Mme Marchal, je ne manquais jamais de venir arroser ses fleurs ou faire quelques travaux, après mon travail chez mes autres employeurs". Donc voici ce qu'il s'est certainement passé le Dimanche 23 Juin 1991: il est allé à la Chamade pour y effectuer une tache, il a vu Mme Marchal descendre au sous sol, il l'a suivi avec le taille haie qu'il avait dans les mains pour lui demander une avance, sans intention méchante, et vous connaissez la suite... le chevron a été employé en dernier vu qu'il a été jeté au sol près de la sortie par celui qui partait.

Cordialement

Georges Cenci Georges Cenci ·  11 mai 2016, 07:49

Bonjour Mimie

Excuser le retard à vous répondre mais j'étais pris par mon activité.
Il ne fait aucun doute que le taille-haie est une des armes du crime comme je l'ai expliqué dans mon ouvrage et sur ce site.
Je ne me souviens plus du passage du livre de ce meurtrier qui a fait gober à la journaliste qui l'a écrit qu'après sa journée de travail il lui arrivait de venir chez Mme MARCHAL pour arroser les fleurs. Le saint homme !
La procédure judiciaire a surtout révélé que certaines personnes qui l'ont bien connu le décrivait plutôt comme un fainéant et qu'il fallait toujours être derrière lui pour surveiller son travail.
Quant à votre scénario de l'agression je ne le partage pas du tout. RADDAD est venu à La Chamade non pas pour "bricoler" ou arroser les fleurs mais pour demander une nouvelle avance sur salaire à celle qu'il tuera.
Très cordialement

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